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ressort R une pression qui tend à le fermer, et les lentilles inférieures s'élèvent. L'élasticité du métal et la pression de la vapeur dans l'intérieur du ressort résistent à. cette pression. Lorsque rezcèsde la poussée de Teau d'alimentation sur la résistance du ressort atteint une certaine valeur, la soupape de tropplein se soulève, et la vitesse d'introduction de Peau dans la chaudière n'augmente plus.
S*il se produit des variations de pression & la chaudière, le ressort R sera plus ou moins résistant ; mais le clapet de trop-plein ne se soulèvera que lorsque Texcès de la poussée de Teau sur la charge du clapet aura atteint la valeur constante assignée* L'eau sera par suite toujours introduite avec la même vitesse, ou du moins avec de faibles variations de vitesse.
N* B^e I^erniera perfeotlonnements apportés aux appareils B^Ueville pour navire. — Le modèle 1872, quoique bien supérieur aux précédents, a néanmoins décelé dans la pratique qu'il comportait encore certains incouTénients, qui peuvent être résumés comme suit ;
1* Difficulté du libre dégagement de la vapeur des tubes contenant l'eau, et situés à la partie inférieure de chaque élément. Il en résulte que lorsque l'allure des feux devient tout à coup très-active, la vapeur formée en grande quantité dans les tubes inférieurs, repousse la colonne liquide au lieu de la traverser, l'entraîne dans le collecteur supérieur, et de là dans l'épurateur. La chaudière est presque vidée, et les tubes sont exposés à des coups de feu. Lorsqu'une nouvelle quantité d'eau envoyée par la pompe alimentaire vient en contact avec ces tubes ainsi surchauffés, il se produit des contractions violentes qui occasionnent souvent des fuites. — Ce même fait se produit lorsqu'on pousse les feux très-activement, la machine dépensant une plus grande quantité de vapeur, si le niveau est élevé. Pour éviter ces entraînements d'eau, il faut tenir le niveau bas, et la vapeur est alors trop surchauffée.
2* L'alimentation directe dsLns le collecteur inférieur occasionne des irrégularités dans le travail des divers éléments, parce que les éléments les plus voisins du débouché de l'alimentation reçoivent de l'eau notablement plus froide que les autres-, ils produisent par suite une moins grande quantité do vapeur; d'autre part, les tubes directement exposés au feu sont soumis à des alternatives de dilatation et de. contraction très-nuisibles, résultant des variations de la température de l'eau d'alimentation.
3* L'obligation de tenir un niveau relativement bas, lorsque les feux sont activement poussés, supprime tout entraînement d'eau dans l'épurateur, et les matières calcaires ou graisseuses que renferme l'eau d'alimentation se déposent sur les tubes.
Pour obvier à ces divers inconvénients, M. BellevilU a adopté, en 1876, un nouveau modèle de chaudières marines qui réalise les perfectionnements suivants:
1. Application de$ hcîtet de raccordement jumelles et à circulationj aux éléments doubles générateurs pour obtenir le libre dégagement de la vapeur et sa séparation de Peau, — Les bottes jumelles mettent en communication par leurs deux extrémités, les fourches qui contiennent l'eau dans chaque élément; elles sont divi-
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sées en deux compartiments par une cloison verticale; ces compartiments communiquent ensemble haut et bas. La vapeur qui se dégage de chacune des fourches vient, en raison de l'inclinaison naturelle que possède chacun des vubes d'un élément double, s'écouler dans le compartiment de droite, lors de son passage au-dessus de la cloison -, cette vapeur, par son changement de direction qui de verticale devient horizontale, projette dans ce compartiment de droite la majeure partie de Peau dont elle est chargée en excès. Cest alors que, très-saturée et mêlée de vésicules d'eau, la vapeur sort de la boîte jumellep&r le tube supérieur du compartiment de droite, pour circuler rapidement dans les tubes supérieurs de l'élément. Les vésicules d'eau se vaporisent au contact de ces tubes, puis la vapeur se rend à Tèpurateur dans un état plus ou moins humide, suivant la hauteur moins ou plus grande du niveau de Teau dans la chaudière.
