APPAREILS D'ÉPDISEMENT DE CALE. — N
lube divergent D. L'eau est expulsa par le tuyau E, muni, près delà muraille du bâtiment, d'un papillon de retenue e que Ton manœuvre parla poignée!, et qui est maintenu fermé par le contrepoids 2.
La vapeur lancée par le tuyau a, est condensée par Teau qui pénètre par le premier cône qui enveloppe le bout de cette tuyère, et lui communique une certaine force vive. La veine liquide ainsi formée, agit par entraînement sur Peau qui remplit le deuxième cône, et lui communique une partie de sa vitesse. La nouvelle veine formée agit de même sur Teau qui arrive par le troisième cône, et ainsi de suite, jusqu'à rentrée du tube divergent D. — La vitesse de la veine liquide qui traverse l'ensemble des cônes d^eau, va donc en diminuant à mesure que la quantité d*eau mise en mouvement est plus grande; c'est pour cette raison que les diamètres intérieurs des cônes doivent aller en augmentant à mesure que l'on s'approche du tube divergent.
L'appareil fonctionne d^ailleurs d'après les principes exposés au n* T^. — Les cônes d'eau peuvent être plus ou moins nombreux suivant que la hauteur à laquelle l'eau doit être portée est moins ou plus grande. — Avec une section de sortie de la vapeur de 7«*-*,55, cet appareil peut élever de 40*" kkb^ d'eau à l'heure, à une hauteur de 8», l'eau sortant à la température de 55* à 56«, sa température initiale étant de IG». Le La Galiêsonnière possède un appareil de ce genre qui débite 250 <* à l'heure. Il est aussi employé sur quelques croiseurs.
Pompe piilfiiomètre Hall pour épuisement de cale. — Cet
appareil qui est représenté par la fig, 42, comporte deux chambres à cols recourbés A, A, que l'on nomme les corps de pompe, qui se réunissent à leur partie supérieure et à l'embranchement desquels s'ajuste le tuyau de vapeur Y. ~ Sur l'arête du raccordement se trouve supportée une balle «, libre dans sa largeur et qui, suivant le côté où elle tombe, bouche l'un ou l'autre des deux cols. Ces derniers sont alternativement fermés et ouverts. Il en de même des fonds des chambres A, A, qui, au moyen de deux valves sphériques analogues S, S, sont mises, chacune à leur tour, en communication avec un même compartiment D où vient déboucher le tuyau d'aspiration à la cale. — Le tuyau de refoulement H est adapté à une autre ouverture rendue commune aux deux corps de pompes A, A, par la jonction de deux conduits E, E, dont la disposition est tout-à-fait semblable à celle des cols : en cet endroit, une balle-soupape F, livre passage à l'eau expulsée d'un côté et de l'autre successivement. — Enfln une certaine quantité d'air provenant d'une poire ou réservoir B, où l'on en règle l'introduction à l'aide d'un tube à soupape, vient agir comme coussin sur le liquide aspiré enD, qui sans cela, arriverait dans les deux chambres A, A avec trop de force, et produirait des coups de béliers.
Pour qu'elle puisse fonctionner, cette pompe doit être remplie d'eau au moment où Ton ouvre l'introduction de vapeur. La balle-soupape « fermant l'une des deux chambres, la vapeur se précipite dans l'autre et chasse le liquide dans le tuyau de décharge H, en produisant sur lui une forte agitation qui aide à condenser complètement cette vapeur. De cette façon, le vide s'établit instantanément et toutes les valves se renversent. Ce qui vient de se passer dans
GIFFARDS DIVERS. — N<» 63* 195
une chambre recommence dans Tautre, de sorte qu'un jet d'eau continu afflue dans la pompe et Tévacue en lui imprimant seulement une légère secousse de pulsation. De là le nom de puhomèlre donné à cette pompe.
