COLONNE DE LÀ SOUCHE AVEC REPÈRES
Repères 1 et 2. — Inscrire à chaque article la moyenne pendant le quart.
Exemple : On a marché 1^30" ou 90"' h 0,6 d'introduction.
— 2^ ou 120"» à 0,5 —
— Qi-aO" ou 30"' à 0,4 —
On aura la moyenne par le calcul suivant :
Introduction moyenne s= — = 0,525*
On aura la moyenne relative au repère, 2 par un calcul semblable.
Repères 3, 4 et 5. — Inscrire le nombre de tours moyen par minute (3 décimales) à chaque allure de marche, et porter en note sur le carnet spécial du chef du quart, le nombre total de tours pour chaque allure. — Le nombre de tours à chacune dos allures est facile à compter lorsque la vitesse du bâtiment étant en rapport avec le nombre de tours par minute, l'allure du bâtiment ne change qu'avec ce nombre de tours ; il sufSt pour cela de relever le chiffre du compteur à chaque changement d^allure. — Lorsque le changement d'allure du bâtiment résulte de changements survenus dans l'état de la mer, l'intensité du vent ou la direction de la route, le mécanicien n'a pas de point de départ précis s'il n'est pas prévenu de ces changements. Pour obvier à ce manque de renseignements et pour attribuer à chaque allure le nombre de tours qui lui convient, il faut relever le chiffre du compteur toutes les demiheures, car c^est à ces moments qu'on jette le loch et qu^on constate le changement d'allure du navire.
Repères 6, 7 et 8. — Lorsque les changements d'allure ne se font pas par ordre et qu'ils proviennent de circonstances extérieures, ce sont les indications fournies par la timonerie qui servent & répartir ia durée du quart en granit moyenne et petite vitesse.
ExempU: V, = 9'*; Vm c= 7»*,6; V, == 6-*; et supposons qu'on ail à
régler le quart de 11^1/3 du matin à ZH/2 du soir, et que la table du loch porte :
lt*30- vitesse =s
3»30- — s 3»S8 (ce qui correspond à 7**,6)
Chaque loch représente le chemin fait depuis Theure du loch précédent jusqu^à rheure auquel il appartient. D'après cela on aura marché :
1* A moyenne vitesse depuis 11^30* jusqu'à 1' soit 1^30*
2* A grande vitesse depuis 1^ jusqu'à 3^30* soit 2^30"
Total 4'»00-
Remarque. -- Chaque chef de quart doit faire, à la fin de son quart, le relevé du nombre de milles parcourus à chaque allure, et doit inscrire ces nombres sur son carnet spécicU (n* 76,).
Pour le cas particulier où le bâtiment fait partie d^une escadre en évolutions^ c'est le nombre de tours moyen par minute compté pour toute la durée des évolutions, qui détermine Tallure moyenne du bâtiment, sachant d'après les eipèriences directes faites par calme, et non diaprés les essais officiels, quel est le nombre de tours qui correspond à un nœud de vitesse*
Le temps de fonctionnement intermittent de la machine pendant les manœu-> vres d^appareillage et de mouillage, ne doit pas être compté dans Tune des trois allures de marche du bâtiment; ce n'est qu'à partir du moment où le chemin fait par le bâtiment est inscrit sur la table de loch, que Ton est dans l'une des trois allures prévues.
Repère 9. — La machine ne fonctionne comme auxiliaire que lorsque l'ordre en est donné, et ce mode de fonctionnement ne cesse également que par ordre. Le temps à inscrire au repère 9 est celui qui s'est écoulé entre les deux ordres. L^allure de la machine doit être réglée pour que la consommation ne dépasse pas Tallocation réglementaire de 0,15 C; mais dans tous les cas, c'est la consommation réellement effectuée qui doit être portée en dépense* On prend note de cette consommation sur le carnet spécial.
Repère 10. — Il s*agit ici de foyers allumés pendant le quart et qui étaient précédemment éteinte, et non du nombre de foyers qui fonctionnent. L'allocation spécifiée au n* 76|, article allumage, est à peu près suffisante pour avoir de la pression, purger et balancer; mais elle est insuffisante pour atteindre le moment où le bâtiment est en route, principalement si on ne part pas immédiate* ment après avoir balancé, ou si les manœuvres d'appareillage sont un peu longues. Dans tous les cas, la consommation réellement effectuée doit être con** statée avec soin, et c'est cette quantité qui doit être portee en dépense au re^ père 17* On doit également la mentionner sur le carnet spécial. On inscrit également sur ce carnet, la durée de Tappareillage, depuis le moment où la
machine a été purgée et balancée jusqu'au momeDtde la mise en route, ainsi que le nombre total de tours faits par la machine pendant ce temps.
Lorsqu'on allume de nouveaux foyers, la consommation réelle faite pour cet allumage est la quantité de charbon mise sur la grille, jusqu'au moment où h chaudière dont on vient d'allumer les feux, est mise en communication avec l'appareil moteur. Cette quantité est portée en dépense au repère 17 et sur le carnet gpéciaL Au repère 10, on porte simplement le nombre des foyers
allumés.
Répétée 11. — Les foyers remis en activité étaient précédemment dans la position de feux entretenus. Leur nombre s'inscrit au repère 11. — La consommation réelle,, c'est-à-dire celle eCTectuée jusqu'au moment où la chaudière dont il s'agit est mise en communication avec l'appareil moteur, doit être inscrite en dépense au repère 17 et sur le carnet ipécial.