Chaque boîte jumelle h circulation est raccordée par sa partie inférieure avec le collecteur inférieur, de telle sorte que Teau s'écoule librement du compartiment de droite de chaque boîte jumelle dans le collecteur, pour venir circuler dans la fourche inférieure de chaque élément, où la vaporisation est con> sidérable par le fait de son exposition directe à l'action la plus intense du feu. — On réalise ainsi une circulation dont l'activité est proportionnelle à l'activité du feu et à la quantité de chaleur absorbée par les surfaces de chacune des fourches qui contiennent de l'eau. Par le fait de cette active circulation, trèsrationnelle, puisque l'eau pénètre dans la fourche par le côté opposé k celui où sort la vapeur, les tubes exposés au coup de feu se trouvent complètement à Pabri des brûlures.
En résumé, l'application de boîtes jumelles de circulation procure les importants avantages suivants :
1<> Libre dégagement de la vapeur de chacune des fourches contenant l'eau, et retour assuré de la plus grande partie de l'eau entraînée par cette vapeur.
2* Possibilité de maintenir normalement le niveau de l'eau plus élevé dans le générateur, et par suite de toujours pouvoir former de la vapeur saturée, ce qui est indispensable avec les pressions élevées, à cause du graissage des machines.
3** Circulation libre de l'eau, et retour dans les tubes inférieurs de l'eau déjà chauffée, d'où suppression des variations considérables de dilatation et meilleure utilisation de la surface de chauffe.
II. Application (Tun épurateur de vapeur qui sert en même temps de réchauffeur d'eau d'alimenlalion, avec retour d^eau au générateur, — Cet épurateur est formé d^un cylindre horizontal divisé en deux compartiments superposés, par une cloison régnant sur les trois quarts environ de sa longueur, à partir de la tète. La vapeur venant du générateur pénètre dans. le compartiment inférieur du cylindre par une tubulure, et s^épanouit sous la cloison, en projetant vers l'extrémité opposée du cylindre les vésicules d'eau et les particules calcaires quMle peut avoir entraînées. L'eau d'alimentation pénètre dans le cylindre par une tubulure située sur le côté, à l'arrière, près du fond. L'échaufTement instantané de l'eau qui se trouve ainsi mise en contact avec la vapeur, a pour
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effet de précipiter à Fétat pulvérulent la totalité des carbonates de chaux et aussi la majeure partie du sulfate de chaux. — L'eau d*alimentation ayant ainsi atteint, à cinq ou six degrés près, la température de la vapeur, s'écoule pour faire retour au collecteur inférieur du générateur, en passant par la tubulure de retour d'eau située au-dessous de la cloison, à Tavant de Tépuraieur, et par le déjecteur où les boues calcaires se précipitent. — Les deux extrémités du cylindre-épurateur sont munies de bouchons autoclaves pour le nettoyage intérieur.
L'épurateur de vapeur et réchauffeur d'eau d'alimentation, avec retour d'eau au générateur, réalise les avantages suivants : 1* Épuration de la vapeur.
2* Précipitation des dépôts calcaires contenus dans Peau d'alimentation. 3* Retour au générateur de Teau qui pourrait être entraînée par la vapeur lorsque le niveau est momentanément trop élevé.
V Préservation des coups de feu ou avaries diverses résultant de l'accumulation des croûtes calcaires sur les surfaces les plus exposées au feu.
5* Travail égal des divers éléments composant un générateur, parce qu'ils reçoivent tons de l'eau à la même température élevée.
6* Suppression pour les tubes les plus rapprochés du feu, des effets nuisibles des dilatations et des contractions qui résultaient des intermittences d'alimentation à des températures plus ou moins différentes de celles de la vapeur. 7* Possibilité d'employer avec succès des anticalcaires destinés à précipiter les dernières parcelles de sulfate de chaux, Taction de ces ingrédients devenant aussi complète que possible eu égard à l'absence des entraînements d'eau au dehors.
