COMPTEURS ENREGISTREURS DU NOMRRE DE TOURS — W
sente par lafig. 5, pi. XXVII, et décrit au n« 227^ du Grand TraiU. Cet appareil n'est pas exempt de défauts, car il saute souvent, dans les mouvements brusques de la machine, c'est-à-dire que plusieurs chiffres franchissent les fenêtres pour la même impulsion donnée par le levier de manœuvre.
La connaissance du nombre exact de tours que donne la machine dans une minute de temps, est indipensable dans toutes les manœuvres d'escadre, de même que pendant les essais quand on relève les courbes d'indicateur. Or le compteur dont il s'agit est un simple totalisateur, incapable de donner avec précision le nombre de tours dans une minute , car outre les erreurs possibles sur l'observation de la montre, l'enregistrement ne se fait qu'à la période finale d'un tour, et le compteur reste immobile pendant plus de la moitié d'une révolution.
Pour régler l'allure de l'appareil moteur, ou pour compter, pendant les expériences, le nombre exact de tours dans une minute, au moment précis du relevé des courbes, on avait, et l'on a encore le plus souvent recours à la montre ou au sablier. En prenant repère du passage d'une des manivelles aux points morts, on compte, pendant une demi-minute , les demi-tours pour des tours ; on peut, de cette façon, apprécier le nombre des révolutions par minute à moins d'un demi-tour près. Ce mode de compter le nombre de tours, outre qu'il est assujétissant et exige une certaine habitude, devient d'un emploi très-difficile pour les machines à grande vitesse. — Pour obvier à ces inconvénients, on a songé depuis longtemps, à installer des appareils indiquant d'une manière permanente ou alternative, le nombre de tours par minute. Mais dans tous les cas, le compteur-enr^istreur doit être conservé pour donner le nombre total de tours correspondant à chaque période de fonctionnement, et par suite le nombre moyen de tours par minute correspondant à cette période.
Quant aux indicateurs du nombre de tours pai' minute, leur mécanisme doit être simple et à l'abri des perturbations que peuvent produire les vibrations de l'appareil moteur ou la température élevée de la chambre des machines. En second lieu, il faut qu'ils indiquent la vitesse avec une approximation au moins égale à celle que donne le comptage à la montre, c'est-à-dire à moins d'un demi-tour près. Nous ne nous occuperons ici que de ceux qui réunissent ces conditions.
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