‹ Les nouvelles machines marines, supplément au Traité des appareils à vapeur de navigationChapitre 67 sur 89 · TS O · texte numérisé non relu

TS O

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MSlie* — COLOHNB DB 6AVGRI.

Article : Qualité du charbon. — Écrire suivant le cas : très bonne, bonne, médiocre ou mauvaise.

Article : Etpèce du charbon. — En roche ou en briq^uettes de telle provenance. Article : Poids de l'hectolitre. — Tout le charbon employé doit être mesuré, et il doit être tenu un compte exact du nombre d^hectolitres dépensé pour les divers services, avec Taffectation de la part qui revient à chacun d^eux. Les hectolitres doivent être numérotés et doivent porter Pindication de leur tare. 11 convient que ces hectolitres soient toujours également remplis, et que le charbon soit préalablement concassé avant le mesurage, chaque fois que la chose sera possible. Pendant le quart, on pèse un nombre d'hectolitres suffisant pour obtenir une moyenne exacte. Le nombre de pesées doit être d'autant plas grand que les morceaux de charbon sont plus irréguliers, et il faut faire en sorte que les divers hectolitres soient pesés le même nombre de fois.

Il importe de se souvenir que les seaux à escarbilles délivrés aux bâtiments sont de deux capacités différentes : un hectolitre pour les grands bâtiments, et un demi-hectolitre pour les petits. Avec ces derniers seaux, le poids moyen obtenu, tare déduite, doit être multiplié par deux pour avoir la quantité à porter à Tarticle dont il s'agit.

Article : Échauffemtnts^ accidentSj etc. — Indiquer sommairement les accidents survenus pendant le quart, tels que: échauffements, chocs, projections d'eau, ébullitions, fuites, rentrées d'air, insuffisance ou manque d'alimentation, mauvais fonctionnement des pompes, avaries.... etc. Les causes et les suites de ces accidents, ainsi que les moyens employés pour les combattre, sont énumérés en détail sur le journal spécial, tenu par le mécanicien chargé. (Quoiqu'il n'existe pas encore d'imprimés pour ce dernier journal, le mécanicien chargé, doit tenir note sur un journal qu'il dresse à sa guise, de tous les faits intéressants relatifs à la machine.)

Article : Vereementi^ consommatiom extérieurei, — Tout le charbon sorti de la soute pour un service quelconque, autre que celui de l'alimentation des feux de la machine, doit être exactement pesé. Ce charbon ne doit être délivré que sur un bon fourni par le service compétent, savoir : pour les cuisines et le four, par le commis aux vivres; pour le canot à vapeur et la forge, par le mécanicien chargé *, pour les machines auxiliaires, par le mécanicien chargé ou le maître de manœuvre, suivant l'emploi de ces machines. — Dans ce dernier article doivent être comprises les consommations effectuées pour le fonctionnement des grandes pompes spéciales de cale^ ainsi que pour le fonctionnement des petits chevaux faisant accidentellement fonction de pompes de cale. Dans le cas où les petits chevaux refoulent de Feau sur le pont ou dans une partie quelconque du bâtiment, la consommation doit également être imputée à l'article du rapport semestriel (n* 77) intitulé madànes auxiliaires^ et doit ilgurer dans la colonne versement^ consommations extérieures du journal. Si le petit cheval fonctionne pour l'alimentation des chaudières, sa dépense incombe à l'appareil moteur.

Lorsque les machines auxiliaires ont une chaudière spéciale, la consommation est constatée en mesurant le charbon brûlé sur les grilles de cette chau-

dière. Mais lorsque la prise de vapeur des machines auxiliaires se trouve sur les chaudières de l'appareil moteur, la consommation est déterminée au moyen du calcul ci-après, dont les éléments sont fournis par le journal descriptif, pages 17 et 18, où sont inscrits lès résultats des expériences faites sur les machines dont il est question.

Pour ce qui concerne les pompes de cale ordinaires de la machine, qui, dans la plupart des cas ne se déclanchent pas, on doit les considérer comme faisant partie intégrante de l'appareil moteur.