Cet appareil n'érige pour ainsi dire pas d'entretien, il fonctionne très-bien quand on n'a besoin d'élever l'eau qu'à des hauteurs moyennes. Mais il s'en faut que son fonctionnement soit ^"'8^- ^2. Puisomètre économique. Malgré la présence de l'air, qui est d'ail- ^'^*
leurs fortement agité par l'entrée brusque de la Tapeur, il se produit une condensation considérable à chaque pulsation, ce qui augmente le poids de vapeur dépensée par kilogramme d'eau élevée. — Cet appareil ne peut être d'un emploi avantageux que si l'on dispose d'une grande quantité de vapeur, parce qu'il exige peu d'entretien et de réparations, et qu'il n'est presque pas sujet à l'usure. D'autre part, la boue et le sable ne gênent pas son fonctionnement.
La forme bizarre des chambres à long col, a pour but de permettre à la vapeur de ne pas perdre tout d'un coup son effet utile au contact de l'eau, la surface de cette dernière ne se développant qu'au fur et à mesure de l'abaissement du niveau. Toutefois, en raison de leur plus grande conductibilité extérieure, l'action condensante des parois est bien plus énergique que celle de l'eau ; et à ce point de vue, il semble quil y aurait avantage à ce que les chambres A, A eussent une section horizontale très-grande et une hauteur très-faible. — A un autre point de vue, le puisomètre Hall ne peut débiter que des quantités d'eau relativement restreintes, comparativement aux giffards, à moins d'avoir des dimensions considérables. Cela tient à son fonctionnement alternatif. Les giffards sont d'une construction plus simple et encore moins sujets à se déranger que l'appareil qui nous occupe.
ÉJjecteur d'escarbilles système Robertson. — Cet appareil qui est représenté par la fig. 22, p/. VUI, n est encore autre chose qu'un giffard pi. viil. d'exhaution, destiné à rejetter directement les escarbilles à la mer. La vapeur est amenée par le tuyau A, et son abondance est réglée par le robinet a. Cette vapeur passe dans l'espace annulaire b, disposé comme l'orifice d'échappement de la vapeur d'un sifflet. Les génératrices extérieures sont convergentes, et le courant gazeux forme dans le tuyau B, un cône puissant d'aspiration audessous et de projection au-dessus. — Les escarbilles sont disposées dans Pentonnoir G, les mâchefers étant préalablement concassés, et de manière à laisser une toute petite ouverture au scpimet de l'entrée du tuyau D ; ce dernier est fermé, au-dessous du giffard, par une vanne d, — Le robinet a étant ouvert, le courant de vapeur s'établit dans le tuyau B et dans le tuyau de décharge E, et l'aspiration de l'air se fait sentir à l'entrée du tuyau D, par la petite ouverture que les escarbilles laissent libre au-dessus de Tentonnoir ; la vanne d est alors ouverte et les escarbilles sont entraînées par la masse
Fig. 22,
194 GIFFARDS DIVERS. — N* 65,
d*air appelée par le courant de Tapeur. Ces escarbilles traversent Pappareil, sont prises directement par la vapeur en B, et lancées dans le tuyau d^échappement E, d'où elles sont déversées à la mer.
Cet appareil est d'un usage très-commode, mais il a Tinconvénient d'exiger une grande dépense de vapeur; d'autre part, il faut autant que possible éviter les coudes dans le tuyau E; autrement ce tuyau est bientôt percé par le frottement des mâchefers.
P2^ 3Q^ Aérateurs pour appareU distillatoire. — La fig. 20, pL Vil, PI. VII. représente un système d'aérateur pour condensateur qui est destiné à régler, en même temps que Tintroduction de Fair, la quantité de vapeur à introduire dans Pappareil réfrigérant. L*appareil est en résumé, un simple siphon à vapeur destiné à entratner de Pair. — La vapeur de la chaudière ou du distillateur arrive par le tuyau A, pénètre dans le corps de Pinstrument, et s'écoule entre la tuyère B et Pextrémité formée en olive, de Paiguille régulatrice 5. Cette dernière se taraude dans le fond d'une boîte à étoupe et se manœuvre de Pextérieur au moyen d'une poignée montée sur son extrémité. — L'air est introduit par le robinet C, pénètre dans Pespace annulaire formé par la tuyère B et la tuyère extérieure D, celte dernière faisant corps avec Pinstrument et portant à son extrémité, le tuyau dans lequel se précipite le mélange d'air et de vapeur. — L'appareil se règle comme un giffard, en agissant simultanément sur la tige b et sur le robinet C.
