RENFORCÉES DU TYPE HAUT
AÉSIORATlOll.
DIMIBSIORS
oa rapports.
Section des tubes avec bagnes, 0", 060 de diamètre intérieur, par foTer • •••.••.«•
Rapport de la section tabulaire à la surface de grille
foyer et boite à feu
Surfoce de cbauffe par foyer. . surface intérieure des tubes. .
surface totale
Rapport de la surface de chauffe totale à la surface de grille. .
Volume d'eau par foyer
Volume de vapeur par fover. •• •.....•.
Par sdlieurs, comme disposition d'ensemble et comme agencement,
et sauf les modifications dont nous venons de parler, les chaudières à faces planes renforcées, ne sont autres que les chaudières réglementaires du type haut (n"155^ du G^ Traité).
Pour les chaudières du type bas, on a modifié les grilles, qui sont actuellement sur deux rangées de O^jSS de long, tandis qu'elles étaient sur trois rangées de 0"*,55. Cette modification n'a pas changé l'étendue de la giille.
/Chasdldre» H Ikciss plane« renforeées» tabulaires A re«
^'^9' u tour de flamme t type de Napier de Glaaooinr. — Ces chaudières PI. vil. sont représentées par la /ig. 1, pL VII *, elles fonctionDent à 4*^33 de pression effective. Voici la légende de cette figure :
AjB foyer et cendrier. Le ciel du Foyer est demi-cylindrique; les angles inférieurs du cendrier sont fortement arrondis.
<i,6 porte de foyer et porte de cendrier. Cette dernière s'ouvre par rotation autour de l'axe horizontal I, la partie supérieure s'enfonçant dans le cendrier. Une rondelle fixée sur Taxe 1, porte divers trous dans Tun desquels s'engage une bro> che pour maintenir la porte b ouverte.
c barreaux de grille, de forme ordinaire et sur deux rangées .
D botte à feu. La partie supérieure est arrondie et ne présente d'angle vif qa*à son
raccordement avec la plaque de lôte. Le raccordement de la face arriére avec la tôle du cendrier, se fait par un plan incliné terminé par un arrondi aux deux extrémités.
d tubes ordinaires en laiton, partagés, sur la même plaque de tête, en quatre grou-
pes dans les intervalles desquels passent deux rangées de tirants horizontaux ; l'une de ces rangées est perpendiculaire aux plaques de tête; l'autre est paral> lèie à ces plaques.
E boîte à fumée.
CjC portes de boîte à fumée, au nombre de deux, superposées pour chaque fourneau.
E',E* culotte de la cheminée et cheminée.
F,G chambre à eau et lames d'eau .
H,H' chambre à vapeur et sécheur. Le sommet delà chaudière est fortement arrondi; il est sillonné par une série de cornières formant armature, et sur lesquelles s'attachent les tirants qui relient ce sommet à la partie inférieure de la chaudière, en passant dans les lames d'eau.
h soupape de communication de la chambre à vapeur H avec le sécheur H', et siège
de cette soupape.
K tuyau de vapeur.
N régulateur d'alimentation. Cet appareil est constitué par une soupape que charge
un contre-poids ; ce dernier est formé de rondelles de plomb montées directement sur la tige de la soupape, en dehors du couvercle de la boîte. L'alimentation est réglée par la charge du clapet, que Ton peut rendre variable, et qa s'igoule à la pression de la vapeur.
p prise d'eau d'extraction continue à hauteur du niveau.
p' récipient h double communication avec la chaudière, pour introduire dans celleci, à hauteur du niveau, de l'huile propre destinée à combattre les ébulli* tiens. On emploie généralement l'huile minérale dite de Crâne,
Q tube indicateur du niveau.
R soupape atmosphérique .
2 ventouses de porte de cendrier.
3 porte de visite du surchaufl'eur.
Les chaudières qui nous occupent fonctionnent, à trèft-peu près, dans les mAmes conditions que nos chaudières à (aces planes renforcées, décrites cidessus.
C3i&iadUére A fiàoes planes, tnbvlalre A retoul* de flanmie H Fîg. e, lututeppefiision t type de Ravenhil Salked et C*. — Cette chau- ' p^ y^ dîère, représentée par la/!^. 6, pi. VIII, présente les particularités suivantes : La consolidation des faces planes est obtenue au moyen d'un nombre considérable de tirants, formant une série verticale a, et deux séries horizontales: Tune transversale b^ Tautre longitudinale V, et se croisant d'ailleurs à angle droit. Ces tirants sont fixés sur les tôles de la chaudière par des écrous, deux à chaque extrémité, Tun intérieur et Tautre extérieur. — Le faisceau tubulaire de chaque foyer, comprenant 56 tubes, est traversé en son milieu par une file de 4 tirants verticaux a, qui relient le ciel du foyer au dôme de la chaudière et à la paroi de la botte à fumée; un cinquième tirant relie le ciel de la botte à feu avec le dôme de la chaudière. » Deux rangées horizontales se composant chacune de quatre tirants transversaux ft, passent entre les tubes pour relier les flancs de la chaudière. — Il n'existe pas de tirants entre les plaques de tète ; quatre tubes par foyer en tiennent lieu ; ces tubes sont en fer et maintenus par des écrous extérieurs.
Les portes e de botte à fumée s'ouvrent de bas en haut, et ont leurs pentares à Pangle supérieur. — Deux rangées de grilles très-longues c, et fortement inclinées, garnissent les foyers; les grilles portent de chaque côté, au milieu de leur longueur, de petits talons 1 , qui servent à les empêcher de se gauchir. — Les soupapes de sûreté L, au nombre de deux par chaudière, sont renfermées dans la même botte ; elles sont chargées directement, et les contrepoids M sont également dans les bottes, selon l'usage anglais. Le tuyau d'échappement / est commun pour les deux soupapes de la même chaudière ; ces dernières se manœuvrent en même temps, au moyen d'un système de ' levier 2, dont la disposition rappelle celle de nos chaudières types.
Le haut de la botte à fumée et son prolongement jusqu'à la cheminée laissent libre, sur l'avant de la chaudière, une large lame dans laquelle débouche le tuyau de prise de vapeur I, dont l'extrémité s'élève jusque vers le sommet de la chaudière. La vapeur peut être amenée directement aux cylindres par la soupape J et le tuyau K. Mais on peut la faire passer dans un surchauffeur tubulaire S, logé dans la partie haute de la botte à fumée, en fermant la soupape J et en ouvrant les deux soupapes Ji et J'. Une soupape de sûreté supplémentaire L' est placée à la jonction du surchauffeur avec le tuyau de vapeur, pour prévenir tout accident lorsque les soupapes J, et J' sont fermées et que la vapeur ne passe pas dans le surchauffeur. L'alimentation se fait par le régulateur N.
Chaudière deml-cyllndrlqae 9 tnlmlaire â retour de pig. 7, flauuue d foyers cylindriques t type de Paquet et C*. —
Cette chaudière, représentée par la fig. 7, pL VIII, a beaucoup d'analogie avec la chaudière cylindrique type de la .marine (n* 59i}. Lçs flfincs de la chaudière sont plans dans toute l'étendue de la hauteur du faisceau tubulaire, et sont
eisQ^to raccordés par des demÎK^lindres. —Chaque corps de chaudière com-
PI. vin.
DESCRIPTION DES GHACDIÈRES. — N« 60^
prend deux foyers cylindriques, construits en tôle d'acier et d'un seul morceau; les plaques de tête et les parois de la boîte k feu, cette dernière étant commune aux deux foyers, sontégalement en tôled*acier. — La botte à fumée E est rapportée.
Le corps ovale de la chaudière et les faces planes avant et arrière sont en tôle de fer. La face arrière est rivetée sur Tenveloppe par l'intermédiaire d'une forte cornière intérieure a, contournée à la forme de cette enveloppe. La tôle de la face avant est rabattue et porte une forte pince a', sur laquelle est effectuée la rivure. Chacune des faces planes est consolidée dans le coffre à vapeur par quatre grandes équerres b, formant console, et par deux séries de tirants horizontaux c, boulonnés à l'intérieur et à l'extérieur, les tôles des façades étant renforcées à leur passage, par de larges plaques rivetées c'.
Les plaques à tubes sont consolidées par dix-huit tubes en fer d formant tirants, boulonnés à Tintérieur et à l'extérieur. — Le faisceau tubulaire comprend Ikk tubes, 12 par foyer, partagés en trois séries horizontales, entre lesquelles passent les tirants transversaux fy qui consolident les faces planes de Tenveloppe. De larges bandes de tôle rivetées />, renforcent cette enveloppe au passage des tirants. La boîte à feu est plane au sommet avec angles arrondis; elle est demi-cylindrique à la partie inférieure et se trouve dans cette partie, en contre-bas du cendrier. Les parois de la botte à feu sont reliées au corps de la chaudière par de nombreuses entretoises g. La partie plane du sommet est consolidée par cinq doubles cornières g\ rivetées, formant armature. Les bords verticaux des deux cornières de la même armature ne se touchent pas ; ils laissent entre eux un intervalle suffisant pour la circulation de l'eau. — Dans la partie inférieure, au-dessous des fourneaux, la paroi verticale avant de la botte à feu est reliée à la façade de la chaudière par deux forts tirants h, boulonnés à l'intérieur et à Textérieur.
Le trou d'homme est en 1, sur la partie demi-cylindrique du coffre à vapeur. — Les ciels de foyer et les lames d'eau peuvent être nettoyés par les trous à sel 2, et le sel se retire par la porte 3 placée au bas de la chaudière, entre les deux foyers.
Voici quelques renseignements relatifs à la chaudière qui nous occupe :
Poissance de Tappareil évaporatoire complet en 3 corps. — 175*^ de 300^. Pression effective • • 4^*, 5
FAI rOTEH.
Surface de grille • • . • .
i directe. •....•.
Surface de chauffe < tubulaire. ......
( totale
Rapport de la surface de chauffe totale à la surface
de grille
Section de la cheminée. ..••...
Rapport de la section de la cheminée à la surface de grille. .•••••.• •
POUl 6 rOTBRS.
iffiSGRIPTION DES CHAUDIÈRES. — N« 60, 99
dutudlèpes A foyers eyUndriqaes, tubulaipes A vetonr de
flamme : type de Day 9 Snmaien et C". — Ce type de chaudière présente extérieurement la même forme que le précédent. L'enveloppe est cylindrique à la partie supérieure et à la partie inférieure, et plate sur les côtés. Les fourneaux, au nombre de trois pour chaque corps de chaudière, sont cylindriques, et disposés comme sur la fig. 8, pi, VIII . 11 n*y a dans chaque corps qu'une botte à feu commune aux trois fourneaux. La partie supérieure est plane et consolidée par des cornières; les faces de côté suivent la forme extérieure de la chaudière ; l'appareil complet comprend k corps de chaudières opposés deux à deux, avec chaufferie longitudinale. Les boîtes à fumée ont deux portes superposées. — Les tubes sont au nombre de 72 par foyer; ils sont placés sur 8 rangées horizontales de 9 tubes chaque. Dans les 3* et 6* rangées, on a supprimé k tubes pour placer des tirants destinés à main* tenir les plaques de tète. Une rangée de k tirants se trouve également entre chaque faisceau tubulaire. — Les lames d'eau sous le cendrier et derrière la botte à feu, sont consolidées par de nombreuses entretoises ; les parties planes du coffre à vapeur sont tenues par 19 tirants, dont les patins sont constitués par de fortes cornières formant armature. Des cornières semblables sont également placées sur les faces verticales de côté, et 6 rangées de tirants horizontaux dont k traversent les faisceaux tubulaires, les relient Tune à Tautre.
