‹ Les nouvelles machines marines, supplément au Traité des appareils à vapeur de navigationChapitre 36 sur 89 · APPAREILS A VAPEDR POUR GOUVERNAIL. — N · texte numérisé non relu

APPAREILS A VAPEDR POUR GOUVERNAIL. — N

barre de manœuvre A |. Celle-ci agit à son tour sur la barre A, qui vient sur tribord. Dans le mouvement de la barre de manœuvre Ai, Taxe d'oscillation 10 du levier M se déplace sur bâbord ; tant que les drosses agissent, Textrémité avant de ce levier M se déplace aussi sur bâbord, et les positions relatives de son extrémité arrière et de Taxe 1 ne varient pas sensiblement \ il en résulte que le petit tiroir d du petit servo-moteur démasque toujours les mêmes orifices. Par suite, le piston p continue sa course de tribord sur bâbord, entraînant le tiroir D. L'introduction et Tévacuation du grand servo-moteur ne changent pas, et la barre A vient de plus en plus sur tribord.

Lorsque Paxiomètre indique inclinaison voulue de la barre, les drosses de manœuvre sont tenues immobiles et l'extrémité avant du levier de manœuvre M devient un point fixe. Le piston P continuant d'agir, Tarticulation 10 du levier M se déplace encore sur bâbord, avec la partie avant de la barre A,, et il en est de même de Textrémité arrière du levier M. Le mouvement de cette dernière extrémité du levier M, entraine le tiroir d sur tribord, et peu à peu ce tiroir vient se placer à demi-course, ce qui a lieu lorsque Taxe de l'articulation X vient se placer sur Taxe du tourillon d'oscillation 1 de la barre A|. Toutefois, la barre n'est pas encore immobile, puisque le tiroir D démasque toujours les mêmes oriGces. Le mouvement se continue encore ; l'articulation x passe sur bâbord par rapport k Taxe d'oscillation 1; le tiroir d est déplacé sur tribord, et démasque Torifice du haut de son cylindre pour l'introduction et celui du bas pour l'évacuation. Le piston p revient sur tribord, et place le tiroir D à demicourse. A ce moment, les deux orifices du cylindre C sont ouverts ; la pression est égale sur les deux faces du piston P, et l'action de l'eau sur le gouvernail fait rétrograder ce piston ; mais cela très-lentement, à cause de l'action de son cylindre-frein, dont les tiroirs sont à mi-course. Le point d'attache y des drosses de manœuvre étant toujours fixe, le mouvement rétrograde de la barre A| porte l'articulation x sur bâbord et fait passer cette articulation sur l'axe 1, le tiroir d étant alors à demi-course ; puis cette position est franchie et le tiroir d est encore déplacé sur bâbord, ouvrant l'introduction du bas et l'évacuation du haut. Le piston p marche également sur bâbord, déplace le tiroir D, et finalement, la vapeur agit de nouveau dans le bas du cylindre C, et le piston P ramène de nouveau la barre A sur tribord. Puis le mouvement recommence en sens contraire, et ainsi de suite ; le gouvernail n'est jamais immobile ; il oscille sans cesse autour de la position qu'on veut lui faire occuper. — 11 résulte de cet état de choses, une dépense continuelle de vapeur par les deux cylindres du servo-moteur.

S'il survient un coup de mer qui frappe le gouvernail, celui-ci cède en réagissant sur le piston h qui refoule l'eau du frein hydraulique H. Ce frein modère l'amplitude de l'oscillation de la barre et donne le temps aux servo-moteurs d'agir à leur tour pour ramener cette barre dans sa position normale. La résistance du frein hydraulique peut être augmentée où diminuée suivant le temps, en faisant varier la charge d'une soupape placée sur une communication directe entre les deux bouts du cylindre de ce frein. Cette soupape doit être d'autant moins chargée que la mer est plus grosse.

La vue 2* de la fig* 23, pi. VIII, représente la variante de servo-moteur ima-

Page 1