‹ Les nouvelles machines marines, supplément au Traité des appareils à vapeur de navigationChapitre 20 sur 89 · PI. VII · texte numérisé non relu

PI. VII

élevé de six à huit centimètres environ^ que celui de Teau dans Tappareil tabulaire. Celte différence provient du refroidissement qu'éprouve la vapeur dans le tuyau 15, et de Pentralnement de Teau des tubes du générateur par la vapeur naissante.

r sifflet de signal, monté sur Tépurateur Vj près de la soupape de sûreté.

S manomètre métallique indiquant la pression de la vapeur.

T carlingues en fer constituant le plan de pose des chaudières.

5 écrou à oreille servant à manœuvrer le petit clapet à charnière qui règle Téchap-

pement de la vapeur dn cylindre par la tuyère e^,

6 robinet de décharge et tuyau par lequel la vapeur se rend dans le siphon à vapeur

ou giffard de cale. C*est aussi par ce tuyau qu'on évacue habituellement Texcés de la vapeur produite dans la chaudière.

7 robinet de purge de l'épurateur ; lorsqu'on est obligé de marcher accidentellement

à Peau salée, ce robinet reste ouvert et sert de robinet d'extraction. Dans ce cas, on tient le niveau très-élevé pour déterminer des entraînements d'eau dans réparateur. Un petit tuyau que l'on raccorde sur le robinet 7, rejette l'eau à la mer.

8 robinet et tuyau d'échappement permettant d'envoyer directement la vapeur de la

chaudière dans la cheminée^ pour activer le tirage quand la machine ne fonctionne pas.

9 tuyau de refoulement de la pompe alimentaire.

10 tuyau de refoulement de l'injecteur alimentaire.

1 1 réservoir en communication avec une caisse à eau douce placée en abord et con-

tenant la provision d'eau d'alimentation. Le réservoir 11 est muni d'une soupape de trop-plein qui permet à l'eau envoyée par les tuyaux 9 et 10, de retourner dans la caisse à eau douce quand le robinet automoteur n ne peut pas débiter toute l'eau refoulée.

12 système de leviers et de contre-poids pour charger convenablement la soupape de

trop-plein et la maintenir sur son siège tant que le robinet n est suffisamment ouvert.

12' tuyau de communication de la soupape de trop-plein avec le réservoir d'alimentation.

13 botte à crépine dans laquelle passe Teau d'alimentation en sortant du réservoir 11.

La crépine a pour but de débarrasser cette eau des impuretés qu'elle est susceptible d'entraîner et qui pourraient engager le robinet automoteur d'alimentation n.

14 robinet ou bouchon de vidange du cylindre-niveau Q.

15 tuyau de communication du cylindre-niveau Q avec le collecteur supérieur G.

16 tuyau de communication du cylindre-niveau Q avec le collecteur inférieur G'.

N^ Bf B Appareil évaporatoire Belleville pour nav!

Fiff 5 "^^^^ appareil évaporatoire Belleville pour navire se compose de plasieurs corps comprenant chacun un groupe de tubes formant un générateur distinct, dans le genre d*une chaudière de canot. On voit en fig. 5, pL Vil, un appareil évaporatoire pour navire comprenant 12 corps de chaudière.

Pour le légendement de cet appareil, on a adopté les mêmes lettres que sur la chaudière de canot, fig. 37 du texte, aux compartiments, pièces et organes de même nom et de même fonction. Il suffira donc de se reporter à la légende de cette figure, sauf pour les parties suivantes, qui n*ont pas leurs correspondantes dans le générateur de canot, ou qui possèdent ici un agencement ou un usage tout à fait différent de celui qu^elles ont dans ce générateur.

g boulons à champignons reliant la maçonnerie à l'enveloppe.

m| tuyaux d'échappement à travers lesquels s'écoule la vapeur qui sort par les soupapes de sûreté. Les tuyaux d'échappement des corps de l'avant aboutissent à un

DESCRIPTION DES CHAUDIÈRES. — N« 6i^ 151

tayau commun qui remonte le long de la cheminée. Il en est de môme pour les chaudières de Tarrière.

n' robinet gradué à soupape, placé sur le tuyau de refoulement de la pompe d'alimentation k Tautomoteur alimentaire. Ce robinet sert, concurremment avec Pautomoteui , à régler l'alimentation .

u petites portes fermant les trous de la toiture par lesquels on a introduit les escarbilles entre les deux tôles de Tenveloppc et de cette toiture.

Au lieu du système tubulaire représenté en fig. 5, pi. VIL M. Bellevilte a adopté en 1872 un nouveau modèle qui a été appliqué à tout un côté de l'appareil évaporatoire de V Hirondelle.

Le nouveau système tubulaire est formé d^éléments doubles. Cette disposition est obtenue en plaçant les boites de raccord horizontalement et en inclinant un peu les tubes d*une même boite en sens contraires Tun de Tautre. Ces tubes sont vissés comme d'habitude dans deux bottes de raccord semblables à la première, mais superposées. L^inclinaison des tubes est de 8 centimètres par mètre pour le tube inférieur de chaque élément, et de k centimètres par mètre pour tous les autres.

Il résulte de ces diverses modifications un meilleur dégagement de la vapeur, et, de plus, une vidange. complète des tubes lorsque Tappareilne fonctionne pas, ce qui ne peut être obtenu avec Tancienne disposition.