Sur chaque corps de chaudière est rapporté un réservoir cylindrique vertical, dans lequel la vapeur se rend, en passant à travers des trous pratiqués dans la partie du dôme de la chaudière qui lui sert de base ; ce réservoir est mis, par un conduit muni d'une soupape, en communication avec un surchauflèur cylindrique suspendu à Tintérieur de la partie basse de la cheminée, et qui est par conséquent entouré par les produits de la combustion, qui passent d'ailleurs en plus à l'intérieur de cinq gros tubes, ce qui augmente la surface de surchauffé. — Les autres parties de ces chaudières ne présentent pas de particularité remarquable.
Voici les renseignements principaux qui les concernent :
Nombre de corps .....•••.••..•• 4
Pression effective 4^ ,00
Surface de grille 17"*%30
I directe,, fourneaux 30"*%00
^ — bottes à fea 41'*'%00
Surface de chauffe plaques de tète 15*'%20
tabulaire 377— ,00
totale 463-'%20
Surface totale de surchauffe 25"*%30
Volume du réservoir de vapeur 33■■'"^80
Rapport de la section de la cheminée à la surface totale de
grille 0,152
nr 60j| Types divers de chaudières cylindriques» tabulaires À retour de ilamme. — Les chaudières cylindriques sont employées pour les hautes pressions ; c'est la forme qui résiste le mieux sans se déformer. Dans les chaudières fixes, il est ajouté au
corps de la chaudière deux bouilleurs paiement cylindriques placés en dessous, sur le foyer, un de chaque côté, et communiquant avec la chaudière par deux tubulures. Chaque bouilleur est fermé par des parties planes, parce que le diamètre est relativement faible ; mais le corps principal de la chaudière est fenné par des calottes demi-spbériques. — Pour les chaudières tubulaires à foyers intérieurs, les faces avant et arrière sont planes ; les foyers sont cylindriques conune la chaudière; les boîtes à feu ont généralement la face arrière plane, amsi que le haut ; les côtés et le fond seul sont arrondis pour se raccorder sur la partie inférieure du cendrier. — Nous avons donné au n* 59^ la description de la chaudière cylindrique type de la marine ; nous allons examiner, parmi les autres types, ceux qui sont le plus usités.
Fig. 7, Chandiôres eyllndrlques, tnbnlalreii ft retour de flamme
PI IX. ^ deux corps adossés t type anglais. — Ce type est représenté par la fig. 7, pi. IX ; il fonctionne sur le paquebot le Poêcal^ de la Compagnie Ixmiport d Holt. Deux chaudières cylindriques, tubulaires à retour de flamme, ayant chacune 3 foyers également cylindriques, sont adossées et ont une botte à feu commune D. Ces chaudières se confondent en une seule, les parois de Tune étant les prolongements de celles de l'autre ; le coffre à vapeur H est commun. La boite à feu D prend toute la largeur de la chaudière, sauf une lame d*eau qui l'entoure ; sa profondeur vaut environ le quart de la longueur totale de la chaudière. Cette boîte à feu est cylindrique sur les côtés, plane dans la partie supérieure, et contournée pour se raccorder sur les foyers à la partie inférieure. La partie plane du haut est reliée à celle du bas par six gros bouilleurs cylindriques 6^, qui forment entretoise, et qui font communiquer la lame d'eau inférieure G avec la chambre à eau G' au-dessus des tubes.
Chaque foyer A, B, ne comporte qu'une seule rangée de grilles c, de 1",50, en fonte, avec un talon sur le milieu de la longueur. — Les tubes d sont en fer, au nombre de 106 par corps de chaudière ; ils sont disposés en carré audessus des fourneaux, et forment deux faisceaux distincts sur chaque plaque de tète. Ces tubes sont légèrement inclinés en montant de Tarrière vers Tavant. Sur chaque plaque de tète, 26 de ces tubes sont taraudés et reçoivent des écrous extérieurs et intérieurs pour former tirants. — Deux tubes horizontaux par chaudière c^i, placés entre les foyers de côté, un peu au-dessus du plan de leurs axes, forment également tirants, et sont destinés à introduire 4e l'air dans la botte à feu, pour parfaire la combustion des gaz.
Les bottes à fumée E et les courants de flamme sont rapportés, et la partie supérieure de chaque front de chaudière est légèrement rentrée, pour faciliter la circulation des gaz de la boite à fumée. -~ La chaudière est d'ailleurs consolidée par de nombreuses armatures et des entretoises. Au-dessus des deux corps de chaudière se trouve un réservoir de vapeur H%
horizontal, cylindrique, fermé à ses extrémités par des calottes hémisphériques. Ce réservoir communique avec le coffre à vapeur de la chaudière par deux tubulures. — La cheminée est placée au milieu de la longueur de l'appareil, à Taplomb de la boîte à feu, et les courants de flamme enveloppent complète* ment le réservoir de vapeur, pour se rendre k la cheminée E'. La légende suivante complète les explications relatives à cette chaudière.
ajb portes de foyer et portes de cendrier.
C^C sole et aatel.
e portes de botte à fumée.
F' enveloppe extérieure des courants de flamme.
1 trou d'homme. ^ .
2 tubulure de la soupape de sûreté.
3 tubulure de la soupape d*arrèt.
4 trous à sel fermés par des portes autoclaves. & carlingues et chantiers d'assise.
Doutées principales :
Charge de la soupape de sûreté • . • 4^,21
Surface de grille . . . • 8-%10
Surface de chauffe totale 219—,90
!de la section d'ouverture des cendriers. 0,235
de la section tubulaire 0,173
de la section de la cheminée 9,270
de la surface de chauffe totale 27,000
Volume d'eau 13— •S321
Volume de vapeur 24*'**,338
Poids de la chaudière sans eau 38000^*
Cliaudlère eyllndriqne, tabnlalre A retour de flamme A Fig. s, foyers adossés et A bouilleurs autre type annulais. — Avec ce pi. yiii. genre de chaudière, représenté par la fig, 8, jp/. VIII, chaque groupe de deux corps forme un appareil complet desservi par une cheminée F. — Chaque corps de chaudière est cylindrique, avec pan coupé sur la façade au-dessus de la plaque à tubes, pour faciliter l'installation du conduit E' au-dessus de la boîte E. — 11 existe, sur chaque façade, trois foyers cylindriques A, ayant une boîte à feu commune D. Entre les deux boîtes à feu D de chaque corps de chaudière, se trouve une lame d'eau G, traversée par de nombreuses entretoises qui relient et maintiennent les deux faces de la boîte à feu. — La partie supérieure de la boîte à feu est plane avec angles arrondis; elle est consolidée par de nombreuses armatures 1, formant équerre. Les faces latérales et le dessous de la boîte à feu sont cylindriques ; elles sont reliées à la chaudière par de nombreuses entretoises. — Le faisceau tubulaire d est partagé en trois groupes, un par foyer. Les tubes desfoye'rs extrêmes, au nombre de 78, sont sur 10 rangées verticales, ayant 8 tubes à la plus grande hauteur. Les tubes du foyer milieu, au nombre de 77, sont placés sur 7 rangées horizontales et 11 rangées verticales. — Sur chaque groupe, un certain nombre de tubes forment tirants pour maintenir les deux plaques de tète.
En sortant du coffre H, la vapeur de chaque chaudière passe par deux tubulures h^ et se rend dans un réservoir H', noyé en grande partie dans la culotte
de la cheminée, qui sert de sécheur et sur lequel se trouve la soupape d'arr6t« Avec ce genre de chaudière, les chaufferies sont généralement transversales; quelquefois chaque cheminée dessert trois groupes de chaudières.
Fig. 9, CJhandière cylindrique^ tabalali*e A retoiur de Hamme t
PU vm. *yP® Chevalier et Grenier. — Cette chaudière, représentée en fig, 9, pL VIII, n*a qu'un seul foyer A, cylindrique, et dans lequel la grille c prend à peine la moitié de la longueur. Au delà de l'autel, se trouve une partie complétement libre A', que Ton pourrait appeler chambre de combustion des gaz, et qui est prolongée par une boîte à feu cylindrique D. Au fond delà botte à feu se trouve une porte 1 , munie d'un double écran. — Les tubes en fer d sont en retour, et enveloppent la moitié du foyer comme le montre la vue 2*. — Ces tubes, rivés sur la plaque de tète de la botte à fumée E, sont parallèles au foyer jusqu'à la naissance de la botte à feu ; puis ils se coudent, pour s'engager dans des trous pratiqués sur la paroi cylindrique de cette botte à feu, et sur laquelle paroi ils sont rivés.
Le coffre à vapeur est surmonté d'un réservoir cylindrique H', sur lequel se raccorde le tuyau de prise de vapeur de la machine, en 2, et la soupape de sûreté en 3. — La chaudière est assise sur trois carlingues / en tôle, formant double T.
Ce genre de chaudières a donné de bons résultats sur les bateaux omnibus de la Seioe. Elle fonctionne à une pression absolue de T". Les tubes ont 90"* de diamètre. Pour une puissance de 20*^ nominaux, soit 53*^ à 55*^ de 75^, on a ;
Surface totale de grille 0"-«,95
Surface totale de chaufle 32»*%00
Volume de vapeur • 3''""^,164
Cliandiôrefii Seott de Gréenook. — Le corps cylindrique est pai^ couru inférieurement par trois cameaux à l'avant desquels sont les grilles desservies par trois portes. La flamme fait retour par des tubes aboutissant à la botte à fumée-, cette dernière se recourbe en un dôme régnant sur toute la chaudière et débouchant ensuite dans la cheminée. La sortie de la vapeur a lieu par deux tubes concentriques traversant le dôme, et dans lesquels elle circule successivement, et qui constituent un sécheur. Deux chaudières identiques sont adossées et ont une cheminée commune. L^appareil évaporatoire est formé par des corps semblables, placés longitudinalement dans le navire, et laissant entre eux une coursive. Les chaufferies sont par suite transversales. La pression de régime est de b*\ — Dans ce genre de chaudière, les trois carneaux, qui ont un assez grand diamètre, font l'office de botte à feu pour que la combustion soit avancée avant que les gaz pénètrent dans les tubes.