ClriUe Belleville A circulation d'eau. -~ Les grilles ordinaires ont l'inconvénient d'atteindre, après quelques heures de chauffe, une température assez élevée pour permettre aux mâchefers de se coller, et d'obstruer ainsi, dans une proportion plus ou moins grande, le passage de l'air nécessaire à la combustion. M. BelUville a imaginé un système de grille qui permet d'éviter cet inconvénient. — Le foyer comporte :
1* Une grille tubulaire montée sur un châssis incliné composé de plaques en tôles et cornières. A ce châssis se rattachent haut et bas, les tubes collecteurs des tubes-grilles ; ces collecteurs sont munis, en regard de chaque tubegrille, de bouchons de nettoyage dont le diamètre extérieur est de 50 millimètres. Le collecteur inférieur porte deux tubulures, l'une qui communique avec le tuyau d'alimentation venant des pompes alimentaires, et l'autre par laquelle s'opère la vidange de la grille du générateur. Le collecteur supérieur porte aussi une tubulure à chacune de ses extrémités, toutes deux tie raccordant avec les extrémitésdu collecteur inférimir du générateur.— Aux tubes collecteurs viennent se rattacher les tubes-grilles qui, à leur extrémité inférieure, sont cintrés de la valeurd'une demi-circonférence pour la liberté de leur dilatation ; ils sont suffisamment écartés les uns des autres pour qu'un barreau en fer méplat puisse être placé entre chacun d'eux, afin d'agmenter le nombre des vides destinés au passage de l'air. L'ensemble de la grille tubulaire est incliné d'environ 13 degrés.
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2*^ Une petite grillC) composée de barreaux ordinaires qui sont cintrés suivant un quart de cercle, est disposée à l'extrémité et en contre-bas de la grande pour recevoir les résidus de la combustion. Il existe entre cette petite grille et le collecteur inférieur de la grande, un écartement dans le sens vertical suffisant pour Textraction des .scories.
3* Un cendrier en tôle, sur lequel est disposé une barre d*appui transversale pour un crochet spécial, à, Paide duquel on opère Textraction des scories accumulées sur la petite grille.
L*eau froide d^alimentation arrive dans le collecteur inférieur de la grande grille, circule en s^élevant dans les tubes inclinés pour se rendre dans le collecteur supérieur de la grille et de là dans le collecteur inférieur du générateur.
— Les tubes-grilles sont toujours ainsi remplis d^eau à faible température ; il en résulte que les mâchefers, à mesure qu'ils se déposent, sont refroidis par ce contact et ne peuvent se souder ni entre eux ni à la grille.
L'allumage des feux se fait simultanément par les deux extrémités du foyer, c'est-à-dire par la petite grille et en tète de la grande. Pour la charge da fourneau en marche, on emploie d'abord un outil spécial à dents, au moyen duquel on racle de Tavant à l'arrière la partie supérieure de la grille tabulaire, ce qui fait tomber tous les mâchefers sur la grille du fond. En ramenant l'outil légèrement soulevé, on égalise le combustible qui a été repoussé dans le fond, puis on place le combustible frais sur l'avant de la grille tubulaire. Ce mode de chargement du fourneau est très-avantageux, tant au point de vue des facilités du travail qu'au point de vue de la bonne utilisation du combustible.
— Le décrassage s'opère seulement sur la petite grille du fond, et par suite le fourneau n'est paralysé, pendant cette opération, que dans une mesure très- restreinte. — Le système de grille qui nous occupe constitue certainement un progrès remarquable.
IV* 61? Fonctionnement des ehaudiéii»es Believille. — Le
principe sur lequel sont fondées les chaudières Believille est le suivant : faire arriver sûr des surfaces très-chaudes, de Veau qui se vaporise rapidement et se renouvelle de même.
Dans ces chaudières, l'eau refoulée par la pompe alimentaire pénètre dans le collecteur inférieur, d'où elle s'élève dans chaque élément. Les tubes étant entourés de gaz chauds sont à une température très-élevée ; conséquemment à mesure que l'eau s'élève, elle s'échauffe, et son mouvement ascensionnel continuant, elle ne tarde pas à se transformer en vapeur. Cette vapeur se rend d'abord dans le tube diviseur qui régularise en quelque sorte sa pression, puis dans l'épurateur où elle se débarrasse des particules aqueuses qu'elle est susceptible d'entralner.'EnOn de l'épurateur, la vapeur se rend dans les boites à tiroirs de la machine.
Au repos sans pression, le niveau est parfaitement net dans les tubes, et se trouve d'ailleurs à la hauteur indiquée par le tube-jauge. Mais dès la mise en marche, l'eau n'a plus de niveau dans les tubes. La vapeur formée dans les tubes inférieurs entraîne en s'élevant, une quantité d'eau d'autant plus grande que la formation de la vapeur est plus rapide ; le niveau est détruit,.
et les tubes qui avoisinaient ce niveau, au-dessus et au-dessous, renferment un. mélange de vapeur et d'eau d'autant moins dense que le tube que Ton considère est plus élevé. — La circulation de l'eau ainsi divisée est éminemment favorable k l'absorption rapide du calorique, et, ;en général, il n'y a pas k craindre que les tubes soient brûlés.