Si l'on veut donner à l'appareil toute sa puissance, c'esi-à-dire condenser la plus grande quantité possible de vapeur, il faut que le robinet C soit ouvert en grand, puis que le passage de la vapeur soit démasqué de plus en plus, par la manœuvre de Paiguille h, tant que l'on juge, au bruit strident que produit l'introduction de Pair, que la quantité de ce fluide qui est entraînée augmente. — L'emploi de l'aérateur qui nous occupe est surtout utile avec le distillateur SahailieTy dans lequel la vapeur est formée à une pression relativement faible.
Le bouchon taraudé 1 ferme un trou destiné à permettre de nettoyer au besoin la chambre à air de l'aérateur. Le joint glissant 2 est destiné à permettre aux tuyaux de s'allonger sous Pin- Fig. 43. Aérateor Hoid pour appareil fluence de la dilatation que produit leur
dislilUloire. — Echelle l/l2«. x v. tv m. c k* xjt -n i
échaulrement, en facilitant d ailleurs la mise en place ainsi que le démontage de l'aérateur. La fig. 43 représente un genre d'aérateur employé avec succès par M. Iftctn, sur le Japon, dans le but de déterminer une pression d'air capable d'élever Peau aussi haut que possible, eu égard à la pression de la vapeur. Après bien des essais, M. Huin a arrêté pour cet organe les proportions de la flgure.
Le tuyau de vapeur V est prolongé par une partie conique très-amincie v« dans l'extrémité de laquelle se trouve une poire allongée a, tenue par quatre vis«
Entre la poire a elle cône «, est ménagé un passage annulaire pour la vapeur. — Sur un prolongement cylindrique du tuyau V, se monte la botte E, sur laquelle sont les deux robinets d'introduction d'air e, e, A la suite de la botte E, se monte un cône divergent E% prolongé par le tuyau V qui aboutit au réfri^ gérant. Le cône divergent E' est façonné de telle sorte que le passage de Fair ménagé entre ce cône et le cône v, soit annulaire, et de même section que celui du passage de la vapeur. Par cette disposition, Peffet d'entraînement de Tair par la vapeur est maximum pour une pression donnée de cette vapeur, et il en est de même de la pression que cet air détermine dans le réfrigérant.
BT B3j Réservoir d'air actuel des petits chevaux ré§^lementalres. — Les modifications apportées à la boîte à clapets des petits chevaux réglementaires, ont fait disparaître les chocs qui se produisaient à chaque coup de piston. Ces chocs provenaient de ce que l'eau refoulée n'avait pas un dégagement suffisant, le réservoir d'air étant d'ailleurs d'un volume trop restreint. La fig. 21, pL VII représente l'installation actuelle ; voici la légende de cette figure :
A tuyau d'aspiration. Pig, )«.
A' conduit de communication de la botte à clapets avec la pompe.
a clapet d'aspiration. Un croisillon faisant corps avec le siège du clapet de refoule- ^^' ^^'ment b , sert de guide à la tige du clapet d'aspiration en môme temps que de butoir à ce clapet.
B tuyau de refoulement placé au bas du réservoir d'air R.
b clapet de refoulement, monté sur un siège rapporté et vissé dans la botte. Un croisillon faisant corps avec le réservoir d'air sert de guide à la tige do ce clapet, et remplit en même temps l'office de butoir.
c clapet de trop-plein, maintenu sur son siège par l'action d'un ressort en hélice 1 ; ce dernier est maintenu entre deux traverses enfilées sur la tige du clapet et sur deux entretoises fixées à la botte, parallèlement à cette tige. La traverse inférieure repose sur les embases de deux entretoises placées à côté du pressc-étoupe ; ces embases ont assez de hauteur pour laisser au chapeau la liberté nécessaire ; la traverse supérieure est maintenue par un écrou taraudé sur Textrémité de la tige. — Lorsque toute l'eau refoulée par la pompe ne peut pas pénétrer dans la chaudière, l'excédant agit par le canal 2, sur le clapet de trop-plein, le force à s'ouvrir et revient dans le tuyau d'aspiration par le canal 3.
n portion de bâti du petit cheval.