Divers types, de eliandiôres américaines cylindriques. -
Presque toutes les chaudières des steamers de rivière fonctionnent à haute pression. On rencontre fréquemment les types suivants: lo Chandièret à foyer intériewr eH^Uque^ le grand axe horizontal, et à
deux grands csùrneaut' cylindriques pour retour de flamme au lieu de tubes* L.a grille ifooeape que le tiers euTiron de la largeur de la chaudière ; la partie située derrière l'autel forme une chambre de combustion, La boîte à feu a la partie supérieure arrondie à Tangle opposé à la plaque de tète ; il en est de même des côtés latéraux qui viennent se raccorder sur le prolongement du cendrier. — Ce type de chaudière a une longueur double de son diamètre ; la surface de chauffe directe est considérable, mais la surface de chauffe indirecte est beaucoup plus faible. «*- Les divers corps du même appareil sont placés côte à côte, et déversent leur vapeur dans un collecteur cylindrique placé en travers, au-dessus, et avec lequel ils communiquent par une tubulure également cylindrique.
2* Chaudières à reioun de flamme midtiplei. — Ce type de chaudière est tubulaire \ les tubes sont en fer et d'un très-grand diamètre : ils sont placés à la suite du foyer et occupent presque toute la section de la chaudière. Un tout petit volume du corps cylindrique est réservé à la vapeur ; le véritable coffï*e à vapeur est formé par un deuxième cylindre qui surmonte le premier, et avec lequel il communique, par plusieurs tubulures. Les gaz font quatre par-^ cours dans les tubes qui ont un diamètre égal à 0,1 environ de celui do la chaudière. 4 tubes sont employés au premier parcours; 5 tubes sont employés au parcours de retour; 7 tubes servent pour le deuxième parcours d'aller ; et enfin 4 tubes servent au deuxième parcours de retour. — Contrairement au type précédent, ce genre de chaudière a une surface de chauffe directe très-faible, et une surface de chauffe indirecte très-étendue.
3* Chaudières à cameaux et à tubes, — Dans ce genre de chaudières, la flamme sortant du foyer pénètre dans un série de carneaux cylindriques qui font suite ; puis elle vient en retour par une série de petits tubes placés au-dessous des carneaux, et enfin se rend dans la cheminée en passant dans une deuxième série de carneaux placés au-dessous des tubes*
Cluaadières eylindriqaes, tabulaires A retour de flanuifte A Itaute prceeion pour emiÊkoim à vapeur* «t*^ Outre les chaudières BéUevUle^ dont il sera question au n^ 61 4, on rencontre sur les canots, suivant leur grandeur, deux types réglementaires qui sont représentés par les fig. 10 et H, jtrf. VIII. Le type fig. 10 est employé sur les canots de 8*^,85, le type fig. 11 sur les canots de 15 mètres. Ces chaudières sont construites par Claparède^ d'après les plans de M. Mangin. — La légende adjointe à la pL YIII donne une description suffisamment détaillée de ces générateurs ; nous y ajouterons les renseignements suivants :
POOB GAMOT M 13",00.
Fig. ii.pi.vm.
DtsioRAnon.
Pression absolue
Puissance en chevaux de 75 Km* .
Surface de chauffe directe
— tubulaire . . .
— totale
Surface de grille
I Nombre Diamètre extérieur ....
Diamètre intérieur ....
Longueur Section totale
Section de la cheminée. .....
Volume d'eau
Volume de vapeur
Poids de la dxaudière vide avec ses
accessoires. . •
Poids de la chaudière pleine avec ses accessoires •
Fig. 10, pi. vm.
N® 60, Tuyanta^e complet de la machine et des chaudières d'un bAtiment ainsi que des appareils annexes. —
Une dépêche ministérielle du 31 octobre 1867 a réglé comme suit la disposition du tuyautage d'alimentation et les prises d'eau des appareils moteurs des bâtiments de la flotte.
Le trop-plein du tuyautage d'alimentation doit être placé à côté de la bâche, avec clapet de retour à la bâche, et «non pas près des robinets de prise d'eau à la mer qui doivent être fermés en marche. Eu outre, il ne doit y avoir qu'une seule prise d'eau à la mer pour l'alimentation.
Aucune prise d'eau ni aucun robinet ne doivent se trouver dans les soutes à charbon. Toutes les prises d'eau doivent être réunies dans la chambre des machines et être situées dans les portions de la muraille toujours accessibles et où il n'existe pas de soutes.
Les ouvertures percées à travers la muraille, au-dessous de la flottaison, pour l'introduction et l'évacuation de l'eau, doivent d'ailleurs se réduire à sept dans les machines à condensation par mélange, savoir : deux pour l'évacuation des condenseurs, deux pour l'injection, une pour l'extraction continue, une pour le plein des chaudières, l'alimentation avec les petits chevaux et l'extinction des feux, et une pour l'évacuation de la pompe de cale ordinaire. — Quant à l'évacuation
de la grande pompe d'épuisement, lorsqu'elle existe, elle doit se faire au-dessus du pont de la batterie.
Avec les condenseurs à surface, les prises d'eau d'injection sont remplacées par les prises d'eau des pompes de circulation. Dans le cas de trois ou quatre condenseurs, comme sur le Redoutable (n^SlJ ou le Tourville (n"" 31,), chaque pompe de circulation doit avoir sa prise d'eau particulière ; mais les refoulements peuvent se faire par une seule sortie ou par deux seulement.
La disposition du tuyautage d'un appareil moteur vaiîe non-seulement avec le type de la machine et le type des chaudières, mais encore avec l'état des lieux. — Actuellement, le tuyautage devient très-compliqué à cause des nombreux appareils auxiliaires installés à bord, tant pour le service de la machine et des chaudières que pour celui du bâtiment. — Nous donnons fig. 12, pi. VIII, comme exemple, la disposition du tuyautage du paquebot transatlantique la France (n* 27^, qui est un des plus complets, et parce que ce bâtiment possède à peu près toutes les installations mécaniques que l'on est susceptible de rencontrer. La légende adjointe à la pi. VIII donne tous les renseignements qui s'y rapportent.
BT BO^ Types divem de chaudiâves tabalaireB à flamme directe. — Les chaudières tubulaires à flamme directe, c'est-à-dire qui ont les tubes dans le prolongement du foyer, ont l'avantage d'occuper peu de place en hauteur. Elles ont été appliquées en principe sur les canonnières, qui avaient peu de tirant d'eau et sur lesquelles on voulait cependant avoir les générateurs à l'abri du pont. Celles qui existent encore ont la forme cylindrique, à un seul foyer, dont le ciel est fortement consolidé par des armatures. Celles-ci ne sont autres que des segments de couronne posés sur champ et tenues par de longs rivets. Le faisceau tubulaire en prolongement du foyer fait partie d'un corps beaucoup plus grand, qui tantôt est complètement cylindrique, et tantôt a la base et les faces latérales planes, mais qui, dans ce cas, est consolidé par de nombreux tirants. La boite à fumée est dans la partie arrière ; elle est munie d'une porte pour le nettoyage des tubes. Les chaudières sont toujours placées dans le sens longitudinal du bâtiment, et la chaufferie est en travers.
On rencontre encore des chaudières à flamme directe sur quelques bâtiments anglais, sur les paquebots américains de rivière et sur les canots à vapeur.
; 106 DESCRIPTION DES CHADDIÊBES. — N» 60.
Piff- 3, TyP!^ '^^^^'M'9.4^ chaudières tubulalres A flamme dlrecite
PI. vu. A double corps. — Un des types anglais les plus importants xiies chaudières qui nous occupent, est représenté par là fig: 2 ph VII dfStLi rtéci la légeûde: • ► - *
f A foyers, au nombre de trois par corps^ débouchant dans une botte à fea commune D. ■ '''•*' ...»
a,a portes de foyers. Ces portes sont à deux battants, chaque battant est percé de 8 trous et porte intérieurement du Côté de^Ia'solej un écran demi-cyliodrique percé en cré))ine d'un très-grsjnd tiombre de' petits trots, >po«r diviser l'air et le faire arriver en filets très-minces sur le charbon. bjb portes de cendriers, sans ventouses. c,c barreaux de grillée, en deux irangées pour chaque foyer. . DjD^ botte à feu. La première partie D4ela botte à feu est transversale par rapport anx foyers ; la seconde D' est dans le sens môme de ces foyers, et tout h tiit bot le ' côté de la chaudière. . --. .( .^ ...i m .. ;. .
dfd tubes, dans i|ne direction transversale par rapport aux foyers.
E botte à fumée, munie de portes e pour le nettoyage' des tubes.
G lames d^eau entre les ^yers, et aotouf des foyers* aiitei qu'autour des tnbes et de
la botte à feu.
J botte de la soupape d*arrôt ou de prise de vapeur
K' ' tuyau de vapeur i' '■ '• *•
N régulateur d'alimentation.
P robinet et tuyau d'extraction à hauteur de niveau.
1 portes autocfaves de trou' à sel. ' .^ ^i ;
2 , trou d'homme.
Cette chaudière est à faces planes et fonctionne h. haute pression. Les consolidations consistent surtout en des entretoises nombreuses et d'un très-grand diamètre, taraudées' da^s la tôle et tenues extérie^irement par un écfou. Les tirants également très-nombreux, et d*un très-grand diamètre, sont tenus par de/s écrous intérieurs et extérieurs. Ce genre de chaudière s'use très-rapidement aux parties arrondies des lames d*eau qui séparent les foyers et s'avancent dans la boîte à feu.
Fig. 1, Chaudière cylindrique A flamme directe pour (sanot, de
pj ^ t Ik. Oriolle, de IVanites. — Ce type est représenté par la fig. 1, pi. IX. La chaudière est verticale ; elle comporte un seul foyer intérieur de forme tronconique, à axe vertical, au bas duquel est placée en B une grille circulaire mobile qui reçoit le combustible. — La chaudière est à plusieurs compartiments : la paroi extérieure F est parfaitement cylindrique ; elle estconstruite en tôle. La paroi intérieure A, qui forme le foyer, est en cuivre rouge ; elle est d*abord conique et ondulée comme Tindique la vue S"*, ce qui augmente ht surface de chauffe, puis elle se rétrécit et devient cylindrique pour se fixer h la partie supérieure du manchon D *, le dôme de la chaudière se fixe à la partie inférieure de ce manchon. L^espace annulaire entre le manchon D et la partie cylindrique du foyer, forme le sommet du coffre à vapeur H, et sert de sécheur. -^ Sur la paroi A, et à mi-hauteur du foyer, se fixe un manchon cylindrique /!, en tôle d'acier, qui n*atteiiit pas le niveau et partage la chambre à eau en deiix compartiments, 2 et 3, ce dernier seul descendant jusqu'à la base de la chaudière.
Au-dessus du manchon D s*en place un second D', muni de la porte a par laquelle on remet du combustible sur la griUe. La cheminée E'', qui peut être k rabattement, se monte sur le manchon D^ Autour de la cheminée et jusqu'au sommet, se trouve un manchon en tôle d*aeier qui forme une lame d*eau annulaire 1, destinée à servir de réchauffeur à Teau d'alimentation.
Ueau refoulée par la machine pénètre dans la capacité 1 par le tuyau I ;
Talimentation avec la pompe li bras ou avec le glffard se fait par le tayau '.