Les proportions de la chaudière sont combinées de telle sorte que l'eau qui circule dans l'intérieur des tubes, se trouve complètement transformée en vapeur après en avoir parcouru seulement une partie. De la sorte, les tubes inférieurs contiennent toujours de l'eau, et les tubes supérieurs de la vapeur. Ici, il n'existe point de grands réservoirs d'eau comme dans les chaudières ordinaires; mais, par contre, la continuité de l'alimentation est d'une nécessité absolue. Sous ce rapport, les anciennes chaudières étaient défectueuses ; les nouvelles au contraire, celles & éléments doubles et à tubes inclinés, avec adjonction du régulateur d'alimentation à pression constance, paraissent trèsbien agencées. Dans les derniers essais faits sur VHirondelle^ l'alimentation des nouvelles chaudières n'a jamais manqué; le niveau est resté à peu près régulier, oscillant seulement de quelques centimètres. Les robinets gradués à soupape, à l'aide desquels on règle l'alimentation de chaque corps de chaudière du nouveau système, n'exigent pas une manœuvre constante. Cette manœuvre ne se fait qu'aux changements d'allure de la machine. Pour une allure donnée, le robinet gradué dans chaque corps est ouvert d'une môme quantité, indiquée du reste par la graduation correspondante à Tallure adoptée. Si à un moment donné le nombre de tours de la machiné augmente légèrement, la vapeur se surchauffe davantage^ et pour un même poids produit plus de puissance; si au contraire le nombre de tours diminue un peu, le niveau s'élève dans l'appareil tubulaire, et la vapeur produite est plus humide. Mais comme l'eau entraînée par la vapeur se dépose dans Fépurateur, la perte de chaleur n'est pas considérable si la purge de ce récipient aboutit dans la bâche. 11 est facile de comprendre qu'une môme ouverture des robinets gradués ne saurait convenir à toutes les vitesses, et que lorsque les écarts dans l'allure dépassent une certaine limite, il faut rectifier l'ouverture de ces robinets.
Lorque plusieurs corps de chaudières fournissent de la vapeur au môme appareil moteur, l'alimentation ne se fait pas toujours très-régulièrement dans toutes les chaudières à la fois. On peut corriger les écarts qui se produisent par une manœuvre intelligente des portes de cendriers. Si par exemple le niveau baisse à une chaudière, c'est qu'elle fournit plus de vapeur que les autres ; en fermant un peu la porte du cendrier, on diminue l'activité de la combustion et parsuite celle de la vaporisation, et le niveau se rétablit sans qu'il soit besoin de toucher au contre-poids du flotteur du régulateur d'alimentation ou au robinçt régulateur. Si, par contre, le niveau est trop élevé, on augmente la vaporisation en ouvrant davantage la porte du cendrier, et le niveau baisse sans qu'il soit besoin de toucher aux organes d'alimentation. La manœuvre que nous indiquons ne peut naturellement être pratiquée qu'autant que les chaudières en fonction sont très-puissantes, eu égard à la quantité de vapeur à fournir à l'appareil moteur.
Dans ce genre de chaudières, comme dans tous les types à eau dans les tobee, il y a des variations sensibles de pression èi chaque charge de fourneau. Celatieot à ce que la surface de chauffe, étant en grande partie directe, reçoit principalement la chaleur par rayonnement; or ce rayonnement est notablement diminaé lorsqu'on a mis du charbon frais par-dessus lecharbon incandescent qui recouvrait la grille. De là un abaissement momentané de pression, qu'il faut corriger en effectuant de petites chargessouvent renouvelées. Le système de grille tubulaire dont il est question au n* 61^, est éminemment propre à éviter Pinçonvénient dont il vient d'être question.