Fa portion du corps de pompe du petit cheval. Le conduit de communication A' est fixé sur ce corps de pompe au moyen d'une bride à oreilles serrée par trois boulons et un prisonnier, ce dernier étant taniudé dans le corps de pompe.
W réservoir d'air vissé sur l'extrémité de la botte h clapets, et portant le croisillon qui
sert de guide à la tige du clapet de refoulement et de butoir & ce clapet. 4 robinet de vidange de la botte à clapets.
PI. VH.
N^ B3e Pompe â. vapeur américaine de Ijeed et Learud pour alimentation, exliaution et incendie. — Le système des ^^'J^ pompes à vapeur Leed et Learnd, pour alimentation, exhaution et incendie est représenté par laifig. 22, pL VIL La légende adjointe à cette planche en donne une description détaillée.
L'appareil comprend deux cylindres moteurs, horizontaux, placés côte à côte, et dont les tiges de piston actionnent directement les pistons plongeurs de deux pompes à double effet, placées sur le prolongement des cylindres. Il n'existe pas d'arbre de couche; le tiroir de chaque cylindre à vapeur est conduit au moyen d'un système de leviers, par la tige du piston de l'autre cylindre. Ces systèmes de leviers sont placés entre les cylindres et les pompes. Il n'existe aucune autre transmission de mouvement; les corps de pompe sont par suite très-rapprochés des cylindres et l'appareil prend peu de place en longueur.
Le fonctionnement de la pompe Leed et Learnd se comprend aisément; mais il est un point sur lequel il importe d'appeler l'attention : les mouvements des pistons moteurs et des tiroirs de leurs cylindres. — Chaque tige de piston conduit, par l'intermédiaire des leviers dont il a été qnestion, le tiroir de l'autre cylindre. Les deux organes conjugués commencent et terminent leur course en môme temps, et sont de plus, simultanément en un même point de leur parcours, la course du tiroir étant d'ailleurs convenablement réduite par la transmission de mouvement. — Les tiroirs n'ont pas de recouvrements, ce qui correspond à un angle de calage de 90 degrés ; le tiroir doit par suite être à mi-course quand le piston correspondant est au point mort, et inversement. Ce résultat est obtenu en plaçant l'un des pistons moteurs au point mort et l'autre à demi course. Toutefois, comme les mouvements des pistons moteurs ne sont liés par aucune pièce matérielle, il peut arriver, pendant le fonctionnement, que les mouvements relatifs des deux pistons varient légèrement; mais l'écart ne peut être que très-faible, et doit d'ailleurs être bien vite corrigé. En effet, si l'un des pistons arrive au point mort avant le temps, ce piston ne pourra pas repartir avant que l'autre arrive à mi-course, car c'est seulement à ce moment que s'ouvriront les oriGces d'introduction et d'évacuation. Si l'un des pistons se trouvait en retard, les orifices s'ouvriraient avant qu'il ait terminé sa coXirse; ce piston rebrousserait chemin et se trouverait par suite en avance au point mort suivant, d'où il ne partirait qu'à l'arrivée à mi course du piston de l'autre cylindre.