L.a lame d'eau 1 communique avec le fond de la chambre à eau 2 par le tuyau k\
le haut de la lame 1, qui contient de la vapeur, communique avec le sommet
du coflire de la chaudière par le tuyau 5. — - Grâce à ces diverses dispositions,
Toici comment circule l'eau dans la chaudière. Elle arrive par les tuyaux I ou
l' dans le bas de la lame à eau 1, dont le niveau tend h s'élever ; puis elle se
déverse par le tuyau k dans la chambre à eau 2. Celle-ci étant pleine, l'eau se
déverse par-dessus le manchon f, et tomËe dans la chambre à eau 3. Il se
forme de la vapeur dans les trois capacités qui contiennent de l'eau ; celle
qui se forme dans les capacités 2 et 3, monte naturellement dans le coffre H ;
celle qui se forme dans la capacité 1, vient dans le coffre H par le tuyau 5.
Sur le manchon D se trouvent en outre deux tubulures; l'une V pour la prise de vapeur, l'autre 0 pour la soupape de sûreté. Enfin sur le manchon D' se trouve le conduit E d'évacuation de la machine, qui est terminé par une tuyère débouchant dans la cheminée.
Pour allumer le feu, on est obligé de retirer la grille ; on la charge et on ne la remet en place qu'après avoir établi la combustion du charbon qu'on y a placé. Pendant la marche, Talimentation du foyer se fait par la porte a, pratiquée dans le manchon D'.
Dans la construction de cette chaudière, on a eu pour but de conserver jusqu'au dernier moment les gaz chauds en contact avec des parois baignées par Peau, de réchauffer progressivement cette eau et de diminuer le plus possible le volume du générateur. D'autre part, le foyer se rechargeant par la base de la cheminée, les refroidissements dus à l'ouverture de la porte du fourneau Bont évités* Cette chaudière remplit parfaitement le but que son auteur s'est proposé ; mais elle est d'un accès difficile, et pi^sque irré(»arable sans un démontage complet. D'un autre côté, l'on ne sait jamais comment le charbon est disposé sur la grille, puisqu'on ne le voit pas ; on est par suite exposé, soit à engorger le fourneau, soit à laisser une partie de la grille h découvert.
Chaudière tnbnlalre à flamme directe pour g^rande em- pig. 3,
baroation^de M. Blnet. — Cette chaudière est représentée par la fig, 2, pj j ^ pL IX. Le corps est cylindrique, et surmonté d'un réservoir de vapeur cylindrique vertical. Les tubes sont dans le prolongement du foyer, et la botte à fumée, qui est sur l'arrière, renferme un serpentin qui fait l'ofQce de surchauffeur. Voici la légende de cette figure :
A,B foorneaii de forme elliptique ; la paroi inférieiire do cendrier B est reliée au bas de la chaudière par des enlretoises 1,1 ; le ciel du foyer A -est reliée au dôme de la chaudière par deux forte tirante 2, 2.
a porte du foyer s'ouvrant dans un plan vertical, du haut en bas. LasecUon démasquée par cette porte n'est que la moitié environ de la section du foyer.
b porte de cendrier, formée d'une tdle fixe, échancrée à sa partie inférieure pour lin* troduction de l'air et le nettoyage du cendrier.
G grille ; elle n'occupe que les deux tiers de la longueur du fourneau. Un aatel Irèsélevé G' oblige la flamme qui se développe sur la grille à s'élever presque perpendiculairement au plan de cette dernière.
D chambre à feu où se développe la flamme avant de pénétrer dans les tubes. L'écran 3 la sépare complètement du cendrier, il n'existe pas de trou pour l'introduction de l'air.
d tubes en laiton au nombre de 142, portés par deux plaques de tôte qui sont reliées l'une à l'autre par un fort tirant central 4.
E botte à fumée, formée d'un corps cylindrique accolé à la chaudière, et sur lequel est montée la cheminée F.
e, serpentin logé dans la botte à fumée et servant de surchauffeur. Ge serpentin est formé de tubes en fer placés deux à deux dans un même plan horizontal, reliés d'un côté par un coude, et se fixant, d'autre part, sur deux tubes verticaux. L'un de ces tubes verticaux communique directement avec la chaudière ; le second communique avec le premier par les éléments indépendants du serpentin, et reçoit le tuyau de vapeur .
^yef portes de la botte à fumée.
F,F' cheminée en tôle. La partie F est fixée sur la botte à fumée ] la partie F' esta charnières sur la première ; les collerettes d'appui sont très-larges, et la cheminée n'est tenue m&tée que par le linguet Ô.
G chambre à eau, formée par la lame d'eau qui entoure le fourneau et par la capacité que traversent les tubes.
H,H' chambre à vapeur et réservoir cylindrique de vapeur. La commmunication de ces deux capacités se fait au moyen de trous percés sur la tôle de la chaudière, dans toute la partie qu'embrasse le réservoir H'; cette disposition diminue les entraînements d'eau.
I,t tuyau et soupape d'alimentation.
J manomètre communiquant avec le réservoir de vapeur H'.
K robinet d'extraction continue. Ge robinet est à deux voies, ce qui permet de prendre de l'eau soit dans le bas de la chaudière par le tuyau A, soit à hauteur de niveau par le tuyau A|.
L soupape de sûreté, formée par un simple clapet que le levier L' appuie sur son siège. Ge levier est d'ailleurs engagé dans l'entaille d'un guide 6 qui limite la levée de la soupape.
l boite A ressort formant la charge de la soupape de sûreté à Textrémité da levier L.
M tube de niveau et robinets-jauges.
N sifflet de signal.
0 godet à double robinet pour introduire de l'huile dans la chaudière dans le but de combattre les èbullitions.
P soupape de prise de vapeur, donnant la vapeur au serpentin e.
p appendice de prise de vapeur traversant le dôme de la chaudière et montant dans le réservoir H'. Get appendice est terminé par une pomme d'arrosoir, pour éviter les entrainements d'eau.
Q tuyau d'évacuation du cylindre dans la cheminée, pour activer le tirage quand la machine fonctionne.
q souffleur à vapeur pour activer le tirage pendant les allumages, ou pendant les arrêts quand il y a lieu.
S pattes d'aUacbe de la chaudière sur les carlingues.
8 oreilUes pour élinguer la chaudière.
V prise de vapeur au serpentin.
1,2 entretoises et tirants, reliant le foyer à l'enveloppe.
3 écran de séparation du cendrier B et de la botte à feu D*
4 tirant reliant les plaques de tête.
DESCRIPTION DES CHÂVDIËRES. -^ N<> 61. 109
5 lingoet fixant la partie mobile de la cheminée.
6 guide du levier de la soupape de sûreté.
1 crépine du tuyau de prise de vapeur pour éviter les entraînements d'ean.
S robinets de purge du serpentin.
9 portes de nettoyage de la chaudière.
lO trou d'homme pour pénétrer dans la chaudière.
chaudière Binet nous paraît très-bien étudiée : grâce à la forme elliptique du fourneau, la surface de grille est très-grande ; eu égard aux dimensions de la chaudière, la botte à feu D est très-vaste et la surface de chauffe tubulaire est considérable.
Surface de chauffe
Surface de grille • • . . . • dS'^'^SO
directe l"'«,22
tubulaire 15"'*,05
totale 16— ,27
Rapport à la surface i ^^ Couverture du cendrier 0,^5
Ha irriilA { ^^ ** soction tubulairo 0,686
ae grille ^ ^^ j^ aed^on de la cheminée 0,160
Avec Péchappement par la cheminée, cette chaudière peut brûler facilement 75 kilog. de charbon par mètre carré de grille et par heure, soit 75^ X 0,385 = 28^,9 pour toute retendue de la grille, ce qui, h raison de 1^,20 par cheval, correspond à une puissance de 2k chevaux*
Ckandidres ft flauMiie directe A caraeanx. — On rencontre sur un grand nombre de bateaux américains de rivière, des chaudières à flamme directe dans lesquelles des cameaux cylindriques remplacent les tubes. Quelquefois, dans le but d^augmenjier la surface de chauffe, il existe deux et même trois séries de cameaux pour le parcours de la fumée; c^està-^lire que les produits de la combustion passent d^abord dans une série de carneaux en prolongement du foyer, reviennent par une deuxième série de carneaox, et débouchent dans la cheminée, ou même parcourent encore une troisième série de carneaux faisant un nouveau retour, et dans ce cas, la che* minée est au bout de la chaudière. Cette dispositon n'est pas usitée sur les bâtiments de haute mer.
•1. — 1. ChMidièMa à tabès Nnlbnuttt réaa. — â. Tjpém divers de chaudière* à tabès veHIcsvs renferaunit l'es*. — 8. Types divers dm ohsadlèrss à tabès borioa légèrement ladliids renfennsat l'esa. — 4. Gbaadière BeUeviUs poar A à vapear. — 5. Appareil évaperatoire Bellevilla poar aavire; description ddtsillée de l'éparatear et de l'aatosBotear alimentaire. -^ •. Derniers tionnements apportés ans appareils Belleville poar navire. — 7. Tt des obaadières Belleville. — •. Avantaipes et InoonvénienU des cbaadières BellevlUe. — •. Considérations diverses relatives anx cbaadières Belleville et en générol ans dhandières à bnnte premlon. — - 10. Réparateors des pertes d*eaa doooe.
tP 61 1 dutadidres A tabès renfemumt Tean* — Dans le genre de chaudières qui nous occupe, le^ tubes renferment l'eau et
ilO DESCRIPTION DES GHADDIËRES. — N' 61,
sont chauffés extérieurement. — Les tubes d'eau peuvent être horizontaux, légèrement inclinés ou verticaux. La circulation est généralement assurée dans les tubes verticaux ou inclinés, par le seul fait de Tascension des bulles de vapeur. Il faut toutefois que ces tubes aient une large communication avec un réservoir inférieur d'une capacité suffisante, pour que Teau ne soit pas absorbée par certaines séries de tubes au détriment des autres. — Il n'en est pas de même pour les tubes horizontaux, et l'insuccès de la plupart des chaudières de ce genre est généralement dû à une insuffisance de circulation de l'eau. En effet, dans tous les types à tubes horizontaux, la vapeur doit traverser un espace plus ou moins grand, horizontalement ou à peu près, avant d'arriver à se mouvoir verticalement suivant sa voie naturelle. Dans quelques types, la vapeur rencontre même des obstacles répétés dans le cours de ses déviations horizontales. Dans ces conditions, le mouvement horizontal ne peut se produire que par suite de la force développée par les bulles de vapeur qui s'élèvent verticalement dans le tube, normalement à son axe, et qui poussent, comme des coins, les bulles déjà formées et enunagasinées vers la génératrice supè* rieure des tubes.
Les traits principaux d'une bonne circulation sont : une voie verticale bien nette pour la vapeur aussitôt qu'elle est produite ; des cheminements distmcts de haut en bas pour l'eau et de bas en haut pour la vapeur, et enfin, un accès commode pour enlever les incrustations.