Les chaudières BelUville sont destinées à fonctionner à Peau douce, et par suite à alimenter, en marine, des machines avec condensation par surface. Néanmoins, on peut être appelé à fonctionner dans certains cas, soit avec de Peau saumàtre, soit même avec de Peau salée. En principe, ces appareils étaient munis d'un réparateur des pertes d^eau douce qui est décrit au n* 61,0 ; ce réparateur, qui envoyait d'ailleurs souvent de Peau salée au condenseur, est aujourd'hui abandonné. On répare les pertes en alimentant avec Peau de mer. D'autre part, l'introduction de Peau de la mer dans les chaudières peut avoir lieu accidentellement, à la suite de fortes fuites dans les joints des tubes du condenseur à surface.
S'il s'agit de réparer les pertes, on affecte généralement à cette opération une seule chaudière, qui est alors alimentée directement par le petit cheval, et on tient le niveau très-élevé, en diminuant le contre-poids du flotteur du régulateur d'alimentation, ou en ouvrant d'une plus grande quantité le robinet régulateur. Grâce à ce niveau élevé, la vapeur entraîne de Peau dans Pépurateur, et cette eau est ensuite rejetée à la mer. A cause de la circulation rapide de Peau dans les tubes, le sel n'a pas le temps de devenir adhérent, et Peau Pemporte dans Pépurateur-, Pexpérience a pleinement confirmé ce fait. La hauteur du niveau à maintenir dans la chaudière est réglée d'après les indications du salinomètre dans Peau prise k Pépurateur; la concentration de cette eau se maintient généralement à 3* ; si le degré de salure est plus élevé, les entraînements d'eau sont insuffisants et il faut tenir url niveau plus haut ; si le degré de salure est plus faible, les entraînements d'eau sont trop considérables et on peut tenir le niveau plus bas. La vapeur fournie par cette chaudière va travailler dans les cylindres, puis elle passe du condenseur dans la bâche à eau douce, et de là dans les réservoirs destinés à la recueillir. Lorsque ces réservoirs sont pleins, il convient, si les circonstances le permettent, de supprimer le fonctionnement de la chaudière alimentée à Peau de mer et de la vider complètement. Toutefois, si cette opération ne peut être faite, on se contente de supprimer l'alimentation au petit cheval, en rétablissant celle de la machine ; le niveau est provisoirement maintenu élevé, jusqu'à ce que le degré de concentration de Pépurateur soit descendu à 1* du salinomètre ; puis ce niveau est réglé à la même hauteur que dans les autres chaudières.
Dans le cas de fortes fuites par les joints des tubes du condenseur, on est obligé de tenir le niveau élevé à toutes les chaudières en fonction, afin de faire extraction par Pépurateur dans chacune d'elles. Pour être prévenu
k lemps de Texistence de ces fuites il convient de plonger fréquemment le salinomètre dans de Teau prise à la bâche à eau douce. Dès que ce salinomètre accuse 2*, il faut élever le niveau et faire de petites extractions par Tépurateur. L*eau d'extraction est naturellement rejetée à la mer.
IV* Bfg Avantages et inconvénieiits des ehaudières
BellevUle. — Tel qu*il est constitué, avec son cylindre de retenue formant réchauffeur d'eau d'alimentation, ses bottes jumelles à circulation, son régulateur d'alimentation à volume constant, et enfin sa grille tubulaire, le modèle de 1876 nous paraît un générateur des mieux entendus et le plus propre à être employé dans la marine.
Grâce au cylindre de retenue d'eau, formant collecteur supérieur pour chaque générateur, Teau n'est pas entraînée au dehors, les tubes inférieurs ne sont jamais alimentés à Teau froide, le volume d'eau par cheval est augmenté, le niveau est plus stable, et il y a moins de variations dans la pression *, car la production de vapeur est beaucoup plus régulière.
Le régulateur d'alimentation à régime permanent et à volume d'eau déterminé, assure l'alimentation dans toutes les circonstances, même par les plus mauvais temps, et indépendamment de toute bande ou roulis.
Les boîtes jumelles à circulation permettent à la vapeur de se dégager librement, et assurent le retour de Teau entraînée. Il en résulte une circulation très-active, éminemment favorable à la bonne utilisation de la chaleur. Le niveau étant plus stable et pouvant être tenu plus élevé, tous les éléments fournissent de la vapeur qui entraîne un petit excès d'eau. Cette circonstance fait éviter les corrosions dues à la décomposition du chlorure de magnésium par la vapeur surchauffée, ainsi que celles qui pourraient provenir des acides gras, et enfîn les cristallisations résultant de l'alimentation momentanée k l'eau de mer.
