‹ Les nouvelles machines marines, supplément au Traité des appareils à vapeur de navigationChapitre 40 sur 89 · APPAREILS A VAPEUR POUR GOUVERNAIL. — N · texte numérisé non relu

APPAREILS A VAPEUR POUR GOUVERNAIL. — N

choD E tourne à droite de Taxe a; les centres des excentriques se déplacent sur un arc de cercle qui a pour centre a, et pour rayon aA = 21"". Les rayons d^excentricité deviennent successivement Ax, Ay, A2, Ai. Dans cette dernière position, Tangle de calage iAM vaut 110*, et la course des tiroirs vaut 41>"n. Les machines se mettent en route, et font tourner Farbre A dans le sens du déplacement subi par les excentriques. Il en résulte que le mouvement se continuera si,, pendant que la machine tourne, on agit sur le volant de manœuvre pour maintenir Téccou F à son poste sur le bout fiieté de 0, car Tangle de calage MAi conservera sa valeur. Mais si Ton arrête le volant de manœuvre à Findication qui correspond à Tangle de barre que Ton veut avoir, le mouvement de Tarbre A, et par suite du bout Oleté de «, fera rétrograder sur la droite Técrou F; ce dernier entraînera le manchon ^ qui, à son tour, fera tourner le manchon E des excentriques sur la gauche. L'angle de calage et le rayon d^excentricité diminueront peu à peu, jusqu'à ce que le centre des excentriques étant revenu sur Taxe de Farbre A, le tiroir n'ait plus de course; la machine sera alors stoppée. -— La même manœuvre, mais en sens inverse, se produit lorsqu^on veut porter la barre de Fautre bord.

Frein. — Le servo-moteur fait lui-même Foffîce de frein lorsque le gouvernail reçoit un coup de. mer. La poussée est transmise par les drosses au treuil a\ à la roue R et par suite au pignon r. En temps ordinaire, Félasticité des drosses suffit à amortir le choc, et la machine motrice a très-peu de mouvement. Mais si le pignon r et par suite Farbre A tournent, il en résulte un mouvement du servo-moleur qui ouvre la distribution pour corriger cet écart. Le mouvement à gauche, par exemple, de Farbre A, fait que le bout taraudé e tire sur Fécrou F, et il se produit le même déplacement angulaire que lorsqu'on faisait tourner cet écrou à droite au moyen du volant de manœuvre; c^est-à-dire que les centres des excentriques viennent successivement en x, y, 2..., etc. Dès que les oriGces des cylindres sont suffisamment démasqués par les tiroirs, la machine se met en marche dans le sens de la flèche, c'est-à-dire que Farbre tourne à droite, et ramène la barre au point où elle était. L'écrou F étant tenu immobile par la roue de manœuvre, le mouvement de Farbre ramène les centres des excentriques en A. Les écarts de la barre sont diminués par le serrage du frein N.

Embrayage», — Quand le moteur à vapeur fonctionne, le treuil a' est engrené avec la roue R. Quand pour une raison quelconque, on veut manœuvrer à la main, il suffit d'agir sur le volant ky pour tirer le treuil a* en arrière, et Fembrayer avec le manchon G, en ayant la précaution de faire tourner ce manchon pour que les empreintes se présentent bien. Il va de soi que si cette opération se faisait à la mer, il faudrait mettre la barre droite et serrer fortement le frein N. La manœuvre inverse s'effectue pour embrayer le treuil a' avec la roue R, et par suite avec le moteur à vapeur.

Cet appareil est très-bien compris et d'une manœuvre commode et prompte-, on passe très-facilement de la manœuvre par le moteur à la manœuvre à bras d'hommes, et cela, sans démonter quoi que ce soit, ce qui est un très-grand avantage. Mais il nous semble présenter un point faible sur lequel l'expérience prononcera : les coups de mer sur le gouvernail sont supportés par les dents

en contact du pignon r et de la grande roueR. Or, eu égard k la disposition de \a transmission de mouvement, ces dents doivent subir un effort considérable avant que le pignon r tourne, et il sera toujours prudent de donner au gouyernail de petites inclinaisons par mauvais temps.

îV^ SS| Aération des chambres de machines. — La réalisation d'une bonne aération des chambres de machines est très importante, tant au point de vue de la santé du personnel que de la bonne utilisation du combustible et de la surveillance efTicace exercée sur Tappareil moteur. — Dans Taération, il faut réaliser deux conditions : facilités d'arrivée de Tair frais, et dégagement de Tair chaud. Le plus souvent, Fappareil moteur est complètement couvert : le panneau de la cheminée, autour de cette dernière, est le seul conduit par lequel la machine communique directement avec le pont. L'air frais arrive par les cales avant et arrière, et par les manches à vent que Ton installe le long de la cheminée. L'air chaud se dégage en partie par les cales, en parti^ par le panneau de la cheminée, par l'espace annulaire compris entre la cheminée et son enveloppe, et quelquefois par une lame d'air ménagée dans la cheminée elle-même, entre les cloisons de ses compartiments inférieurs.

Dans ces conditions, l'air se renouvelle suffisamment pour la chaufferie, et la partie inférieure de l'appareil moteur-, mais Taération fait complètement défaut au parquet supérieur, où la température s'élève quelquefois au-dessus de 60* dans le voisinage de la mise en train et des boîtes à tiroir. Une circulation plus active de l'air frais ne remédierait pas à cet inconvénient : il faut ménager l'écoulement de l'air chaud, soit par des manches directes placées aude^us de la machine, soit par des manches coudées aboutissant au panneau de la cheminée ou bien dans cette cheminée elle-même. Toutefois, celte dernière installation nuit au tirage, et il est mieux que les manches de dégagement d'air soient indépendantes de la cheminée.