N® 61, Types divers de chaudières à, tubes verticajuc
rMifermant Fean. — Les chaudières à tubes verticaux renfermant l'eau sont de deux genres : les tubes sont en penditif, c'est-à-dire fermés à leur extrémité inférieure et montés sur une plaque de tête par leur autre extrémité, ou bien les tubes sont fixés sur deux plaques de tête horizontales.
Jacoh Perkim parait être celui qui a imaginé le premier les tubes en peiH ditif; mais il les employait sans tube intérieur, de sorte que Teau se renouvelait par soubressauts; il en résultait que les tubes étaient fréquemment exposés à être brûlés. Field modifia ce système par Tadoption d*un tube intérieur destiné à assurer la circulation de Teau.
pi^, ,^ Chaudières avee tubes en penditif s système Field. — Les
DL chaudières de oe type, construites en France par Inéert ei 0* à Saùii'-Chamondf sont représentées par la fig* 3, pi» IX. Ces chaudières ne sont pas employées
DESCRIPTION m CHAUDIÈRES. — W« 61,' Hi •
SUT les l>âtiment3, mais on les trouve dans un grand nombre d*ateliëri3/ Voici * ' la légende de cette figure :
foyer et cendrier. Le foyer est çylindriqie avec ci^l très-élevé et iiorir^ntal^ il est entouré d*eau de toutes parts, à l'exception de la partie qui correspond à là porte a. Le cendrier cylindrique comme le foyer est formé paf' une maçonnerie sur laquelle la chaudière est assise.
^Ue ciroalaire en fonte, formée de 4 segments, afin qu'on puisse l'introduire par
laiporta adu foyer.. .
lubes en penditif, en fer, fermés à la partie inférieure et emmanchés de haut en bas, dans des trous coniques pratiqués au ciel du foyer qui forme plaque de tête. Les tubes <f emboîtés dans les premiers, mais n'allant pas jusqu'au fond, sont retenus à la partie supérieure par un petit croisillon. Ces tubes d sont en outre prelongéft par un petit entonnoir. La vapeur se formant au contact des tubes D que lèche la flamme, s'élève dans l'espace annulaire compris entre les deux tubes, tandis que Teau descend par l'intérieur du tube d. L'entonnoir qui termine le tube intérieur a pour but de rendre les bulles de vapeur divergentes afin qu'elles ne gdnent pas ('arrivée de Peau.
S écran empêchant la flamme de s'élever directement dans la cheminée et l'obligeant
à lécher les tubes D. Cet écran est suspendu par une tringle à une traverse fixée ' à la base de la cheminée.
P Cheminée c%'liDdrique dont l'axe se confond avec celui de la chaudière. Cette che-
minée est munie d'un registre.
G lame d'eau annulaire entourant le foyer.
H cofl're à vapeur. Le sommet de la chaudière est distant du ciel du foyer d'une ' quantité un peu supérieure à la longueur des tubes, afin que Ceut-ci puissent ' être iacilement démontés et remis en place.
V robinet de prise de vapeur.
1 soupapes de sûreté au nombre de deux dans la même botte.
3 contre-poids des soupapes de sûreté 1, 1, agissant à l'extrémité de teViert.
3 robinet d'alimentation.
4 robinet de vidange.
& tube de niveau.
6 robinets-jauges formés par de petites soupapes à vis.
7 manomètre.
8 trou d'homme pour pénétrer dans la chaudière.
9 portes de nettoyage.
Ces chaudières sont généralement timbrées à 6 kilogrammes; ellea ont depuis 1 mètre carré jusqu'à 60 mètres carrés de surface de chauffe; la surface de grille varie de 10^"-*,7, à SIS*"*'*,? ; la surface de chauffe, qui est toute directe, * vaut 11 fois seulement la surface de grille dans le plus petit modèle, et atteint 28 fois cette même surface dans le plus grand. D'autre part, le nombre des tubes varie suivant les dimensions, depuis 8 jusqu'à 182.
Le système des tubes Field est très-favorable à la circulation de l'eau et par suite à l'absorption rapide du calorique. Ces tubes se mettent en place avec la plus grande facilité, puisqu'ils sont emmanchés coniquement sur la plaque de tête; la pression de la vapeur les maintient en place. Le démontage, soit pour le nettoyage, soit pour le remplacement, s'effectue par une simple poussée de bas en haut que l'on exerce avec un cric.
Ce genre de chaudières est très-résistant en raison de sa forme cylindrique ; la plaque de tète seule a besoin d'être reliée par des tirants au dôme dé
Fig. 4.
PI. vn.
la chaudière lorsque cette dernière a de grandes dimensions. En cas d'avarie dans un tube, il se produit tout simplement une fuite qui éteint le feu; pa.r suite, les explosions ne sont pas à craindre.
ChAiidlèpe Armand Girard. — M. Girard, constructeur à Paris, a apporté aux tubes Fiéld la modification suivante : le tube intérieur au lieu d*ètre terminé par un entonnoir, s*é1ève de 10 à 15 centimètres au-dessus du tube extérieur, et reste cylindrique sur toute sa longeur. ^épaisseur de la couche d^eau qui recouvre les tubes est plus grande que dans les chaudières Field, Cette disposition a pour but d'assurer une meilleure circulation de Peau dans les tubes, résultant de la plus grande charge qui pèse sur la partie inférieure du tube intérieur, celui-ci étant plus long et ne contenant que peu ou point de vapeur. Par ailleurs, la chaudière Girard diffère fort peu de la chaudière Fiêld ; à égalité de surface de chauffe, les dimensions sont à peu près les mêmes, et les tubes en égal nombre.
Le diamètre des tubes extérieurs est de 0*,120 et celui des tubes intérieurs de 0»,050,
Ckandidrea À tnbea en penditif renfermant l'ean t système Layrafel de Marseille. ~ Cette chaudière est à parois tubulaires, à ciel de foyer tubulaire, avec tubes en penditif chauffés en retour. On la rencontre sur quelques bâtiments de la compagnie Fraimnet de Marseille. Elle est représentée par la fig, k^ pL VII ; la légende adjointe à cette planche en donne une description détaillée.
Le corps principal de la chaudière F, H, a la forme demi-cyliûdrîque ; il est supporté aux quatre angles par les deux grands tubes g, placé sur l'arrière du fourneau et par les deux tubes g\ g" placés sur Tavant. Ces quatre tubes verticaux sont rivés sur le réservoir inférieur G, G', G, qui forme la base de la chaudière. De ce réservoir inférieur, et dans Tintervalle des grands tubes se placent trois séries de tubes verticaux d, d% d, qui sont rivés sur la base du corp F, H de la chaudière, et qui sont tenus sur le réservoir inférieur. G, G', G, par des presse-ètoupe. Ces tubes verticaux forment les parois de la chaudière. GjBtte paroi est complétée, à l'extérieur des tubes, par une maçonnerie en briques réfractaires recouverte de panneaux démontables en tôle. Tout autour de la grille, et à une hauteur un peu supérieure à la couche de charbon, se trouve également une maçonnerie en briques réfractaires qui limite le foyer. Du tube bouilleur G' part une série de petits tubes (T d'abord légèrement inclinés, et se relevant ensuite verticalement pour être rivés sur la base de la chambre à eau F. Une maçonnerie n, en briques réfractaires, couvre la partie horizontale des tubes d'^ et forme le ciel du foyer. Cette maçonnerie oblige la flamme à se développer dans la boîte à feu D, pour venir ensuite en retour.
Les tubes en penditif disont tout simplement emmanchés dans des trous coniques de la plaque de tète ; la pression de la vapeur rend le joint étanche. La circulation de Teau dans ces tubes est assurée par une simple lame de tôle r, emmanchée dans leur intérieur, et perpendiculairement à l'axe du fourneau. Cette lame laisse dans le fond du tube un vide de 6 centimètres de hauteur
DESCRIPTION DES GHAD^IÈRES. -^ N^ Oi, US
La Tapeur monte du c6té où arrive la flamme et Teau descend par l'autre côté. La circulation de Teau est très-activô dans cette chaudière; Talimenta- . tion se fait dans le collecteur transversal inférieur G, d'où elle se distribue dans les collecteurs latéraux G'. Cette eau s'élève par les petits tubes d, d\ d, redescend par les tubes / dans le bouilleur G', et remonte par les tubes inclinés <r. Le bouilleur G'i reçoit encore de Teau par les deux tubes verticaux iTi 9^9 ^^^ I^ mettent en communication avec les collecteurs latéraux G', G^.
Outre la circulation rapide de l'eau, cette chaudière a l'avantage de présenter une grande surface de chauffe très-bien, disposée pour absorber la chaleur. Aucune des parties de cette surface de chauffe ne présente de double épaisseur de tôle, comme dans les foyers ordinaires. La combustion se fait bien et d'une manière presque complète. Cette chaudière a fait un très-bon service, même en fonctionnant à l'eau salée, et on n'a jamais eu à constater le moindre accident. Toutefois son emploi ne s'est pas répandu; elle a été remplacée par une chaudière à tubes horizontaux du même ingénieur.
C^&ndidpe cylindrique & tubes verticsanx renfermant Fîg.s, reuu9 syfstèmeXee et Ijearnd.— Cette chaudière, qui est représentée pi. vn. parla fig. 3, p/. VII, a été construite dans les ateliers ûeMazeline, pour la pompe Lee et Learnd représentée par la fig. 22, pL VII. La légende adjointe k \a pi. VU donne la description de ce générateur.
La chaudière est cylindrique, verticale et à un seul foyer. Ueau qu'elle contient est chauffée par trois séries de tubes.
— La première série g^ g' prend naissance dans la couronne annulaire G 0& ae fait l'alimentation et qui entoure le foyer ; les tubes qu'elle comprend sont presque tous au pourtour de la chaudière et aboutissent à une première plaque à tubes supérieure. Quatre tubes seulement de cette série, les tubes g% établissent une communication avec une bâche placée au-dessus du foyer et servant de plaque à tubes à double fond.
^ Les tubes d,, de la seconde série, ont le même aboutissement que les tubes du pourtour de la chaudière; il prennent naissance au-dessus de la bâche cylindrique de peu de hauteur, que raftratchit Teau d'alimentation amenée par les quatre tubes g* de la première série.
— Les tubes (T pour la fumée, passent dans l'intérieur des tubes d^eau de là seconde série et prennent naissance k la partie inférieure de la bâche G' ; ils aboutissent à la partie supérieure de la chambre k vapeur, qui se trouve être ainsi une chambre de surchauffe. Une forte tôle entoure cet ensemble, et com** plèie la chaudière qui se présente entièrement sous la forme d'un cylindre de 0",940 de diamètre et de 2^,210 de hauteur, et se termine par un dôme d*où Mrt la cheminée*
L'eau nécessaire à Palimentation est prise dans un réservoir alimenté par la machine et placé derrière les cylindres.