L'application du foyer à grille tubulaire avec circulation d'eau, procure une conduite des feux facile, et permet de décrasser rapidement les feux sans fatigue et sans diminution sensible de l'activité du foyer. La combustion est plus régulière et par suite la production de vapeur plus constante. Le combustible est mieux utilisé.
D'autre part, par leur nature même, les chaudières Belleville présentent les avantages suivants.
I.— Inexplosibilité; ou plus exactement danger très-limité en cas de rupture d'un tube, en raison de la faible quantité d'eau que renferme la chaudière. IL — Possibilité d'employer sans danger des pressions très-élevées, ce qui permet de faire fonctionner les machines à grande détente, et par suite de réaliser toutes les économies de combustible que peuvent permettre les machines Woolf. 111. — Prompte mise en pression, en raison du faible volume d'eau, ce qui permet de porter rapidement un secours, d'être k l'abri d^une surprise, d'attendre ou d'observer l'ennemi sans se signaler par la fumée et sans user l'approvisionnement de combustible pour se maintenir en pression ; de pouvoir échapper à un péril résultant soit du voisinage d'un bâtiment incendié dans un port, soit de la rupture des chaînes ou du dérapage des ancres lors-
que le bâtiment est surpris au mouillage par un coup de vent; enfin, de mettre à profit une occasion favorable et imprévue.
IV. — Economie de combustible résultant de la répartition des gaz chauds entre les surfaces très-divisées, de Texposition de la plus grande partie de ces surfaces à la chaleur rayonnée par le foyer, de Tactive circulation de Teau dans les tubes , de la propreté des surfaces de chauffe, en raison des facilités des nettoyages intérieurs et extérieurs, de la conduite facile et régulière des feux, enfin de remploi sans danger des pressions élevées.
V. — Faible encombrement et légèreté relative, résultant du faible volume d^eau et de la bonne utilisation des surfaces de chauffe, ce qui permet d'augmenter la puissance sans surcroît de charge.
A égalité de surface de chauffe et de grille, la réduction de poids par rapport aux chaudières cylindriques timbrées à 4^, est d^environ 50 pour 100, cette différence serait plus considérable avec 8 et 10 kilogrammes de pression.
VI. — Abaissement considérable des générateurs, et leur mise à Tabri des projectiles ennemis. Cet avantage est très-important, surtout pour les petits bâtiments. D'autre part, les dangers provenant de la pénétration d'un projectile dans un appareil évaporatoire sont bien moindres avec les chaudières BellevUle qu'avec les générateurs ordinaires, et Tavarie se trouvera toujours plus limitée avec les premières chaudières qu^avec les secondes.
VII. — Faculté de pouvoir sans danger augmenter momentanément la pression, et par suite accroître la puissance du moteur, lorsque, dans certaine circonstances de mer ou dans une situation périlleuse, il faut, coûte que coûte, obtenir promptement de la machine le maximum de vitesse réalisable.
VIII. — Suppression des projections d'eau dans les cylindres, point très-important pour les bâtiments d'escadre qui doivent tenir leur poste, et surtout devant l'ennemi.
IX. — Facilité de réparation, résultant de ce que les divers éléments d'un générateur peuvent se démonter séparément.
X. ^ Facilité d^entretien, les nettoyages tant extérieurs qu'intérieurs pouvant être faits très-aisément.
XL — Facilité d'installation et d*embarquement, le montage abord se faisant par Tassemblage successif de pièces détachées dont la manœuvre est facile, chaque pièce étant d'un poids et d*un volume relativement faibles.
Les chaudières BelleviUe des anciens modèles présentaient pour la marine des inconvénients très-sérieux, que Ton peut résumer comme suit :
I. — Le dégagement de la vapeur n'était pas suffisamment assuré ; il en résultait des entraînements fréquents d'eau, et très-souvent la vidange du générateur, d'où des coups de feu.
II — L'alimentation était très-difficile par mauvais temps.
III. — La production de vapeur était très-sensible aux variations de l'intensité des feux, et, par suite, aux opérations de charge et de décrassage.
DESCRIPTION DES CHAUDIÈRES. — N'» 61, 14i
IV. — Le niveau était souvent instable par suite de la faible capacité du réservoir et des irrégularités de Talimentation.