Dans une machine ordinaire, la manivelle limite la course du piston dans son cylindre, et l'empêche de venir butter contre le fond de cet organe. C'est pour remplacer, à ce point de vue, l'action de la manivelle, que les orifices d'évacuation 0|, o^ (vue 5*), sont distincts des orifices dlntroduction, et débouchent à une certaine distance du fond du cylindre. Le piston arrivant près de sa fin de course bouche l'orifice d'évacuation, et il y a compression de la vapeur emprisonnée dans le cylindre, depuis le piston jusqu'au tiroir qui bouche encore l'orifice d'introduction. La position de l'orifice d'évacuation Oj ouo'^, est déterminée pour que la vapeur comprimée atteigne une tension égale à celle qui existe dans la boîte à tiroir, avant que le piston vienne toucher le fond du cylindre. Ainsi, d'après la loi de Mariotte, la tension de la vapeur comprimée atteindrait huit atmosphères, le piston ayant encore 4 millimètres à parcourir pour venir toucher le fond du cylindre. Comme les machines ne fonctionnent qu'à cinq atmosphères de pression maximum, l'arrêt du piston est assuré sans chocs. — Bien qu'il ne puisse y avoir aucun inconvénient à ce qu'il en soit autrement, la garniture du piston est assez large pour ne jamais dépasser Torifice d'éva-
MACHINES BROTHERHOOD. — N» 65^ 497
cuation. — Dans le fonctionnement à bras, les deux pistons marchent en même temps.
N^ B3^ — Pompes centrifugées pour exhautiou. — Moteur Brotherliood. — Les pompes centrifuges pour exhaution ne sont autres que celles que nous avons décrites au n° 51^. Celles qiii sont employées dans la marine sont généralement du système Neut et Dumont; elles sont mues par un moteur spécial qui les actiomie directement et dont nous allons donner la description. — Ce moteur du système Brotherhood eillardingham, est représenté par la fig, 44 dont voici la légende :
Vue l*" élévalion de face.
Vue 2« profli.
Vue 3* coupe suivant X\ de ia vue 4".
Vue 4* coupe suivant YY de lu vue 3*.
Vue S* coupe suivant t^j^ de la vue 4*.
Vue 6* coupe suivant xx de la vue 4".
Ces trois dernières vues sont à une échelle une fois et deoiie plus grande que celle des trois premières.
A arbre de couche portant une seule manivelle rapportée M, munie d'un contre-
poids M'. Cet arbre repose sur un palier trôs-allongé H, qui fait partie du bâti, et sur la partie extérieure duquel se trouve le pres^e-étoupe 1 .
Bfifi grandes bielles, au nombre de trois, une par cylindre, et agissant sur le môme tourillon de manivelle m. Ces bielles fonctionnent comme celles des machines L fourreau.
b^bjb coussinets fondus avec les tôtes de bielle et embrassant le tourillon m. Ces coussinets sont coupes en fo/me de secteurs, et laissent enue eux le jeu nécessaire pour Tosciliation des bielles. Ils sont relies par les colliers 2, qui empêchent les tôtes de bielle d'abandonner le tourillon m lorsqu'on vire la machine k froid.
C,C,C cylindres à simple effet, ayant leurs aies dans le môme plan et calés à 120*> Tuu par rapport à l'autre. Ces cylindres sont d'un môme jet de fonte et forment un seul bloc qui se boulonne par une collerette 3 parallèle au plan des axes, avec le b&ti U ; ce bloc se boulonne par une deuxième collerette 4 parallèle à la première, sur le b&ti 0 qui forme la boîte à tiroir.
D tiroir cylindrique, à mouvement de rotation continue, parlagé en deux comparti-
ments par la cloison oblique 5; l'un des compartiments 1, sert pour Tintroduction et l'autre E, pour l'évacuation.
E conduit d'évacuation du tiroir commun aux trois cylindres.
E' capacité comprise entre les trois cylindres et les bâtis 1! et 0. Cette capacité com-
munique directement avec le haut des cylindres, et avec l'atmosphère par le conduit E".
E" conduit de communication de la capacité E' avec l'atmosphère.
G,G,G coussinets de pied de bielle, fondus dans les pistons et ajustés pour recevoir les pieds de bielle qui ont la forme d'un T. Les petites plaques 6 empochent ces pieds de bielle de sortir de leurs coussinets.
H b&li formant palier de l'arbre de couche. Ce palier est d'un seul morceau, et
l'arbre repose sur un long coussinet en bronze dont la partie de droite forme le fond de la botte du presse-étoupe 1.
I côté d'introduction du tiroir D.