Mais il n'en est pas de même pour les grandes pompes de cale, notamment pour celles des machines à trois cylindres, dont le piston est conduit par une tige de piston du cylindre milieu, et qu'on ne fait fonctionner que lorsque la café est engagée. — La consommation afférente au fonctionnement de cette pompe peut s'obtenir, avec une approximation suffisante, en multipliant la dépense de la machine pendant la durée de ce fonctionnement, par le rapport entre le travail absorbé par cette pompe et le travail moteur sur les pistons. — Ce rapport peut s'obtenir de la manière suivante :

Le travail utile, en chevaux de 75^, d'une pompe de cale de cette espèce, supposée à double effot, peut être calculé par la formule :

rf»CNxHXO,l 0.28647

Dans laquelle d représente le diamètre de la pompe en mètres.

— C — la course du piston —

— N — le nombre de coups de piston par minute.

— H — la hauteur en mètres à laquelle l'eau doit être élevée.

Le travail moteur emprunté à la machine s'obtiendra, en divisant cette expression par le coefficient de rendement K de la pompe, et par le coefficient K' de rendement de la machine sur l'arbre.

Faisant K=:0,60 et K'=0,75, ce travail sera exprimé par :

(CCNxHxO,!

Or, le travail moteur sur les pistons est donné par la formule :

AD'CNP 0,28647 '

Dans laquelle A représente le nombre des cylindres.

-^ D — le diamètre des cylindres en mètres.

— C — la course des pistons —

— N — le nombre de coups de piston par minute.

— P — la pression en kilog. par cent, carré.

En désignant par R le rapport entre le travail absorbé par la pomp^ ^^ "■

traTail moteur sur les pistons^ et en remarquant que, dans la' machine qui nous occupe, la course du piston de la pompe est égale à celle des pistons à vapeur» on aura :

rf*XHX0,l

AD*Px 0,60X0,75

Comme les variations de H sont peu importantes, et que toutes les autres quantités littérales sont constantes, à Texception de P, on peut effectuer, une fois pour toutes, les calculs des quantités connues, et poser :

d«x 11X0,1 AD* X 0,60X0,75

De sorte que le rapport R ci-dessus se réduit à : H= ^*

En calculant la valeur de Veffort moyen P sur les pistons pour divers nombres de tours, on pourra se faire une petite table du rapport ci-dessus, et, en multipliant la consommation de la machine pendant le fonctionnement de la pompe par ce rapport, on aura le poids de charbon afférent au fonctionnement de cette pompe.

Diaprés les calculs faits par M. Ortolan, mécanicien en chef, la consommation des petits chevaux peut être décomptée diaprés le tableau ci-dessous.

mmétLO de

BUa&TftB

C0:i8O«MATIOM

UAMiTRB

du

COORSB

de

clasesmeiit

bouille

des petits

du

pi9ton

du

pour

OMBRVITIOIS.

1 chevaux

de

un tour

' du type ré-

cylindre

piston.

de

glementaire.

h pompe.

manÎTelle.

La consommation est

calculée avec une pres-

sion moyenne absolue de 126"" de mercure et une

dépense pour Textraction égaie à 1/1 1* de la chaleur utilisée. Elle se rapproche

sensiblement des résuU tats moyens de la pra-

tique.

11 sera facile, d'après ces données, et en tenant compte du nombre de tours, de calculer la dépense pour une durée quelconque de fonctionnement. Article : OBSBRVATioiit. — > Pendant la marâkt. Sur Tétat des machines, des

chaudières et des fuites ; sur la manière dont le combustible se comporte sur la grille; sur les travaux effectués, serrages, desserrages; heure d'allumage de nouveaux foyers, heure de la mise en marche ; temps d'arrêt ; heure de remise en activité des feux, d'extinction des feux ou de la mise des feux dans la position d^entretien. — Mêmes renseignements pour les machines auxiliaires. — Au mouillage. Visite des diverses parties de la machine; état des pièces; réparations; travaux d'entretien, etc

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