V. — Enfin, les tubes inférieurs des éléments étaient exposés à des variations considérables de dilatation, résultant des alternatives de la température de l'eau qu'ils renfermaient. L'eau d'alimentation ne se distribuait d'ailleurs pas également bien dans tous les éléments.
Avec le modèle de 1876, tel que nous Tavons décrit, et avec l'adjonction de Fépurateur, des bottes jumelles, du régulateur d'alimentation à régime permanent et enfin avec l'emploi de la grille tubulaire, tous ces inconvénients ont disparu \ les chaudières Belleville sont devenues véritablement pratiques, et n'exigent pas l'emploi de chauffeurs plus intelligents que ceux qui conduisent les chaudières ordinaires.
N* BI9 Considérations diverses relatives aux citaudières Belleville et en §^énéral aux cliaudières à, luLute pression. — L'élévation du prix des combustibles, la nécessité pour le constructeur du navire de réserver des espaces et un tonnage de plus en plus considérables pour l'armement des bâtiments de guerre et pour l'aménagement des paquebots, donnent à la bonne utilisation de la chaleur dans les machines à vapeur marines une importance qui augmente chaque jour. Cette bonne utilisation ne peut être obtenue que par l'emploi de pressions élevées. Quelques ingénieurs limitent à 8 atmosphères la pression à réaliser ; d'autres n'hésitent pas à la porter jusqu'à 12 et même 15 atmosphères. Les pressions de 5 atmosphères s'emploient déjà très-couramment, et la réalisation des progrès importants qui attendent les machines marines, est subordonnée à la combinaison d'une bonne chaudière à haute pression.
Cette situation a donné naissance à trois types principaux de chaudières à haute pression actuellement employées pour la navigation maritime, savoir :
Premier ttfe. — Chaudièret tubulairet qfUndriques (n^ 60, «t 4) à foyers intérieurs, avec tubes de fumée en retour ou en prolongement du foyer.
Deduêmb ttpe. — Chaudières à lube$ d'eau verticaux inclinés ou horizontaux (n^ 61. et s), les tubes étant fixés d'une manière rigide par leurs deux extrémités, à des réservoirs ou collecteurs de forme quelconque.
TEoisiivE TYPE. — Chaudières Belleville (n^ 6I4 «t %), composées exclusivement de tubes inclinés, constituant un faisceau formé d'éléments doubles.
Conditions à, remplir par une cliaudière A haute pression. — Toute chaudière marine à haute pression devrait pouvoir remplir les conditions suivantes :
Sécurité; économie du combustible; économie de poids et d'encombrement ; facilité de conduite; facilité des netioyages; facilité des réparations ; absence dientraînements d'eau ; régularité de marche.
Sécurité. — Celte condition essentielle doit se placer en première ligne : elle doit être réalisée non-seulement lorsque la chaudière est neuve, mais encore lorsqu'elle a un certain temps de service. A ce point de vue, les chau-
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dières à faces planes doivent être proscrites, et la ,forme cylindrique est seule acceptable pour les hautes pressions. Toutefois, les chaudières cylindriques os t encore des points faibles : ce sont les faces planes qui forment les plaques de tète et la boite à feu, et que Tonne peut faire sphériques à cause des tubes. Or, Texpérience démontre que les variations de tension que subissent, sous raction de la vapeur, les parois planes des chaudières, occasionnent après un temps de service plus ou moins long, la déformation et la rupture de ces parois, même sans qu'il y ait une usure prononcée.
Le danger d'explosion croît d'ailleurs rapidement avec le diamètre de la chaudière ; il en résulte que les diamètres des chaudières cylindriques doi • vent être forcément restreints, et d'autant plus faibles que la pression est plus élevée, à moins de donner aux tôles des épaisseurs énormes, augmentant le poids dans des proportions considérables. En outre, dans le cas de rupture, la puissance destructive est proportionnelle à la capacité du récipient; elle est par suite beaucoup plus grande avec les chaudières du premier type qu'avec celles du second, et plus grande avec les chaudières de second type qu'avec celles du troisième.
Pour qu'une chaudière soit réellement inexplosible et offre une entière sécurité, il est indispensable qu'elle possède un réservoir d'eau et de vapeur très-limité, et que dès lors elle ne soit formée que de tubes. — Le type Belfeville réalise seul complètement cette condition essentielle.
Économie du «sombustible. — L'économie du combustible résulte de la réalisation des trois conditions suivantes :