198 MACHINES BROTHEF^HOOD. — N* 6S,
K manivelle montée sur Textrémité E du tiroir D, et lui transmettant le mouvement
de rotation qu'elle reçoit du pelit tourillon m', qui prolonge le tourillon m. Ce tourillon m' est tout simplement engagé dans une entaille de la manivelle K. Celle-ci est fixée sur le conduit E par la clavette 1, qui est tenue par un boni
Fig. 44. Vue l*
Vue 2*
rivé, et qui est mise en place avant de monter la manivelle K. D'autre part, la manivelle est tenue appliquée contre la partie saillante du massif 0, par le collier en deux parties 8.
partie rapportée avec taraudage, à Textrémité du tiroir D, et fixée par des vis qui traversent une collerette, de manière à participer du mouvement de rota-
MACHINES BROTHERHOOD. — N* 63^ 199
lion du tiroir. La pièce L est prolongée par trois parties cylindriques dont les
Vue 3*
Pig. 44. Machine à vapeur à trois cylindres à simple effet, système Brotberbood, pour pompe centrifuge — Des moteurs du mémo système peuvent être affectés à un service quelconque.
Vue «• Vue k* Vue 5*
diamètres vont en diminuant * La première traverse le presse-étoupe 9; la
200 MACHINES BROTHERHOOD. — N» 65,
seconde sert de ^uide au ressort à boudin r; la troisième est très-allongée et
reçoit le manchon \\i du régulateur R.
M manivelle unique de l'arbre de couche.
m tourillon de la manivelle, rapporté et rivé. Ce tourillon a une grande longueur,
afin de compenser sur celte dimension, retendue de surface qui manque aux
coussinet 6, dans le sens de la circonférence, m' prolongement, sur un petit diamètre, du tourillon m, pour conduire la manivelle
K qui donne le mouvement au distributeur D.
0 bâti formant la botte à tiroir.
OfOjO orifices des cylindres.
0' canal annulaire dans lequel débouche le tuyau de vapeur V.
o',o'... orifices pratiqués sur le tiroir D^ et par lesquels la vapeur passe du canal 0' dans ce tiroir.
P,P,P pistons à vapeur à simple effet, rendus étanches contre les parois des cylindres par deux simples bagues dans le genre des garnitures suédoises. Comme ces pistons n*ont pas de guides, on les a fait relativement très-longs.
p piston-vanne mu par le régulateur R, et réglant la distribution de vapeur pour
une allure déterminée en obturant plus ou moins les orifices o',o',o',o'.
R,Ri,r ensemble du régulateur à force centrifuge. Le piston-vanne p est prolongé par une tige cylindrique /, qui traverse le presse-étoupe à vis 9 pratiqué sur l'extrémité de la pièce L. Cette tige se prolonge à Textérieur, traverse la partie /. et vient se fixer à demeure sur le manchon R|. Celui-ci est capelé à frottement doux sur la partie cylindrique /; il porte un talon 10 sur lequel pousse la masse R soumise à l>ction de la force centrifuge. Celte masse R est montée sur le manchon intérieur i au moyen des vis à tourillon 11, et le manchon R, porte, de chaque côté, deux rainures allongées qui lui permettent de se déplacer suivant Taxe, sans forcer sur les vis. Le manchon Rj est repoussé par le ressort r, dont on règle la tension au moyen de récrou 12. La force centrifuge tend à placer la masse R dans une position perpendiculaire à Taxe de rotation ; dans son déplacement, celle masse pousse sur le talon 10 cl comprime le ressort r qui équilibre la force centrifuge. Les mouvements du manchon R, sont transmis à la tige /, et par suite au piston-vanne p qui obture plus ou moins les orifices o'.
t tige du pislon-vanne p,
V tuyau d'arrivée de vapeur dans la boîte 0', et de là, par les orifices o', dans le
compartiment I du tiroir D.
1 presse-étoupe de l'arbre.
2 colliers en fer pour empêcher les coussinets b de désemparer quand on vire à
froid.
3,4 collerettes d'attache des cylindres aux bâtis.