Pour les bâtiments actuels munis de cloisons é tanches, l'aérage des chambres de machine devient de plus en plus difficile. On pratique, sur l'avant de la chaufferie et sur l'arrière de la machine, le long des cloisons étanches, des puits d'arnvée* pour l'air frais; mais les soutes rétrécissent considérablement le passagede cet air de l'appareil moteur aux chaudières-, la circulation de l'air frais se fait toujours par le bas, et s'il n'existe pas de dégagement d'air chaud, les parties hautes de la chambre de la machine sont inhabitables.

Les manches en tôle, munies de trompes que l'on oriente au vent, et placées le plus souvent à côté de la cheminée, fournissent une quantité notable d'air frais quand il y a de la brise ; mais elles sont insuffisantes par calme. Une des dernières installations de ce genre est représentée par la fig, 24, pL VlU. Elle comporte, outre la manche à vent, le système de montage des sceaux à escarbilles, auxquels la manche sert de guide.

Le manchon cylindrique A, construit avec de la tôle de 3"", a un diamètre **'«• ■^*' de l'',70. Ce manchon traverse le pont sur lequel il est fixé par une collerette, ^^' ^'"' et s'élève à 1 mètre au-dessus de ce pont; puis il se rétrécit, en c, oîi il prend un diamètre de 0'',85. D'autre part, le manchon A descend jusqu'à 1",50 audessus du parquet de chauffe. A la partie supérieure du manchon A, vers l'cx-

trémité du grand diamètre de ce manchon, se irouTe une forte traverse en fer 1, rivetée au moyen de pattes qui forment ses extrémités, et qui portent les poulies 2 pour les vérines des seaux à escarbilles. — Les seaux B sont hissés dans le manchon A, qui les maintient au roulis, et sortent par les portes a pratiquées sur ce manchon, au-dessus du pont.

La trompe G est construite en tôle de 2 millimètres d'épaisseur. Elle est en trois morceaux, avec couture longitudinale sur le dos. — Le diamètre sr de rentrée est de l'jTôô \ cette entrée est bordée par un boudin de 27** de diamètre. La couture yy, a un grand axe, vue 2*, de ]",600, et un petit aie de 1*,400. La couture xi a un grand axe, vue 2*, de 1*,160 et un petit axe de 1*,060. — La section horizontale de la partie qui s'emboîte en c sur le manchon A, est cylindrique; cette partie repose sur une collerette 3 rivetée sur le manchon A; elle est bordée par un boudin cylindrique de 20** de diamètre. D'autre part, la partie C de la trompe porte, fixé à un croisillon» un axe qui s'engage dans une douille formant le centre d'un double croisillon riveté au moyen de pattes sur le manchon A. — Enfin, Taxe repose sur une traverse fixée au même manchon A. — Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que la trompe peut être facilement orientée. — La boucle 4, placée près du sommet de la trompe et dans la direction de son axe, sert à frapper l'extrémité d'un cartahu pour démonter la trompe et pour la remettre en place.

Sur quelques bâtiments, l'air est envoyé dans les chambres des machines par des ventilateurs : ces appareils agissent le plus souvent par refoulement, et présentent l'avantage d'activer la combustion des foyers, dans des proportions plus ou moins notables suivant leur mode de fonctionnement. En principe, l'air refoulé par les ventilateurs, ne doit pas pénétrer dans le lieu où se tiennent les hommes, avec une vitesse supérieure à 2* par seconde. D'autre part, il conviendrait que la veine d'air refoulée fut divisée de façon à déboucher par un grand nombre de canaux placés le long de la muraille, quelques uns étant dirigés vers les hauts, surtout pour la chambre de la lïiachine, afin de balayer l'air chaud qui sans cela, reste stationnaire dans ces parties.

Sur les Tornycrofi, où il faut brûler une grande quantité de charbon sur une grille relativement restreinte» les chambres de machine n'ont de communication avec l'atmosphère que par le conduit d'arrivée de l'air du 'vientilateur et par la cheminée.. Pendant la marche, le panneau de descente daiïs lainachine est fermé. Une installation semblable a été faite sur le La Boiu'cfonhM et a donné de bons résultats. Dans les deux cas, l'air de la chambre des machines étant tenu, par le refoulement du ventilateur, à une préssioii supérieure à celle dÈ l'atmosphère de 75 à 100 centimètres d'eau, la température n a paâ dépassé 30\ — Une installation senSiblable serait non seulement utile, itiaîs même nécessaire sur nos grand cuirassés à cloisons étaaehea. Les portes de communicatioD qui existent sur ces cloisons restent ouvertes en navigation courante .-,1^3 essais de consommation et de vitesse sont même faits dans ces conditions. C'est là une mauvaise manière de procéder; d'abord, ces portes seront forcément closes pendant le combat, et l'aérage n'étant plus sufGsant, la machine ne pourra plus développer toute sa puissance au moment où on en aurait le plus grand besoin; en second lieu, quelque soia que l'on prenne, quelque surveil-

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lance que Ton exerce, il peut se présenter tel accident de mer qui mette dans la cale une quantité d^eau capable d'éteindre les feux avant que Ton ait pu fermer les portes des cloisons. Ces portes ne devraient être ouvertes qu'au mouillage pour faciliter Taération de Tensemble du bâtiment ; mais à la mer elles devraient être rigoureusement fermées. L*6xemple du Yanguard est une leçon qui ne devrait pas être perdue.

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