Au moyen des dispositions qui viennent d'être décrites, la surface de chauffe est de 23**% le volume d'eau 365 litres et celui de la vapeur 68 litres, et Ton p^nt obtenir de la vapeur très-peu de temps après l'allumage du feu, en même temps qu'une production continuelle très-rapide et à une pression élevée.
tu. 8
Ùi DBSGflffTIÔN DÉS GHADDIËRÉS. — N* 6i,
Cette chaudière demandait à être complétée par des appareils dé stirété
* 1)1611 compris, qui pussent la défendre contre ses principaux avantagés^ qui 'sont un faible volume d*eau et une production rapide. La soupape de sûreté, ie robinet de jauge tournant, avec tube plongeur pour prendre l*eau à diverses hauteurs, le sifflet d'alarme, répondent à cette nécessité et sont remarquables par les détails nouveaux qu'ils présentent.
' Chaudière cylindrique verticale, A tabès verticaux renfermant Tean : type de Ashton. — Ce type, qui se rencontre sur quelques navires de la marine anglaise d'une puissance de 80 chevaux, est représenté par la fig, 4, pi. IX dont voici la légende :
Pig. 4, A,B foyer et cendrier. L'ensemble du fourneau a la forme d'un demi-tore, prolongé inp. férieurement par le cendrier dont la section horizontale est une couronne circu-
laire. Au centre du fourneau, se trouve une lame d'eau cylindrique C.
a,b porte de foyer et porte de cendrier. Il existe deux portes pour le chargement da foyer, situées une de chaque cété de la laçade, vue 1*.
-c grille circulaire. Les trois quarts de la surface de la grille sont formés par des barreaux d'égale longueur. Les autres barreaux sont ajustés pour combler les vides.
Dyïy conduits circulaires pour amener les produits de la combustion dans les courants de flamme D| derrière les tubes d. Le conduit D est au fond du fourneau ; les deux conduits D' d'un diamètre plus petit, sont sur les côtés, à Textrémité du même diamètre.
D| . courant de flamme, ayant la forme d*un tambour, et traversé verticalement par les tubes & eau d,
d tubes verticaux renfermant Teau. Ces tubes sont montés sur deux plaques de lèle parallèles. La flamme lèche ces tubes en circulant horizontalement de rarrière et des côtes de la chaudière, vers Tavant.
E botte à fumée, rapportée, et située sur Tarant.
e porte de botte à fumée.
E' culotte de la cheminée enveloppant le réservoir de vapeur H^
E" cheminée cylindrique, dont Taxe est dans le prolongement de celui du réservoir de vapeur H'.
Ei enveloppe extérieure de la botte à fumée et de la culotte de la cheminée. Un corps mauvais conducteur de la chaleur, tel que des escarbilles, remplit le vide laissé entre les deux enveloppes.
F,'F' paroi extérieure de la chaudière, de forme cylindrique en F, et terminée à la partie supérieure par une demie-sphère F'. Entre la partie cylindrique F et le fourneau, ainsi qu'entre cette partie et les courants de flamme^existe une lame d'eau annulaire G.
6 chambre à eau et lames d'eau.
G' lame d'eau cylindrique placée dans l'axe de la chaudière, et mettant en communication la chambre au-dessus du fourneau avec la partie supérieure.
• G' lame d'eau cylindrique dans l'axe du fourneau.
g deux tubes horizontaux mettant en communication la lame d'eau G* avec la lame d'eau annulaire G qui entoure le fourneau.
H,H' coffre à vapeur, demi-sphériquc, et réservoir cylindrique de vapeur. Ce dernier . est monté sur le coffre U, dont la paroi est percée en crépine au point de jonction.
L,/ botte de la soupape de sûreté et tuyau d'échappement de cette soupape. — - Suivant le mode adopté dans la marine anglaise, la soupape de sûreté est chargée direc< . tement et le tout est renfermé dans la botte L.
V ' tuyau de prise de vapeur.
S cloisons de soutes, entourant la chaudière sur la moitié de sa ciroonférenœ.
1 portes de neltoyage des courants de flamme et de Textérieiir des tubes.
2 gifiaid à, vapeur pour nettoyer les tubes et les courants de flamme D,D'; il existe,
sur le pourtour de la chaudière, quatre gifiards semblables.
3 tuyaa de purge du réservoir de vapeur H'
h cloison obligeant la vapeur à lécher la paroi du réservoir W et, par suite, à se sécher au contact de cette paroi.
5 cercles en fer, placés comme des frottes autour de la partie cylindrique F de la
chaudière.
6 armatnres en t61e pour consolider les plaques de tdte des tubes d,
7 troos de sel pour nettoyer le dessus du foyer.
Ce genre de chaudière présente une étendue de surface de chauffe directe considérable. La circulation se fait de bas en haut par le tube D, et le retour de l'eau est assuré, non-seulement par la lame annulaire G, mais surtout par. le tube central G'. Le renouvellement de Peau sur les ciels de foyer est assuré par la communication au moyen des tuyaux g^ du tuyau G" avec la lame d^eau annulaire G qui entoure le fourneau. 11 va sans dire que c^est dans cette lame d'eau que se fait l'alimentation.
Cette chaudière fonctionne à haute pression, et peut supporter facilement: ft^ par cm. c. L'intérieur des tubes se nettoie facilement en pénétrant dans le coffre à vapeur. Le nettoyage des lames d'eau G et G" n'est pas aussi commode, malgré Texistence des trous de sel.
€!luHididveB & faeeapUfcnes, avee tubes veptlcaux renfeV- ■uuit l'eaji : type Martin. — Ce genre de chaudière est très-usité en Kmèrique; chaque corps comporte généralement trois fourneaux à deux rangées de grilles, occupant seulement les deux tiers de la longueur du foyer. Le fond de la chaudière se redresse derrière l'autel pour former une chambre de combustion qui est prolongée par la boite à feu. La tôle du fond de cette dernière se raccorde par des arrondis, à la partie inférieure de la chambre de combustion et à une plaque à tubes pour le dessus. Le ciel du foyer se raccorde également par un arrondi, à une deuxième plaque à tubes parallèle à la première, placée ' un peu au-dessus du foyer. Ces plaques à tubes ont les bords parallèles à la façade horizontale, et sont légèrement inclinées au montant de la botte à feu vers la botte à fumée. Sur ces deux plaques sont montés des tubes verticaux qui renferment Teau. Le tout est consolidé par de nombreuses entretoises et de nombreux tirants.
Les gaz de la combustion passent du foyer dans la boîte à feu, puis viennent ^ eu retour en léchant les tubes verticaux. Le renouvellement de l'eau qui passe dans les tubes, se fait par les lames d'eau qui entourent les foyers et la plaque 9 de tète inférieure. — Cette ehaudière a une longueur totale double environ de celle de la grille; grâce à cette disposition, on peut mettre en place 400 tubes pv fourneau, ces tubes ayant à peu près le même diamètre que nos tubes ordinaires de chaudières, et étant d'ailleurs en laiton. 0 Le nettoyage extérieur des tubes peut se faire au moyen d'un jet de vapeur« p Le nettoyage intérieur peut se faire au moyen de grattes, en pénétrant dans la chaudière, au-dessus de la plaque de tète supérieure. Cette chaudière pré- Mnt§ i)n.ii)6opvénienty c'est que le remplacement dee tubes, ou du mpijiiç d'ui}
grand nombre d'entre eux, est difficile à cause du peu de place qui existe entre le ciel du foyer et la plaque de tète inférieure.
Chaudière cyllndrlqae vertlcsale, & tubes verticaux peufermant l'eau t type de Caird. — Cette chaudière est formée par un gros cylindre vertical surmonté d^un dôme de vapeur. Elle comporte quatre foyers dont les grilles sont en quart de cercle, et qui sont entourés par une lame d^eau circulaire. Ces foyers forment voûte et laissent entre eux deux lames d^eau disposées en croix. Les produits de la combustion sont ramenés par les voûtes près de la circonférence, d^où ils s^élèvent dans quatre conduits annulaires très-courts pour lécher ensuite le faisceau tubulaire, et aboutir à la cheminée qui est placée au centre de la chaudière. Les plaques de tète sont parallèles et horizontales. Ces chaudières sont peu encombrantes, mais d'une construction difficile. Les tubes sont courts, et placés en carré pour ne pas trop diviser la flamme ; la surface de chauffe est faible, mais la température est trèsélevée dans les courants de flamme. Le renouvellement de Teàu dans les tui)es se fait par les lames d'eau qui séparent les foyers. La plaque à tubes du haut se visite par le coffre à vapeur ; celle du bas par la chambre à eau au-dessns des ciels de foyer; on pénètre dans cette chambre par deux troua d*homnie diamétralement opposés.
Cïhaudière cylindbpique pour csanot» avec tubes veipticattc renfermant l'eau t système Davay-Paxman. — Cette chaudière est représentée par la fig, 5, p/. IX. Le corps F est cylindrique, avec cheminée centrale E. Le fourneau A, également cylindrique, laisse entre lui et la chau- ^^' ^' dière une lame d'eau annulaire G, et s'élève jusqu'aux deux tiers environ de la hauteur de la chaudière. La grille c est circulaire ; le fond du cendrier B est formée par une plaque de fonte T, qui sert d'assise à la chaudière et fait partie de la plaque de fondation de la machine.
De la paroi verticale du fourneau, partent des tubes recourbés d, d, allant se fixer sur le ciel qui leur sert de plaque de tète. Ces tubes ont ceci de particulier, que leur diamètre au point de jonction avec l'enveloppe, est plus petit qu'au ciel du foyer. Cette disposition a pour but de rendre la circulation dans les tubes plus rapide. Les tampons coniques à nervures 1,1, formés comme des clapets, s'emmanchent dans les extrémités supérieures des tubes ; ils sont seulement tenus par leurs nervures et laissent un passage suffisant pour le dégagement de la vapeur. Ces tampons ont pour but d'empêcher les entratùet ments d'eau.
La cheminée E, construite en tôle de même épaisseur que la chaudière, e»fixée sur le ciel du foyer; elle traverse la partie supérieure de la chambre à eau, ainsi que le coffre à vapeur. Les soupapes de sûreté S, chargées par des contre-poids, et le sifflet 0 sont placés directement sur la chaudière. La prise de vapeur se fait directement sur le sommet du coffre H, sans aucun appendice. L'évacuation du cylindre se fait dans l'axe de la cheminée par la tuyère «. Les écrans 2, 3, suspendus à l'extrémité d'une tringle que l'on .manœuvre de l'extérieur au moven du levier 4, obligent la flamme à lécher tous les tubes
Fig. 5,
DESCRIPTION DES CHAUDIÈRES. — N« Bi, 117
aTant de passer daûs la cheminée. L^écran 3 étant suffisamment 'soulevé, obture presque complètement la cheminée et fait Toffîce d'un registre. — Enfin la chaudière se nettoie par une porte 5 placée sur le côté. Une porte semblable donne accès dans le cofifre à vapeur.
Cette chaudière a une grille très-grande, et par suite la chaleur rayonnée est c<Hi8idérable. Le seul reproche que Ton pourrait lui adresser, c^estque son coffre 4 Tapeur est un peu exigu.
