‹ Les nouvelles machines marines. Supplément au Traité des appareils à vapeur de navigation mis en harmonie avec la théorie mécanique de la chaleur. Ouvrage rédigé pour l'introductionChapitre 43 sur 85 · APPAREILS A VAPEDR POUR GOUVERNAIL— N · texte numérisé non relu

APPAREILS A VAPEDR POUR GOUVERNAIL— N

TreaH à vapeur Caillard. — MM. Gaillard, construisent aussi «des treuils à Tapeur, à deux cjlindres horizontaux, dans le genre de ceux que nous aTOtis décrits, avec deiix fdsées cylindriques au milieu, et un fusée hyperboIoTdald extérieure, sur chaque extrémité de Taxe de .Parbre. Ces treuils ont un aspect très-robuste et se manœuvrent avec facilité.

N^ 66^ Appareil» 4 T»peiur pow «UMMmwer le «eitimr-* nftll. — Jusqu'à présent, les appareils à varpeur poctr la manœuvre du gouvernail sont naunîs de s^ro-moteurs Farcot. Les premiers appareils de ce genre ont été appliqués sur les garde-côtes cuirassés, Cerbère, Bélier^ Boule-Dogue et Tigre, lis sont à action directe; c'est-àrdire que pour faire passer la barre de TuicUnaisen maûmuDi sur un bord à rinclinaison maximum sur le bord opposé, le pistoa moteur ne fait qu'une course dans son cylindre. Pour les grands cuirassés, l'appareil comporte deux cylindres inclinés agissant sur un arbre conmiun, et ce dernier actionne le treuil de la drosse par Tintennédiaire d'un pignon.

Appareils â vapeur pour manœvTrer le gaawemmSi t type appliqué sur les i^rde-e6tes cuirassés. — Cet appareil est représenté par la fig. 25, pt. VIII. La légende adjointe à cette planche en donne une description détaillée.

Le fonctionnement en servo-moteur repose sur ce fait que, lorsque l'extré- Fig. 33, ™^^ arrière du levier M actionné par les drosses, se trouve sur Paxe 1 de la PI. vm. barre de manœuvre A,, le tiroir du petit servo-moteur est à demi-course. — Supposons la barre droite, tous les tiroirs à demi-course, et agissons sur les drosses de manœuvre pour mettre la barre à tribord, comme sur la figure. Les divers leviers et bielles d« la transmission de mouvement du tiroir du petR servo-moteur se déplacent dans le sens ind^ué par les flèches : Tarticulaiion arrière du levier de manœuvre M se place sur tribord de Taxe 1 ; le Uroir du petit servo-moteur se déplace sur bâbord, ouvre Portée dv bas à Tintroductien et celui du haut à l'évacuation. ^ Le piston p du petit servo-moteur se déplace sur bâbord, et manœuvre le grand tiroir D ; celui-^i démasque Torifice bas de son cylindre pour l'introduction, et celui, du haut pour l'évacuation. — Lb mouyement du piston p* est également transmis par le double levier U, la bielle II, la crémaillère et le pignon u, et enfin par les bielles et leviers IS, aux tiroirs du firein hydrauFique qui se déplacent sur tribord, mettant ainm en communication les deux bouts du cylindre de ce frein. Il résulte de cette disposition, que le frein hydraulique ne peut gêner les mouvements de la barre. Le tiroir D du grand servo-moteur n'étant plus à demi-course, le piston P se met en marche sur bâbord, et agit par sa tige TT et sa bielle B, sur la

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barre de manorayre A,. Celle-ci agit à 8on tour sur la barre A, qui vient sur tribord. Dans le mouTement de la barre de manœuvre Ai, Taxe d^oscillation 10 du levier M se déplace sur bâbord ; tant que les drosses agissent, Textrémité avant de ce levier M* se déplace aussi sur bâbord, et les positions relatives de son extrémibâ arrière et de Taxe 1 ne varient pas sensiblement \ il en résulte que le petit tiroir d du petit servo-moteur démasque toujours les mt&mes orifices. Par suite, le piston p continue sa course de tribord sur bâbord, entraînant le tiroir D. L'introduction et l'évacuation du grand servo-moteur ne changent pas, et la barre A vient de plus en plus sur tribord.

Lorsque Taxiomètre indique Tinclinaison voulue de la barre, les drosses de manœuvre sont tenues immobiles et Pextrémité avant du levier de manœuvre M devient un point fixe. Le piston P continuant d'agir, Tarticulation 10 du levier M se déplace encore sur bâbord, avec la partie avant de la barre Ai,etil en est de môme de l'extrémité arrière du levier M. Le mouvement de cette dernière extréniibé du levier M, entraine le tiroir d sur tribord, et peu à peu ce tiroir vient ^e placer à demi-course, ce qui a lieu lorsque Taxe de Tarticulation X vient se placer sur Taxe du tourillon d'oscillation 1 de la barre A^. Toutefois, la barre n'est pas encore immobile, puisque le tiroir D démasque toujours les mêmes orifices. Le mouvement se continue encore ; l'articulation x passe sur bâbord par rapport à Taxe d'oscillation 1; le tiroir d est déplacé sur tribord, et détnasque Foriflce du haut de son cylindre pour Pîntroduction et celui du bas pour l'évacuation. Le piston p revient sur tribord, et place le tiroir D- à demicourse. A ce moment, les deux orifices du cylindre C sont ouverts; la pression est égale sur les deux faces du piston P, et l'action de l'eau sur le gouvernail fait rétrograder ce piston ; mais cela très-lentement, à cause de l'action de son cylindre-frein, dont les tiroirs sont à mi-course*. Le point d'attache y des drosses de manœuvre étant toujours fixe, le mouvement rétrograde de la barre A, porte l'articulation 09 sur bâbord et fait passer cette articulation sur Taxe 1, le tiroir d étant alors à demircourse ; puis cette position est franchie et le tiroir d est encore déplacé sur bâbord, ouvrant Pintroduction d«i bas et l'évacuation du haut. Le piston p marche également sur bâbord, déplace le tiroir D, et finalement, la vapeur agit de nouveau dans le bas du cylindre C, et le piston P ramène de nouveau la barre A sur tribord. Puis le mouvement recommence en sens contraire, et ainsn de suite ; le gouvernail n'est jamais immobile ; il oscille sans cesse autour de la position qu'on veut lui faire occuper. — ■ 11 résulte de cet état de choses, une dépense continuelle de vapeur par les deux cylindres du servo-moteur.

S^il survient un coup de mer qui firappe le gouvernail, celui-ci cède en réagissant sur le piston h qui refoule l'eau du frein hydraulique H. Ce frein modère l'amplitude de l'oscillation de la barre et donne le temps aux servo-moteurs d'agic à leur toar pour ramener eeite barre dans sa position normale. La résistance du frein hydraulique peut être augmentée ou diminuée suivant le temps, en faisant varier la charge d'une soupape placée sur une communication directe entre les deux bouts du cylindre de ce frein. Cette soupape doit être d'autant moins chargée que la mer est plu» grosse.

La vue 2* de la fig* 23, pL Vill, représente la variante de servonnoteur ima-

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