5 cloison oblique du distributeur, isolant l'évacuation de Tintroduction.
6 cales de retenue des pieds de bielle lorsqu'on vire à froid.
7 clavellcs fixant la manivelle K sur Pcxtrémité E du distributeur.
8 collier en deux parties, empochant la manivelle K de glisser. 9,9' presse-cloupc du ré<;ulateur.
10 talon par Tintermédiaire duquel la masse R actionne le manchon R|.
11,11 vis à tourillon fixant la masse R sur le fourreau /; des rainures pratiquées sur
le manchon R|, pour recevoir les vis 11,11, permettent à ce manchon de glisser
sur le fourreau /.
12 écrou de réglage de la tension du ressort r.
13 robinets de purge des cylindres.
14 graisseur imperméator (n® ôS^).
15 lumière de graissage du palier H de l'arbre.
Voici quelques explications complémentaires :
La machine à Tapeur se compose de trois cylindres G, également espacés sur le contour d'un tambour cylindrique E' qui les réunit, le tout fondu en une
MACHINES BROTHERHOOD. — N« 65, 201
èeule pièce. Les axes des trois cylindres, qui sont dans un môme plan perpendiculaire à Taxe de l'arbre A, convergent sur celui-ci et forment entre eux des angles égaux à 120». Dans chacun des cylindres se meut un piston P sur lequel la vapeur agit exclusivement par derrière, pour le pousser vers la manivelle unique M de Tarbre; ce piston n'a pas de tige, mais agit sur la manivelle par rintermédiaire d'une simple bielle B analogue à celle du piston d'une machine à fourreau. Ainsi la manivelle est constamment poussée par les bielles des pistons derrière lesquels la vapeur est introduite, et repousse au contraire vers le fond des cylindres ouverts à l'évacuation, les bielles des pistons correspondants. Enfin, de part et d'autre de la manivelle de l'arbre, l'espace cylindrique compris entre les trois cylindres est fermé par un couvercle que l'arbre traverse en son centre, de sorte que toutes les pièces mobiles de la machine sont complètement enveloppées et protégées contre les chocs, contre Tintroduction du sable et de la poussière, en un mot contre les accidents de toute nature.
Comme les pistons sont au nombre de trois, il n'y a pas de points morts et la machine peut être mise en marche dans toutes les positions. Le mouvement est d'ailleurs parfaitement régulier et uniforme, et remploi d'un volant est tout à fait inutile, sauf dans certains cas spéciaux. Les bielles agissant toujours et exclusivement par pression, il ne peut jamais y avoir de jeu entre elles et les pistons, quel que soit l'état d'usure de la machine et quelle que soit aussi la vitesse à laquelle elle est lancée ; il ne saurait donc jamais s'y produire de chocs aux extrémités de la course de chaque piston, ainsi que cela a lieu si fréquemment dans les machines des autres systèmes lorsqu'elles sont vieilles ou mal entretenues.
Le moteur Brotherhood fonctionne en effet presque sans bruit. Des machines de cette espèce sont toujours essayées à vide, sans aucun travail à faire. On les lance à des vitesses de 2,000 tours par minute, et cela si régulièrement que l'on n'entend guère d'autre bruit que le souffle régulier delà vapeur débouchant à l'air libre par le tuyau d'évacuation. Les réactions supportées par l'ensemble de l'appareil sont si régulières et si symétriques, que les machines ainsi essayées sont simplement posées sur le sol, et n'éprouvent qu'un très-léger tremblement dont les vibrations sont à peine sensibles à l'œil.
