APPAREILS D'ÉPUISEMENT DE CALE, ~ N
Le giffard qai nous oceupe eet surtout employé utilement pour alimenter des chaudières qui ont une petite chambre à eau et une petite chambre à vapeur comparmtÎYenuvt à leur surface de chauffe, et dans lesquelles les yariations de pression sont par euite trte<^rèquentes et très-sensibles. Avec un inj acteur ordinaire, il faudrait réamorcer et régler instrument à chaque variation de pression, tandis que celui-ci dispense de toute surveillance, pourvu que Teau d'alimentation soit propre et qu'elle ne manque pas. Le courant de vapeur qui s'établit suivant Taxe de Taiguille, assure le bon fonctionnement de Tinstrument, car cette vapeur ne peut être condensée que par son contact direct avec l'eau.
On a trouvé par exp^ience, que le bon fonctionnement de l'instrument est assuré lorsque la section du tuyau de décharge ne dépasse pas une fois et demi la section du cône de vapeur. De cette façon, toute Teau mise en mouvement par la veine de vapeur ne peut pas s^échapper par le tuyau de décharge, et la soupape e s'ouvre. En ce qui concerne le piston, on pouvait craindre que son fonctionnement fut gêné avec certaines eaux ; mais il paraît qu'au contraire, la seule difûeulté consiste k empêcher que ce piston ne soit violemment projeté, surtout au moment où Ton ferme l'arrivée de vapeur ; car une variation de pression de la vapeur de l/S** à 1/7* d'atmosphère suffit pour le mettre en marche. 11 faut donc fermer lentement l'arrivée de la vapeur lorsqu'on veut stopper l'instrument.
W <63^ SiphcMisi A vapcMiF pour exliautiaii $ et aérateur pour appareil distillatoire. — Le mode de fonctionnement des siphons à vapeur ou giffards-pompes a été expliqué au n** 7„ ,1 ^y Nous n'avons pas à y revenir. Nous rappellerons seulement que ces appareils ne sont pas économiques ; mais que pour de faibles hautem^s d'élévation, ils peuvent, sous un petit volume d'encombrement, enlever des quantités d'eau considérables, quand par ailleurs on dispose d'une quantité de vapeur suffisante. Ces appareils ne conviennent pas par suite, pour un service courant d'élévation d'eau ; mais ils sont extrêmement précieux pour les bâtiments, car ils permettent de faire face à une voie d'eau. — Voici les principaux types employés.
Siphon â. vapeur pour c^anot. — L'emploi de ce siphon est réglementaire sur tous les canots a vapeur pour remplacer l'ancienne pompe à main destinée à vider la cale. II est représenté par la fig. 19, pi. VII. Son fonctionnement est basé sur le principe du giffard.
Fig. 19, — La tuyère B est vissée sur le corps de l'instrument ; son extrémité cylin-
PI Yii, drique est recourbée et reçoit au moyen du raccord 1, le tuyau A qui amène la
vapeur de la chaudière. Ce tuyau est muni d'un robinet obturateur. — Le
corps D de l'instrument forme la tuyère réglant le passage de l'eau ; il porte
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UM tiid^uliiM ftur laquelle se monte au mojen du raccord 2, le tuyau d*aspiratiouG. Le tube divergent est monté à rextrémité du siphon au moyen du raccord 3, et ce tube est prolongé par un tuyau cylindrique qui débouche au-dessus de la flottaison.
— Pour mettre l'appareil en marche, il suffit d'ouvrir le robinet placé sur le tayau A. La vapeur sort à gueule-bée par Textrémité de la tuyère B, et projdnît Faspiration dans le tuyau C. L'eau s'élève dans ce tuyau, puis vient en owdtaet avec la vapeur, et est entraînée par cette vapeur qu'elle condense. A moins que le canot n'ait une longue course à faire, ou qu'il n'y ait nécessité «Jbsolue, on ne fait fonctionner ce siphon que pendant les temps d'arrêt. On utilise ainsi la vapeur qui s'échapperait sans cela par la soupape de sûreté.
SIphoA amévioain pour ^p«iseinei»l; de oale« -^ Ce siphon n'est autre chose qu'un giffard pour exhaution ; il est représenté par la fig. 20, pi. VIIL
La vapeur sèche fournie par une chaudière, arrive par le tuyau a, au centre pig. 30, d'une capacité sphérique A, et se projette dans l'axe d'un tube divergent c. p, ym Cette vapeur entraîne l'air qui remplit la capacité A, et produit une action aspirante dans les deux tuyaux b, dont les extrémités plongent dans la cale. Par suite de la raréfaction de l'air, l'eau s'élève dans les tuyaux b, atteint le jet de vapeur et le condense en recevant de lui une certaine force vive. La veine ainsi formée, s'élance dans le tube divergent c, passe dans le tuyau D et se déverse à la mer. Le robinet obturateur d placé sur le tuyau D, est fermé lorsque Tinstrument ne fonctionne pas.
L'appareil qui nous occupe est quelquefois installé pour servir de pompe h incendie. A cet effet, le tuyau de décharge D débouche sur le pont, et reçoit le raccordement d'une manche, que l'on fait déboucher à la mer, sans jet de lance s'il s'agit de vider la cale, mais que l'on munit d'une lance de projection si la pompe doit servir à combattre un incendie. D'autre part, un seul des tuyaux b plonge dans la cale; l'autre est une prise d'eau à la mer. Ces deux tuyaux sont munis de robineU obturateurs, et l'on prend directement l'eau à la mer en cas d'incendie.
L'installation du siphon pour le cas d'incendie peut être très-avantageuse ; l'eau ne peut pas il est vrai^ être élevée à de grandes hauteurs; mais il suffit qu'elle monte sur le pont pour qu'on puisse de là, envoyer une quantité considérable de liquide sur le foyer de l'incendie, quelle que soit sa position dans le bâtiment.
E^ectear Frledmann pour épuisement de CBle. ~ Cet appareil est un giffard-pompe destiné à élever une grande quantité d'eau à une faible hauteur; il est représenté par la fig. 21, p/. VllI.
La vapeur est amenée par le tuyau A et lancée par la tuyère a. L'eau prise à la cale à travers la crépine B, monte par le tuyau b dans le corps C du gif- ''^* ^*' fard. Ce dernier contient une série de cônes d'eau dont les diamètres intérieurs p*« vin. vont en augmentant; l'ensemble des petites bases de ces cônes forme l'amorce du