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DE CHAUDIÈRES ET DE LEURS ACCESSOIRES

H** 89. — I. CShandlère marine démonstrative, à hante pression. — 2. Classification des ckandières marines aotnelles an point de vne de la pression. — 8. Glassiflcatkm des chandières sBarines actuelles an point de vne de leurs dispositions. — 4. Pincipales proportions et rendement des chaudières marines aotnelles.

BT 59^ Cliaudière marine démonstrative, â haute pression. — Pour employer la vapeur avec un degré de détente de ;i à 6, il faut au moins 5^* de pression absolue à la chaudière. Les appareils à faces planes, mêmes renforcés, sont incapables de supporter avec sécurité une pression effective de i^^ ; on a dû, par suite, avoir recours aux chaudières cylindriques.

L'usine d'Indret a dressé les plans de trois types de ces chaudières, qualifiés de type haut, type moyen et type bas. Chaque corps de chaudière comporte deux fourneaux : les dimensions varient suivant le type, mais la forme et les dispositions sont les mêmes dans tous les cas.

La fig. 35 représente une chaudière du type haut. Voici la légende de cette figure :

Vue 1". Mi-élévation do face et mi-coupe suivant XX de la vue 2". Vue 2». Coupe suivant YYYYYY de la vue l\

AjB fourneaux de forme cylindrique, confectionnés chacun avec deux fouilles de tôle

roulées et rivetées. Pour chaque fourneau, les deux cylindres ainsi formés sont

joiDtsboutà bout, au moyen des pinces rabattues XjX^ rivetées l'une sur l'autre arec inlerposition d'une forte rondelle de tAle. Les fourneaux sont rivetés sur la façade de la chaudière au moyen d'une forte cornière, et font un peu saillie en dehors.

a fi porte de fourneau et porte de cendrier, chacune en deux parties et montées au

moyen de pentures et de gonds; elles se ferment par un loquet, comme dans les chaudières ordinaires. Les trous 1,1 et les ventouses 2,2, remplissent les mêmes fonctions que dans les chaudières à moyenne pression.

h' barre d'appui des outils de chauffe, supportée par deux galoches en cornière 2'.

C sole supportée par les pattes en cornière 3 et 3'.

C' autel supporté par les pattes en cornières 4 et V, et garni d'une maçonnerie en

briques réfractaires 5. Son bord supérieur ne porte pas contre la tÂle du fond de la hotte à feu, de sorte qu'il existe une lame d'air 6, derrière l'autel.

^,C" grilles, sommiers de grilles et galoches supportant les sommiers.

l) botte à feu, raccordée sur le fond du fourneau, celui-ci ayant été échancré

pour la recevoir. Celte botte à feu est plane dans le fond, sur la plaque de tète, dans la partie supérieure et dans la partie verticale d'en dedans; du c6té extérieur, la paroi de la botte à feu est parallèlle au contour de la chaudière; dans le bas, elle suit le contour du fourneau. La tôle du fond et la plaque de tête sont relevées en cornière, pour recevoir la tôle enveloppe qui est en deux parties.

dyd tubes en laiton bagués et épaulés.

d^^d^ tubes en fer formant tirants. Ces tubes sont taraudés dans les trous de la plaque de tête d' de la botte à feu ; l'extrémité est rivée dans une fraisure pratiquée à l'extérieur; les tubes sont ensuite affleurés et reçoivent à l'intérieur, le contre-écrou 1 , que Ton met en place avec joint étanche sur la plaque de tète, afin que l'eau ne vienne pas en contact avec les filets. Du côté de la boite à fumée, les trous de la plaque de tète d" sont agrandis ; le tube est renflé et taraudé pour recevoir les écrous 2 et 2' qui servent à le fixer. Le taraudage passe librement dans le trou de la plaque de tête; à plus forte raison en est-il ainsi pour le taraudage de la partie qui se fixe sur la plaque de tète de la botte à feu.

d\d^ plaques de tète arrière et avant. La plaque de tète d' de la botte à feu, a un bord relevé en cornière sur l'arrière, pour recevoir l'enveloppe de cette botte À feu ; elle est mise à cheval sur le fourneau, avec un bord relevé sur l'avant pour le rivetage. La plaque de tète d' de la boîte à fumée règne sur toute la façade de la chaudière, depuis le sommet du faisceau tubulaire jusqu'au dessous des fourneaux qui la traversent. Une deuxième tôle complète la façade.

E,E' botte à fumée et culotte de la cheminée. Ces compartiments sont rapportés

sur la façade et ne font pas partie intégrante de la chaudière. e portes de botte à fumée, en deux parties ayant chacune un loquet. Ce dernier

est formé d'une tringle glissant dans deux anneaux carrés, et dont les extrémités s'engagent dans des anneaux semblables fixés sur la façade de la botte à fumée. Le loquet de droite, vue 1*, a été laissé ouvert pour montrer la'dis^ position du système.