9r 61, Types divers de chaiidlères d tubes horlaBonitaax osi légèretaent inclinés renfermant l'eau. — Les chaudières à tubes horizontaux renfermant l'eau sont généralement à flamme directe, et présentent cet avantage qu'une grande partie de la surface tubulaire est soumise au rayonnement direct du charbon incandes* cent. Par contre, elles ont généralement l'inconvénient d'une circulation d'eau défectueuse, ou du moins très-difficile. Les chaudières à tubes inclinés ont l'avantage et l'inconvénient ci-dessus moins caractérisé. — Voici les principaux types employés dans ces deux genres de chaudières.
ChiMidières à, flamme directe, 4 liante pression avec tubes bouilleurs faiorisBontaux et tubes bouilleurs verticsaux renfermant Feau t type Dupuy de Ijôme. — Cette chaudière est représentée par la fig> 13, pL VU!. La légende adjointe à cette planche en donne ^*^* ''» une description détaillée ; nous y ajouterons les renseignements suivants : pi. viii.
Sorface de grille par foyer 1*"«,9295
— — totale. 3"**,8590
Section totale de la cheminée 0**%5020
Rapport de la section de la cheminée à la surrace de grille. 0,1300
Surface de chauffe au-dessous du niveau moyen de Teau. . 76'"'%1200
— au-dessus — * — 28"*«,720
Volume d'eau par foyer (niveau moyen) 2*-»*,000
— total 4—^000
Volume d'eau par métré carré de grille l''"*^,038
Volume de vapeur par foyer (niveau moyen) 1**'«^;509
— total 3"»**,018
Volume de vapeur par mètre carré de grille 0"*"^,778
Pression effective maximum (par cm. c.) • 5^*)50
Ce générateur est largement proportionné comme surface de chauffe, et la vaporisation y est très-active. La circulation de Teau dans les tubes parait être suffisamment assurée. Cependant Tétranglement des grands tubes inclinés F, à leur jonction sur les collecteurs inférieurs D et sur le coffre àvapeur H, doit rendre la circulation moins active dans ces tubes. Les collerettes de jonction sont d*ailleurs d*un travail très-difficile.
Clamadières d flamme direcste^ système Barret et liagrafél. —
118 DESCRIPTION DBS CHAUDIÈRES. — N« 61^
Fig. 14, la fig. 14, pL VIII; la légende adjointe à cette planche en donne une description PI. VIII. détaillée. Elles sont employées sur un grand nombre de paquebots de la compagnie FraUnnei à Marseille.
Toutes les données qui les concernent se trouvent dans le tableau D de VAtlas.
' Les chaudière» Barret et Lagrafeî proprement dites, ne se composent que de trois éléments : un faisceau de tubes, deux boites à eau et un réservoir cylindrique. Le tout est renfermé dans une maçonnerie en briques réfractaires, avec enveloppe en tôle. — La grille est établie sous les tubes; la flammé sMlève directement, lèche les tubes ainsi que le réservoir de vapeur, et atteint la cheminée. La vapeur formée dans les tubes s^échappe, en suivant leur inclinaison, dans la boîte de devant et s*élève dans le réservoir supérieur, en produisant un courant d^eau rapide vers la boite de derrière, par laquelle cette eau descend lentement, avec calme, pour alimenter les tubes. — Ces chaudières ont toujours bien fonctionné et il ne s'est jamais produit d^accidents ; les tubes ne abusent pas plus vite que les tubes à fumée des chaudières tubulaires. Les chaudières Barrei et Lagrafeî réunissent les avantage^ suivants : grande résistance à la pression, elles sont timbrées à 7 kilogrammes ; absence de fuites parce que les dilatations se font très-également; pas d'ébulitions ; construction, entretien et nettoyages faciles.
Ces chaudières brûlent en moyenne, 67 kilogrammes de charbon de Bessège, par mètre carré de surface de grille et par heure, et produisent 7*»,5 de vapeur, mesurée à Tindicateur, par kilogramme de ce charbon brûlé.
Fig. 15, Chaudières & flamme directe, â tubes lé|[^èreineiit inclinés renfermant l'eau, & bouilleurs et À foyers àdcMssés : type de "Watt de Birkenhead. — Ce genre de chaudières est représenté par la fig. 15, pL VIII ; la légende adjointe à cette planche en donne unedescription détaillée. — Les chaudières de Watt ressemblent aux chaudières Barret et Lagrafeî que nous venons de décrire ; elles fonctionnent de la même manière, et n'en diffèrent, pour Tensemble, que par la disposition et le nombre* des réservoirs de vapeur et par le groupement des tubes qui sont ici en quinconce. D*autre part, les corps de chaudière sont adossés ; les foyers ont un autel commun, et les gaz des deux foyers adossés se réunissent dans un même courant de flamme, situé au-dessus de Tautel, après avoir léché les tubes.
Les quatre corps, d'une puissance nominale de 240'^, ont 16»'% 60 de surface de grille et 375»'* de surface de chauffe. — Ces chaudières fonctionnent d'ailleurs très-bien, et peuvent supporter une pression élevée.
Chaudières & tubes horiacontaux ou inclinés renfermant l'eau : types de Loflus Perkins, de Ro^virant et Horton, de Palmer et de Ser^eant. — Dans le type Perkint, les tubes horizontaux ont 57"" de diamètre intérieur et 9"",5 d'épaisseur ; ils sont fermés par des plaques de 12**,5 soudées sur chaque bout, et sont reliés entre eux par série verticale, à Taide de petits tubes de 22""' de diamèti% intérieittr efc:
PI. vni.
DESCRIPTION DES GHiDDjtRES. — N« 61, li9
de 5**,ô d'épaisseur* Là Tapeur se' déverse dans un oollecieur dont les di-r
mensions sont doubles de cdles d*un tube. — * Le foyer est formé par des
tubes recourbés, rectangulaires, espacés de tô** entre eux, et reliés par de
nombreux petits tubes verticaux de 22"* de diamètre intérieur, {et qui les
font communiquer avec les tubes horizontaux. — Chaque corps de ohaudiérç
se compose d*un certain nombre de sections verticales comprenant chacune ons^
tubee horizontaux, communiquant par leurs extrémités, à Taide de deux tubes
verticaux, avec les tubes qui forment la partie supérieure du foyer et avec le
tube collecteur de vapeur. Le tout est entouré d^une double enveloppe en tôle
mince, garnie intérieurement de noir végétal pour éviter les pertes de
chaleur. — Cette chaudière a été éprouvée à une pression de 333** qu'elle a
supportée pendant quelques heures sans apparence de fatigue. Elle fonctionne
sans projection d^eau et donne de la vapeur très-sèche. Mais elle a de grands
défauts : sa construction et ses réparations sont extrêmement difficiles, et la
circulation jest si peu assurée que les i)rûlures des tubes doivent être
fréquentes.
Bans le type RowarU et Horion essayé sur le Pro/itmitt, quatre corps de chau** dières ont une cheminée commune. Chaque corps comporte sept bouilleurs horizontaux, réunis par des tubes en fer de 80** et en plus, par de nombreux tuyaux de 6*" à 7*" de diamètre. — La chambre à vapeur est aug^ mentée à la partie supérieure, par quatre dômes en diagonale. Pour prévenir les projections d'eau, des tuyaux descendent des dômes de vapeur aux bouil* leurs inférieurs, afin que Teau entraînée par la vapeur dans les dômes puisse retomber au fond de la chaudière. 7— L*eau d'alimentation est également distribuée dans les bouilleurs inférieurs. — Cette chaudière présente le grand défaut inhérent à l'emploi des tubes horizontaux, et de plus, l'absence de communication directe entre tous les réservoirs de vapeur. A la suite de plusieurs déchirures de tubes provenant de la mauvaise circulation de Teau, ce type a été abandonné.
Dans le type Palmer^ essayé sur le Montana, les tubes, légèrement inclinés, de 18'" de diamètre et de d" de long, sont rivés aux extrémités, mais communiquent h. chaque bout par des tubulures de 15**. Chaque corps de chaudière comporte cinq rangées horizontales de 7 tubes chacune. Le tube supérieur de chaque rangée verticale communique avec un collecteur de vapeur placé au-dessus. — Il existe en outre trois. réservoirs ou coffres à vapeur cylindriques par chaudière. — Un gros tuyau alimentaire, en fonte, parcourt toute la largeur de la chaudière, au-dessus de la rangée de tubes la plus basse, et cha* que section verticale communique avec ce gros tuyaux par un tube de 62 milli* mètres. — Avec ce genre de chaudière, Teau se distribue à sa guise, suivant que tel point ou tel autre est plus ou moins chauffé. La circulation de la vapeur et de Teau se fait avec de grandes difficultés, aussi la chaudière- n'a-t-elle pas tardé à être mise hors de service par. suite de la déchirure de plusieurs tubes dépourvus d'eau.
Le type Sergeani est un système mixte ; il y a des tubes indinés^ renfermant Teauet des tubes à fumée verticaux. La chaudière est rectangulaire ; Teau est contenue dans des tubes légèrement inclinés et fermés k leur extréioité infé-
120 DESCRIPTION DES CHAUDIf»ES. ^ N« 61,
rieure. L'autre extrémité débouche dans la chambre à eau, qui est formée par la partie inférieure du réservoir ménagé dans le haut de la chaudière et par des lames d*eau qui entourent le foyer. La plaque de tète sur laquelle se fixent les tubes est inclinée, et coupe ces tubes presqu'à angle droit. La chambre à eau et le réservoir de vapeur sont traversés par des tubes de fumée verticaux qui aboutissent à la cheminée. — Les tubes inclinés fonctionnent comme les tubes Fie^, mais ces tubes sont partagés en deux compartiments par une lame de tôle longitudinale ; Teau passe en dessus pour redescendre, et la vapeur en dessous pour remonter. — Ce genre de chaudière a été employé en Amérique, mais seulement pour les moyennes pressions. La circulation de Teau dans les tubes exposés directement au feu ne parait pas suffisanmient assurée, parce que Téchappement de la vapeur doit gêner Tintroduction de l'eau dans les tubes.
CSiaudière d flamme direote, & tabès léi^rement inclinés renfermant Feau t système Emile Dnelos. -- Ce genre de chaudière rappelle le type BelUoiHe (n« 6I4 « g), dont il ne di£fère essentiellement que par Taddition d'un réservoir d'eau et par la communication des extrémités de tous les tubes de la même rangée. Cette chaudière est représentée par la fig, 6, pi IX dont voici la légende :
AjB foyers et ceadriers.
Piff- 6i Oyb portes de foyer et portes de cendrier. PI IX ^ barreaux de grilles sur deux rangées.
D courants de flamme autour des tubes.
