COMPTEURS ENREGISTREURS DU NOMBRE DE TOURS. — N
— Avec le compteur enregistreur Paul Gamier (n» 227i du & Traité) j on emploie actuellement dans la marine, deux nouveaux appareils : le compteur Martin^ et le compteur à mouvement de rotation continue, dit vélocimètre.
Compteur double système Martin. — Ce compteur est un enregistreur ordinaire auquel est adjoint un «aregistreur du nombre de tours par minute. C'est Tappareil Paul Gamier modifié; il est représenté par la /îgf. 17, pL IX; voici en quoi consiste l'installation.
Tout d* abord, les petits linguets à ressort du compteur Gamier ont été rem- ^^^- "• placés par des encliquetages système Bréguet, qui assurent une meilleure tenue, r». ix. surtout dans les accélérations brusques, de sorte qu'un chiffre ne peut franchir la fenêtre devant laquelle il doit stationner. — Pour chacun des ordres du nombre à inscrire, Taxe a reçoit son mouvement de celui qui le précède, au moyen d^une roue à rochet fc, portant 10 dents. Chacune de ces dents est actionnée, aux derniers instants du tour complet de l'axe qui précède, par un doigt b\ monté sur le rochet de cet axe. — Une partie de chaque bréguet C est fixe sur le fond de Tinstrument; l'autre partie est montée folle sur l'axe a. Cette dernière est actionnée par un manchon D, ajusté à frottement doux dans cette partie mobile , et portant deux adents qui s'engagent dans des entailles c de cette partie mobile du bréguet. Le manchon D de chaque bréguet est fixé sur Taxe a correspondant, et tourne avec lui. Entre ce manchon et la partie mobile du bréguet, se trouve le ressort à boudin /", qui ramène i'enclanchement dès qu'une dent du bréguet échappe.
Pour remettre le compteur à zéro, il faut faire tourner chaque axe a dans le sens de la croissance des chiffres, lequel sens est d^aiileurs indiqué par une flèche. Ce mouvement s'opère au moyen d'une clef que l'on monte sur un carré extérieur de l'axe a, et en commençant par Taxe des unités simples.
Le premier axe A, celui des unités, porte, fixée par une goupille, une roue dentée B, actionnant \ine roue égale B^ qui fait partie du compteur par minute. Avec la roue B font corps les deux manchons D et D'. Le manchon D fait partie du système des bréguets de l'enregistreur totalisateur. Le manchon D' sert à recevoir du bréguet C, le mouvement d'oscillation qu'une pièce de la machine imprime au levier L qui fait corps avec ce dernier bréguet ; ce manchon D' transmet ce mouvement à la roue B et par suite à l'arbre A, et de ce dernier, à tous les rochets du totalisateur. — Quand le levier L oscille de droite à gauche, le bréguet C est enclanché; le manchon D' est mis en mouvement, et il en est de même de la roue B et de l'arbre A ; les deux parties du premier bréguel C glissent Tune sur l'autre et un nouveau chiffre apparaît à la fenêtre correspondante e. Quand le levier L oscille de gauche à droite, les deux parties du bré • guet C glissent l'une sur l'autre et l'arbre A reste immobile, étant maintenu par le bréguet C. — Pour chaque tour complet de l'axe A des unités, le bréguet C que porte la roue droite B, fait avancer d'une dent le rochet de l'axe des dizaines, et ainsi de suite.