Repère 12. -* Le nombre d'heures à inscrire à ce repère s'obtient en multipliant le nombre de foyers entretenus avec le feu retiré sur Pavant de la grille, par le nombre d'heures de cet entretien.
Exemple : On a entretenu 8 foyers pendant 1^30" ou 1^,5; le nombre à inscrire est
Les allocations normales sont indiquées au n<> 76i, article feux enirelema. Dans tous les cas, la consommation réelle doit être inscrite en dépense au repère 17 et sur le carnet spécial.
Repère 13. —Le nombre total d'hectolitres d'escarbilles correspond à la totalité du charbon mis sur la grille, quel que soit l'état d'entretien ou d'activité des feux. — Il importe de ne pas confondre les hectolitres avec les seaux à escarbilles dont le petit modèle ne contient qu'un demi-hectolitre. Si les seaux à escarbilles sont de ce dernier modèle, le nombre à inscrire au repère 13 sera la moitié de celui des seaux vidés.
Repère 14 — Le chiffre à porter à ce repère est fourni par le contre-maître de cale*, le chef de quart de la machine doit d'ailleurs vérifier l'exactitude des indications de cet agent. Ce nombre d'hectolitres sert à calculer la consommation normale correspondante, qui esl de 16*«,666 par hectolitre d'eau distillée.
Chaque fois qu'il est possible de constater la dépense réelle occasionnée pour la distillation, cette consommation doit être inscrite sur le carnet spécial.
Si la vapeur est prise aux chaudières en fonction pour l'appareil moteur, il est impossible de constater la dépense réelle afférente h. la distillation. Mais, si l'on allume une chaudière pour faire de l'eau douce, la dépense à inscrire sur le carnet spécial est celle réellement faite à cette chaudière pendant tout le temps de son fonctionnement pour la distillation, allumage compris. Si plus tard la chaudière est mise en activité pour le service de l'appareil moteur, la dépense pour l'allumage ou pour la remise en activité sera retranchée de la dépense totale et portée à l'article allumage ou remise en activté, suivant le cas- L'excédant reste au compte de l'eau distillée.
Repère 15. — La ligne de ce repère est destinée à recevoir l'indication du nombre d'heures pendant lequel les pompes de cale de la machine ont refoulé
Teaa de la cale à Textérieur. Ce nombre ne peut être obtenu exactement qu'autant que les pompes se déclanchent.
La durée et le motif du fonctionnement des pompes de cale spéciales mues par la machine elle-même, sont inscrits à l'article chtervaUons,
Repère 16. — Ce nombre d'heures est décompté comme si un seul homme avait fait le travail.
Rxen^ie : Où a employé 12 hommes pendant 2^15* on 2'^25j le chiffre à inscrire à ce repère est 2^,25 x 12 = 27.
Les hommes employés à la forge ou à rétabli ne doivent figurer dans ce décoDQpte, qu'autant que les travaux qu'ils exécutent se rapportent à la machine ou à ses dépendances. Les hommes gradés qui surveillent ou qui dirigent Texécution des travaux de machine, doivent être compris dans le nombre d'hommes employés à l'entretien*
Repérée 17, 18 et 19. — Les chiffres à porter à ces repères sont les consommations totales effectuées pour la machine, quels que soient l'allure et le degré d'activité des feux. En un mot, tout le charbon qui a passé sur les grilles pendant le quart, doit figurer au repère 17.
Le carnet ipécial donne le moyen de défalquer de cette consommation totale, la partie qui n^incombe pas à la propulsion du bâtiment, et, en outre, de répartir la dépense afférente à la propulsion entre les trois allures de marche. Après déduction de la dépense incombant aux allumages, remise en activité, entretien des feux et eau distillée, le reste donne ce qui a été consommé d'une manière effective pour la propulsion.
Pour répartir cette dernière quantité entre les différentes allures, d'après le nombre de foyers allumés et le nombre d'heures de marche, on peut opérer ainsi qu'il suit, en supposant que les feux ont toujours eu le même degré d'activité.
Exemple : On a dépensé pour la propulsion 396)^ et on a marché :
A moyenne vitesse pendant 1^30" ou 1^,5 |
avec 8 foyers, ce qui correspond àl foyer | 12^
allumé pendant 1^,5 x 8 =s 1 2^ )
A grande vitesse pendant 2^30" ou 2^,5
avec 20 foyers, ce qui correspond à 1 foyer \ 50^
allumé pendant 2^,5 X 20 = 50^
La consommation totale équivaut à 1 foyer allumé pendant 62^.
Il y a eu ^ =0,195 (en nombre rond 0,2) de la consommation totale afférents à la moyenne vitesse et 0,8 (en nombre rond) afférents à la grande vitesse, ce qui donne :
Consommation à moyenne vitesso 3962 X 0,2 = 792^^400. Consommation à grande vitesse 3962 x 0,8 = 3169^s,600.
Les résultats ainsi obtenus sont inscrits sur le carnet spécial.
ui. S8
CARNET SPÉCIA
DàTKS.
DiSlSHATION
du quart.
ALLUMAGE DBS PEDX.
Durée de l'appareillage.
Nombre
de tours.
Charbon dépensé.
GEAMOR DiPBifSC POUR
SRAROB ▼mSW.
lalntiM
des
feux.
Remise
en activité.
Eu distillée.
HOVBBB
de milles.
de
tours.
Cbarbos oepensc.
CARNET SPÉClJj