D' bottes de raccord des tubes. Les bottes de l'arrière et celles de Tavant sont inclinées. Chacune de ces boites est fermée par une porte boulonnée. Les trous par lesquels passent le boulon sont échancrés afln qu'on ne soit pas obligé de dévisselr complètement les écrous lors du démontage. Les boulons sont à T, et pi votent sur leur tôte quand les écrous sont suffisamment desserrés. Toutes les bottes d'un môme bord sont fixées sur des montants en fer au moyen de boulons 2, vue 4", et les montants de l'avant sont reliés à ceux de l'arrière par des tirants.
d " tubes enfer, inclinés et rivés sur les bottes D'. Les extrémités des tubes d sont légèrement infléchies pour s'implanter normalement dans les trous des bottes de raccord D'. D'autre part les tubes des deux rangées consécatives sont alter* nés; les tubes de ces rangées sont inclinés en sens inverses, et le courant d'eau ou de vapeur est toujours ascensionneL A chaque foyer correspond un faisceau tubùlaire distinct.
E conduits de fumée aboutissant à la cheminée.
E' cheminée.
0 portes de boite à fumée formant écran^ et donnant accès aux bottes de raccord D'.
F ' enveloppe de la chaudière, formée d'une maçonnerie en briques réfractaires; cette enveloppe est montée sur une charpente en fer.
F muretle en briques séparant les foyers et s'élerant jusqu'aux faisceaux tubnlaires.
f eaveloppe des conduits de fumée, formée de doubles tôles emprisonnant des briques réfraclaires. Cette enveloppe est en plusieurs parties démontables, pour permettre le nettoyage extérieur des tubes.
G réservoir d'eau d'alimentation pour chaque élément tubùlaire. Ce réservoir communique par le tuyau 3 avec la botte de raccord inférieure de l'arrière, et par le tuyau 4 avec la botté supérieure du même bord. Le tuyau 4 est double, et le réservoir €1 fait en même temps l'of&ce d'épurateur. La botte supérieure derao^
cord jy de l'arrière, est partagée en deux compartimenta horizontaux par une cloison. Le compartiment inférieur reçoit toute la vapeur formée dans le faisceau tubulaire; cette vapeur pénètre dans le réservoir G par un des tuyaux 4, et en ressort par Tautre pour aboutir au compartiment supérieur de la botta D', après s*étre dépouillée de son eau. Cette vapeur passe ensuite par la rangée supérieure des tubes D, et se rend dans le conduit principal qui l'amène aux cylindres.
H petits réservoirs de vapeur en communication avec les boites de raccord supé-
rieures de l'avant.
H' coffre à vapeur dans le réservoir G.
r collecteur général d'alimentation et de vidange. Ce collecteur communique avec
la mer par une prise d'eau 5.
» tuyau d'alimentation de chaque élément tubulaire. Ce tuyau aboutit à la base du
réservoir G ; il est muni d'un régulateur.
K soupapes de sûreté montées sur les réservoirs H.
k tuyau d'échappement des soupapes de sûreté.
P soupapes de prise de vapeur montées sur les réservoirs H, et au moyen desquelles chacun des éléments tubulaires peut être isolé.
Q appareils de tubes de niveau pour chaque élément tubulaire.
V tuyau de vapeur.
Au point de vue de la vaporisation, cette chaudière jouit de tous les avantages du générateur BelUville ; elle a de plus, l'avantage d'un réservoir d'eau suffisant, et par suite plus de ûxitô dans le niveau et la pression. Tous les tubes d'un même élément communiquent par leurs bottes de raccord; la vapeur formée passe par Je réservoir G où elle se dépouille de son eau, avant d'aboutir au tuyau de vapeur; elle achève de se sécher en parcourant la rangée supérieure des tubes. L'eau d'alimentation passe dans le réservoir G où elle s^échauffe avant de pénétrer dans la botte de raccord de l'arrière, et de là dans les tubes ; il en résulte que ces derniers ne sont pas exposés à des contractions violentes, et par suite se conservent mieux. -* Cette chaudière est naturellement destinée à fonctionner à l'eau douce ; le fonctionement à Peau salée exigerait une disposition spéciale de l'épurateur pour ne pas extraire Peau d'alimentation.
Chaadièreei à, tubes lé^^èrement Inclinés renfermant l'eau, pour <»inot & irapenr : système Penelle. — Ce type de chaudière dont les plans ont été approuvés par le Ministre de la marine, est destinée aux canots de 8'',85« Il est représenté par la fig. 36 dont voici la légende :
Vue 1* Élévation de face.
Vue 2* Élévation de côté.
Vue 3* Coupe suivant XX de la vue 1*
Vue 4* Coupe suivant YYY de la vue 3*.
A,B foyer, placé directement au-dessous de la chaudière et enveloppé, sur les côtés et
sur Tarrière, par une maçonnerie en briques réfractaires logée entre deux télés. a porte du foyer, munie comme d'habitude, de penlures avec gonds et d'un loquet.
Cette porte n'a pas de trous pour introduire de l'air dans le foyer. BjB' cendrier. La partie inférieure B^ est une espèce de caisse destinée à recevoir les
escarbilles, et qui se trouve en contre-bas de l'ouverture b du cendrier. b porte de cendrier, montée sur deux gonds horizontaux et s'ouvrant de bas en Jiant.
L'arc endenté l, articulé par une de ses extrémités, passe dans une entaille de
Flg. M. CEiudUN.PvRrili 'pour omît i iipaur. — EàM» l/W*.
DliSCRIPTiON DES CHAUDIÈRES. — N« «1» . m
la porte fr, et maintient cette porte an de^é d'ouverture que Ton désire, ta poiie du cendrier n'a pas de ventouses. GjC sole en fer, montée sur l'encadrement du fourneau. La partie C qui supporte li^ grille est en contre^bas de la sole proprement dite ; elle est fixée au moyen de deux entretoises rivées et munies d'une douille. L'intervalle 2 laisse passer une veine d'air qui frappe la naissance de la grille et se répand ensuit^ sur le combustible. Cet intervalle remplace les trous qui sont d'habitude pratiqués sur la porte a du f(>yer.
c barreaux de grille en fer.
C sommier de grille en fer, fixé sur la tôle du fond, dont il est séparé par une lame d'air 3.
D chambre à feu. au-dessus du fourneau, où se développe la flamme.
d tubes d'eau entourés par la flamme et les gaz provenant de la combustion. Ces
tubes sont en fer; ils sonl simplement renflés et épaulés.
d*jd" plaques de télé des tubes, en acier doux. Ces plaques sont reliées aux enveloppes, hémisphériques K,K, par deux forts tirants T^T, formant aussi entreioise.
E conduits de fumée entre les tubes et autour du cylindre H^
e,e portes placés sur les cétés de la chaudière, pour permettre de nettoyer les conduits de fumée E.
E'^E'' culotte de cheminée et cheminée.
F enveloppe du fourneau et des courants de flamme; cette enveloppe est formée d'une maçonnerie en briques réfractaires logée entre deux tôles.
fjf enveloppe du courant de flamme et de la culotte de la cheminée; elle est formée d'une épaisseur de corps mauvais conducteurs de la chaleur logés entre deux tôles.
pjf enveloppe de la cheminée, construite comme f,f,
G chambre à eau, formée par l'intérieur des tubes, les deux capacités en avant et en arrière des plaques de tête et une partie du cylindre H'.
H,H' coffre à vapeur. Le cylindre H', en acier doux, est riveté sur les plaques de tête d'yd'j par l'intermédiaire de fortes pinces rabattues sur ces dernières. Ce cylindre met en communication les deux parties avant et arrière de la chaudière, et assure la circulation de l'eau dans les tubes.
Hi,Bi réservoirs de vapeur, cylindriques en acier doux, placés un de chaque côté de la cheminée. Us sont fixés au corps de la chaudière par les pattes 4, 4.
A|,As tubulures en fer, faisant communiquer les réservoirs iI|,Ht, avec le cylindre H'.
I régulateur d'alimentation par la machine.
r clapet de refoulement du giflard alimentaire.
K,K calottes en acier doux, boulonnées sur les plaques de tète dfyd!' par l'intermédiaire de fortes cornières 5,5, et constituant, avec les plaques de tète, la chambre & eau G et le coflre à vapeur H.
L,L bottes des soupapes de sûreté, au nombre de deux, une sur chaque réservoir de vapeur H|,Ha.
1,1 Boupapes de sûreté, montées sur les boites L,L.
L',L' leviers des soupapes de sûreté, articulés sur les montants 6,6, lesquels sont venus de fonte avec les boites L, L.
l'jf boites des ressorts chargeant les soupapes de sûreté; ces boites sont articulées en 7,7, sur les hauts des plaques de tète ; l'articulation est portée par un bouchon taraudé qui ferme le fond de la botte /'. Dans chaque botte se trouve un piston sur lequel est montée la tige 8 ; cette dernière traverse le couvercle de la botte, passe dans un œil ovalisé de l'extrémité du levier L', et se serre sur ce levier au moyen de l'écrou 9. Le piston qui est tiré par la tige 8, comprime contre le haut de la botte, un ressort en spirale dont la tension équilibre la poussée de la vapeur sur la soupape. On augmente la tension des ressorts en vissant les écrous 9,9; une graduation faite sur les tiges 8,8 indique la charge correspondante de la soupape.
M cylindre servant de monture au tube de niveau. Le bas de ce cylindre communique avec le bas de la chambre à eau par le tuyau 18 ; le haut communique avec les deux bouts du coflre à vapeur par le double tuyautage 19, 19,
134 DESCRIPTION DES CHADDIËRES. -^ N« 61,
m tube de nîveaa, dont les armatnres 20,20 sont montées sur le cylindre M.
m' robinets-jauges, montés directement sur la calotte K de TavanL
P robinet de prise de vapeur pour la machine, communiquant avec les réservoirs
cylindriques de vapeur Ugfiti P^^ ^^^ tuyaux tf|,Pt* Q • manomètre indiquant la pression dans la chaudière. S sifflet de signal, monté sur une tubulure venue de fonte avec la botte L d'une des
soupapes de sûreté.
T,T deux gros boulons formant entretoises entre les plaques de tète (tjd"^ et les <:a«
lottes K. Ces boulons sont placés dans Taxe de la chaudière.
V tuyaux de vapeur de la machine, se raccordant avec le robinet de prise de
vapeur P.
V tuyau collecteur de la vapeur des deux réservoirs H|, H^ ; sur ce tuyau se troave
un joint glissant 10.
VfjV^ tubulures de communication du tuyau v avec les réservoirs Hi, Hf VijV\ appendices de prise de vapeur. Ces tuyaux pénètrent dans les réservoirs H|,Hs,
s'élèvent jusque vers la génératrice supérieure et sont percés en crépine pour
éviter les entraînements d'eau.
XX ) YyyI ^^^ ^^ coupe
1 arc endenté, articulé à sa partie inférieure et servant d'arrêt à la porte du cendrier.
2 lame d'air entre la sole G et le sommier C de la naissance de la grille.
3 lame d'air entre le sommier G" et le fond du fourneau.
4.4 pattes d'attaches des réservoirs H|, H^, sur la chaudière.
5.5 fortes cornières par l'intermédiaire desquelles les calottes K,K, sont fixées sur les
plaques de tète.
6.6 montants d'articulation des leviers L' des soupapes de sûreté.
7. 7 articulation des bottes à ressort /',/' des soupapes de sûreté.
8.8 tiges taraudées au moyen desquelles on comprime les ressorts des boites l%l\