TREUILS ET CABESTANS A VAPEUIL — N
clavetées sur les extrémités de Tarbre et en dehors des paliers; les grandes bielles sont semblables à celles des pompes. Les tiges des pistons à vapeur et celles des pompes se prolongent au-deUi du rexiflemenJt à travers lequel passe le boulon d'articulation du pied de bielle, et ces prolongements pasaeat dans des guides à douille fixés sur les longerons.
Les tiroirs en coquille sont sur le côté des cylindres, et chacun d*eux est conduit par un eicentrique à calage fixe. La poo^pe alimûntaira, à piflton plongeur, est du même jet de fonte que Tun des cylindres à vapeur; le piston de cette pompe est conduit par la traverse du piston 2l vapeur voisin.
Les pompes à incendie sont à double effet, et les divers clapets sont eji caoutchouc; U n'y a qu'une seule tubulure d'aspiration et une seule botte de refoulement pour les trois corps de pompe ; la botte de refoulement est surmontée d'un récipient d'air, àla base duquel sont deux tubulures destinées à recevoir un nombre égal de manches d^incendie.
La chaudière, cylindrique et verticale, a la porte de son fourneau sur Tarrière de la voiture. Cette chaudière a beaucoup de raifort avec la chaudière Field {b? 61,), elle n'en diffère qu'en ce que les tubes sont deux à deux d'un seul morceau ; ces tubes sont formés de bouts de tuyaux en cuivre cintrés en leur milieu ; les deux parties prenant une direction parallèle, vont traverser la plaque de tête, et leur fixation sur cette plaque s'opère par un mandrinage suivi d'un léger rivetage; les coudes de ces tuyaux plongent dans le fourneau.
La chaudière est pourvue d'un giffard pour l'alimentation pendant les arrêts; un robinet permet d'injecter directemennt de la vapeur dans la cheminée afin d'activer le Urago. Une petite soupape placée sur le toyau de vapeur, entre les deux cylindres, tient lieu à la fois de registre et de soupape d arrêt. L'évacuation se faitdanslacheminée.*— Voici les dimensions principales de ceite pompe:
2 cylindres à vapeui. | courae des pîslonfc 0-,?50
Pression à la chaudière 7^^ 500
« ^«-r^ A^ ««-i~»« i Biamètie des corps de pempe O-JIJ
8 corps de pompes. | ^^^^^ ^^ ^.^^^^ [ ^ q. .^^^
Nombre de tours par minute 125*
Débit théorique par minute 1.615 litres
N** <M, Treuils ^ eahesteim^ v»peiip. -«-Dans les grands navii'es à vapeur de commerce et sur quelques transports de TÉtat, qui ne comportent que des voilures de peu d'étendue et des équipages réduits en conséquence, on se trouverait dans limpossibilité de développer, à un moment donné, la puissance nécessaire pour exécuter certaines manœuvres de force. De là Tobligation de recourir à des moteui^ mécaniques, tels que treuils, cabestans ou grues à vapeur. Dans la marine militaire, les conditions ne sont pas les mêmes; quelle que soit la réduction de la voilure ou de railillerie, les bras ne font jamais
TAËUILS ET CABESTANS A VAPEUll. --N«^ 0«, 343
défaut; car l'équipage est toujours conservé saffisiaimieiili BomfcmsR à titre de combattmts, «non à titre de matelots. Aussi, les installations mécaniques sont-elles beaucoup plus rares que sui- les bâtiments de commerce. La vapeur n'est généralement employée sur les navires de guerre, que pour manœuvrer le gouvernail, les 'tourelles mobiles et exceptionnellemeut le cabesftan principiBtl. Sur ^elquestrattSfMMrts dont le service se rapproche de celui d'un bâtonent de conamerce, les divers tneoils de chat^ement et de déchargement sont généralement à vapeur.
Trmil à waptur de T4iifi9rd. ^ C'est svrtoat en Angtelerre que tes treuils à vapeur sont employés d'une manière courante; le type le plus en usage est celui de Toflord de Bèrkenhetui. Il se coDoijpoge de deux bAHs en fbnte, bèulonnés sur une plaque de foQdatton et supportant trots arbres. Au milieu, entre les deux bâtis, se trouve l*arbre du tteiiil; à la partie supérieure se trouvent Tarbre mdteur et un arbre intermédiaire qui est ptaeé entre les deux premiers. — La macbine se «ompose de deux cylindres à bi^le directe, incliiiés à ^*; les manivelles sont à angte droit. Ces cylindres sont boulonaés eotitre les bâtis, & rextérieur. Les tiroirs sont eonduits par des secteurs dont les excentriques sont montés sur Farbre moteur, en dedans des bâtis ; Vévacua'iioii se fait en plein air. Le changement de suspension s'effectue pour les deux secteurs à ht fois, au moyen d'un arbre de relevage horizontal, parallèle à Tarbre moteur, et placé dans leibasdes bâtis, du e6té des cylindres. — Les eloehfes du treuil sont au nombre de trois : une cloche cylindrique placée au centre, entre les deux bâtis, et deux cloches hyperboloïdales en porte^irfaux. Unsyslièiiie de roues dentées, que Ton peut embrayer ou désembrayer à volonté, penxuft de relier Tarbre moteur à l'arbre du treuil, soit directement, soit par l'intermédiaire du troisième arbre, ce qui donne au treuil des vitesses difRSsrenftes. On peut encore séparer complètement l'arbre du treuil de l'arbre moteur pour filer le garant; dans ce dernier cas, on se rend mattre du tmnW par tm frein que porte la cloche cylindrique et qui se manœuvre par une pédale.
On ajoute quelquefois à ce treuil, deux pompes qui peuir^nt servir soit comme pompes de cale, soit comme pompes à incendie; biaîb cette înstalliition n'est pas reeommandable, car elle enlève au treuil tout le bénéfiee'de la simplicité, et gène sa manoeuvre. Les pompes pourraient être installées à part, avec une transmission par courroies.
Treml CorradL — M. Corradi, de Marseille, a modifié d'une manièro trèsheureuse le typeeiHdessus', son système est très-employé en France, prmcîpaleqaent par les grandes compagnies de Maraeille. Le perfectromiement le plus important consiste dans la suppression des tiroirs et de leurs renvois de mouvement. Les cylindres moteurs sont oscillants, et le tourillon extérieur do chaque cylindre se prolonge, au delà de son palier, par une partie conique qui s'engage dans une boîte de même forme dans laquelle se font Parrivée et l'évacuation de la vapeur. Les orifices d'admission et d'émission du cylindre, dé- ' bouchent sur la paroi conique du prolongement du tourillon, et fa distribution