Les pistons P, sont de simples godets en fonte dont la hauteur est assez grande pour qu'ils n'aient pas besoin de guides -, leurs garnitures sont formées de deux bagues en acier, croisées et logées côte à côte dans la môme rainure. Chaque piston porte une crapaudine en bronze phosphoreux dur, rivée en son centre et sur le fond arrondi de laquelle vient porter l'extrémité également arrondie en rotule de la bielle correspondante. — Les trois bielles B sont des tiges en acier forgé dont les extrémités du côté du piston sont convenablement trempées. Ces bielles étant placées dans un moule de manière à former trois rayons convergeant vers un môme centre et faisant entre eux des angles égaux, l'on coule sur leurs extrémités du côté de la manivelle, un disque en bronze phosphoreux dur qui les réunit momentanément; ce n'est que lorsque ce disque a été tourné et percé au diamètre du tourillon de la manivelle qu'on le sépare en trois pièces b\ à chacune desquelles reste attachée Tune des bielles, en ayant soin de laisser entre elles le jeu nécessaire pour qu'elles ne viennent ja-
202 MACHINES BROTHERHOOD. — N« 63,
mais se rencontrer dans leurs mouyements angulaires autour de la manÎTelle, sur laquelle elles doivent toujours rester appuyées. Les trois bielles sont réunies autour de Parbre par deux anneaux en acier 2, qui n*ont d*autre effort à faire que de supporter le poids des bielles quand elles ne sont pas appuyées sur la manivelle, ce qui a lieu quand on vire à froid.
L'arbre A est en acier et la soie m de la manivelle est trempée au degré convenable. L'extrémité de Tarbre porte un bouton m' qui conduit un tiroir tournant cylindrique, dont le diamètre est aussi réduit que possible, afin que le frottement des surfaces en contact se fasse avec une vitesse très-faible. Ce tiroir porte deux orifices, Tun pour Tadmission, Tautre pour Tévacuation, qui viennent se présenter successivement en face des conduits de vapeur de chacun des trois cylindres. Ace tiroir unique, servant à la fois pour les trois cylindres, est joint un second tube concentrique permettant de fermer plus ou moins Torifîce d'admission à l'aide d^un levier à main, et d'agir ainsi sur la machine de la même manière qu'on agit eur une machine ordinaire en étranglant la valve. Au lieu de manœuvrer ce second tube au moyen d'un levier, l'on peut encore, comme sur le type de la fig, 44, y adapter un régulateur à force centrifuge qui manœuvre la valve automatiquement. En manœuvrant un doigt se mouvant dans une rainure hélicoïdale, ce régulateur peut à volonté réduire l'orifice de cette valve ou changer son calage, de manière à produire une véritable détente ou un changement de marche. Dans les machines de M. Brotherhood^m^ï pourvues d'un appareil de détente variable, l'introduction dans les cylindres peut varier depuis zéro jusqu'au deux tiers de la durée de la course du piston vers l'arbre.
La masse des pièces mobiles étant relativement très-peu considérable, les forces d'inertie ont très-peu dUmportance et la machine mise en marche acquiert irès-promptement sa vitesse de régime ; de même, lorsqu'on ferme l'orifice d'admission, elle s'arrête presque instantanément.
Cette qualité est précieuse lorsque le travail que la machine doit faire et les résistances qu'elle doit vaincre sont à peu près constants ; ce serait, au contraire, un inconvénient, au point de vue de remploi économique de la vapeur, pour les cas où le travail à faire serait intermittent; mais il est facile d'y remédier, en ajoutant à la machine un volant d'une masse aussi giande qu'on peut )e juger nécessaire.
La vitesse considérable à laquelle les machines Brotherhood peuvent fonctionner régulièrement, permet d'atteindre de grandes puissances avec des dimensions relativement très-modérées ; elle permet aussi de les atteler directement à des pompes rotatives ou centrifuges et à des ventilateurs, etc.
Enfin, la petitesse relative des machines de ce système, jointe à l'extrême simplicité de leurs différentes pièces, rend leur construction moins coûteuse que celle des machines ordinaires.
Les machines à trois cylindres à vapeur peuvent être construites pour résister à des pressions très- variables, depuis 2 jusqu'à 10 et 12 A'^ par Cmx\ elles peuvent aussi être lancées à des viteses presque indéfinies sans qu'il en résulte aucun inconvénient pour leurs différentes pièces ; aussi leur puissance peulr^lle varier dans des limites fort étendues, et doiton, pour donner à cet égard une indication bien précise, faire certaines hypothèses. La force en