R^ raccordement de la culotte avec la cheminée,

E' cheminée construite pour desservir quatre chaudières placées face à face, deux

à bâbord et deux à tribord.

F paroi extérieure de la chaudière. Le générateur est un cylindre dont les bases

sont parfaitement consolidées par des cornières, des entretoises et des tirants. Les tôles qui forment l'enveloppe sont enroulées dans le sens de leur longueur. Les coutures longitudinales sont faites au moyen de trois rangs de rivets placés en quinconce. Les coutures transversales n'ont que deux rangs de rivets. — Les coutures du fond et de la façade sur l'enveloppe, sont faites par l'intermédiaire d'une forte cornière roulée, avec deux rangs de rivets alternés sur les deux pannes de la cornière. La partie de la tôle de dessous qui forme la croisure est amincie pour éviter les fuites.

F' parois des foarneaux et des botles à feu.

f remplissage fait au moyen d'uoe cornière et d'une maçonnerie pour diminuer

rentrée du foyer.

G,G' chambre à eau et lames d*eau.

g eutreloises pour relier les faces planes entre elles, ainsi que les côtés des boites

à feu à Tenveloppe de la chaudière. Ces entretoises sont taraudées et rivées.

H,H' chambre à vapeur et coffre à vapeur supplémentaire. La tôle de la chaudière n'est pas découpée au point où se place le coffre cylindrique H'; elle est seulement percée en crépine pour le passage de la vapeur. Cette disposition a Tavantage de ne pas affaiblir la chaudière, et de servir de tamis pour réduire les entraînements d'eau.

h^h* tirants et patins de tirants. Ces derniers sont confectionnés en fortes cornières rivetées sur les faces planes et leur servent d'armature. Les tirants sont tous parallèles et fixés à demeure sur leurs patins au moyen de trois rivets.

h\ armatures pour consolider les ciels de boite à feu. Ces armatures sont de sim-

ples cornières rivetées sur la tôle.

h'^ fortes armatures pour relier les parties inférieures des boites à feu à l'enve-

loppe extérieure de la chaudière. Ces armatures sont formées de doubles cornières emprisonnant entre elles une forte tôle qui fait l'ofQce de tirant.

\j% tuyau et régulateur d'alimentation de la machine.

i' régulateur d'alimentation au petit cheval.

K,fc robinet et tuyau d'extraction ordinaire.

Yi'k' robinet et tuyau d'extraction à hauteur de niveau. Le canal du robinet K' est prolongé intérieurement par la pipe k\ terminée, droit an-dessous du réservoir de vapeur H', par un évasement en forme d'entonnoir K's.

M,m ensemble du tube de niveau. Cet organe présente la même disposition que dans les chaudières ordinaires à moyenne pression.

12,13 tuyaux de communication du manchon M avec la chaudière.

Il existe trois robinets-jauges du type ordinaire, placés sur la gauche de la vue 1% et qui ont été enlevés par la coupe.

N manomètre indiquant la pression dans la chaudière.

0,0',0' botte de la soupape de sûreté, contre-poids et tuyau d'échappement de celte soupape. Cet organe est de la forme de ceux usités dans les chaudières à moyenne pression. Le tuyau d'échappedient 0'', et celui de la chaudière située en face de celle que représente la figure, se réunissent en un seul tuyau 0|, qui s'élève le long de la cheminée pour conduire la vapeur au-dessus du pont.

P,/>,V soupape d'arrêt, volant de manœuvre de cette soupape et tu^au de prise de vapeur. Les tuyaux V des quatre chaudières se réunissent en un seul qui conduit la vapeur aux cylindres. — Aux points où se fixe la soupape d'arrêt, se trouve un manchon riveté sur le coffre H', et d'un diamètre plus grand que celui de la soupape. La tôle n'est pas découpée, mais seulement percée en crépine pour éviter les entraînements d'eau, assises de la chaudière; chantiers formés par les carlingues, dans lesquels les chaudières s'emboîtent, et sur lesquels elles sont retenues par les cornières 15.

9,1 1 trous de sel et trou d'homme.

14,15 parquet de chauffe et cornière de retenue des chaudières.

16 ensemble de l'appareil de manœuvre de la soupape de sûreté, disposé comme

dans les chaudières à moyenne pression et ayant ses points d'appui sur la tôle de la boite à fumée.

Il n'existe, dans les chaudières cylindriques, ni surchauffeur ni sécheur.

Le tableau D de YAtlas^ donne tous les éléments de constmction du type haut des chaudières qui nous occupent. Voici le résumé des dimensions principales des trois types :

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