Mais par contre, la surface de chauffe est plus petite, bien que le diamètre des nouveaux tubes soit un peu plus grand que celui des anciens ; car chaque corps de chaudière du nouveau système ne possède que 108 tubes, au lieu de 156 que contenaient les anciens corps. On n*a d'ailleurs rien changé à Tagencement des tubes entre eux et avec les collecteurs.

Description détaillée de l'épurateur dans les chaudièreii BellevlUe. — Les organes que Ton rencontre dans les autres chaudières se retrouvent dans les appareils Belleville; mais il y a en plus, dans ces derniers appareils, un épurateur et un système d'alimentation présentant des dispositions spéciales.

L'épurateur a pour but de dépouiller la vapeur de l'eau qu'elle a pu entraîner Fîg. «^ en sortant du générateur. On évite ainsi les projections d'eau dans les cylin- pi. vu. dres, et le mauvais fonctionnement qui résulte de l'emploi d^une vapeur humide. Cet organe est représenté à grande échelle par lai fig. 6, pi. VII; la légende adjointe à. cette planche en donne une description détaillée.

En général, il n'y a qu'un épurateur par appareil évaporatoire. Cet organe ^ trouve placé sur le trajet du tuyau de vapeur. Dans Tappareil évaporatoire complet représenté en fig. 5,p/. VII, l'épurateur est placé dans le plan diamétral du bâtiment, entre les chaudières et la machine-, il repose sur un socle formé par une forte cornière circulaire, en fer.

Depuis 1872, M. Belleville a apporté à l'épurateur les modifications suivantes : la cloison intérieure n'existe plus, la vapeur pénètre dans l'épurateur par un tuyau recourbé horizontalement, sur une demi-circonférence, et légèrement incliné de haut en bas. Il en résulte que les parties solides ou liquides entraînées par la vapeur, sont projetées tangentiellement avec la vitesse

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acquise, contre la paroi intérieure de Tépurateur, le long de laquelle elles continuent leur mouvement hélicoïdal sous un angle d'environ 30 degrés. Par Teifet de leur pesanteur et de la direction descendante qui leur est imprimée par le tube en spirale, elles se réunissent à la base de Tépurateur. La vapeur, en vertu de sa faible densité et de son élasticité, se trouve ainsi séparée des particules liquides et solides qu'elle avait entraînées, et sort par un tuyau placé au sommet de Tépurateur. — Cet appareil fonctionne bien, même quand la vapeur est fortement chargée d'eau.

Description détaUlée du cylindre-niveau et de Tautomo-

teur d'alimentation. -— Chaque corps de chaudière est muni d'un appa-

i^- 7, reil de niveau monté sur un organe qui règle automatiquement l'alimentation.

PI. VII. Cet organe est représenté à grande échelle par la fig. 7 pi. VII ; la légende

adjointe à cette planche en donne une description détaillée.

L'alimentation est sans contredit la partie délicate des chaudières Belleville. En effet, si le niveau de Teau ne se maintient pas à très-peu près à la même hauteur pendant le fonctionnement de l'appareil, on risque d*avoir des entraînements d'eau, si le niveau s'élève trop haut*, ou de rougir les tubes, s'il tombe trop bas. Or, pour maintenir le niveau à peu près constant, il faudrait envoyer à chaque instant dans l'appareil tubulaire, quelle que soit l'aliure de la machine, une quantité d'eau strictement égale à celle qui est vaporisée dans le même temps.

Pour les chaudières fixes, cette difficulté a été pleinement résolue par M. Belleville, à l'aide de la soupape de trop-plein et du robinet automoteur d'alimentation. Mais sur les bâtiments, l'emploi du robinet automoteur d'alimentation ne donne pas toujours des résultats aussi satisfaisants que ceux que l'on obtient à terre.

Pour se rendre compte de la manière dont s*opèrent l'alimentation et la circulation de l'eau dans le système tubulaire, en emploie parfois des chevilles fusibles. Ces chevilles, que l'on incruste dans les bottes de raccord des deux ou trois rangées inférieures de l'avant, ne fondent que lorsque les bottes manquent d'eau. Les indications fournies par ces chevilles n'ont de valeur qu'autant que les tubes sont engorgés; car avec des tubes propres, les indications du tube de niveau d'eau sont suffisantes. Les chevilles fusibles ne sont habituellement employées que dans les essais.

Pour assurer l'alimentation à bord comme à terre, M. BellemlU a proposé récemment un autre dispositif qui a pour but de régler la vitesse d'introduction de l'eau d'alimentation dans la chaudière et de maintenir cette vitesse constante; on remédie ainsi aux irrégularités de la distribution de l'eau dans les divers éléments tubulaires, qui résultaient des variations de la pression de la irapeur ou de la poussée des pompes alimentaires. Cette nouvelle disposilion est représentée par la fig, 7 hii^ pi, VII; elle est décrite dans la légende de cette planche.

Fig. 7 bit, I^ soupape de trop-plein est chargée par le contre-poids <, mais peut recevoir on accroissement de charge du ressort R, en agissant sur la vis qui termine TextréàiHé de sa tige et qui appuie sur le levier V, Quand la pompe alimentaire fonctionne et que Teau pénètre dans le régulateur, cette eau exerce sur le

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