PI. X
et de fermeture des orifices. Pour le bas, par exemple, Tinlroductioa commence aux points a ou a\ suivant la grandeur de la course de Torgane de détente, ce qui donne des avances plus que sufQsantes. La fermeture de Tintroduction du bas se fait aux points b ou b\ très-près du point mort haut du piston. Pour le haut du cylindre, Tintroduction commence aux points c ou c, bien avant le point mort, et unit aux points d ou d', très-près du point mort bas. — Par suite, Torgane de détente ne gêne pas pour la marche en arrière, et n'a pas besoin d'être déclanché.
CiiAP. V, S 3. — Couples de rotation.
H * 7 1 . — 1 . De la défarminatlon rlipoDraïua du coupla da roUlioB d*Diia rnachbi* tm marcha. — 2. Dét«nniiiation pratiqua du c;oapla da rotatioa d'ona mackioa. — 3. Conpiaa de rotation das divers •yotèmaa et types da machiDes an asa^a dans k marina ; c;omparaisoa dan résultats obtenus. — 4. Coapla motanr da départ d'âne machina. Pétarminatlon des positions délhvorablas à la misa an marcha.
iW° 71^ De la détermination rigoureuse du couple de rotation d^une ma^shine en nuurche. — La poussée ou la ti*actiou transmise par la tige du piston est transformée, par la bielle et la mani\elle, en une force tangentielle à la circonférence décrite par le bouton de manivelle et qui fait tourner Tarbre. L'ensemble des valeurs de cette force tangentielle forme ce que Ton appelle le couple de rotation. Lorsque Tarbre a plusieui-s manivelles, le couple de rotation de la machine est foimé par la somme des forces tangentielles qui agissent simultanément sur les manivelles.
Soit ABO, fig. 62, la transmission de mouvement par bielle et manivelle, et prenons ce système de transmission dans une position quelconque. Si nous considérons le système à l'état d'équilibre statique, nous aurons au pied A de la bielle, trois forces telles que chacune d'elles sera égale et directement opposée à la résultante des deux autres, savoir :
1* La poussée Pi transmise par la tige de piston ;
2* La résistance P que la machine oppose au mouvement de la bielle, et suivant Taxe même de cette pièce ;
3* La réaction P' de la glissière sur laquelle s'appuie le coulisseau de la traverse.
En marche, la condition d'équilibre doit être considérée au point de vue du travail. La force P| étant seule force motrice, son travail doit être égal à la somme des travaux résistants ; ces derniers sont :
1* Le travail du frottement /P,, ce frottement étant déterminé par la force Pi elle-même sur le tourillon du pied de bielle ; cette force agit à rextrémité du rayon r de ce tourillon ;
2* Le travail du frottement /P' sur la glissière ;
3« Le travail de la réaction P suivant la bielle.
Exprimée en fonction de P, la force P' a pour valeur P'=rP sin a. D'autre part, supposons que Pangle p augmente d'une quantité infiniment petite b, pendant laquelle augmentation on pourra considérer les forces en jeu comme constantes ; on pourra calculer la variation correspondante a de l'angle a*, ainsi que le chemin e fait par le pied de bielle le long de la glissière, qui correspond
Fig. 63, relative à la détermination rigonreom du couple de rotation.
à Taugmentation de Tangle ^**. Ces valeurs connues, e sera le chemin fait par la force Pi ainsi que par le firottement fV'\ e cos a sera le chemin fait suivant
la direction de la force P ; enfin, .-- sera le chemin fait sur le tourillon du
oou
pied de bielle par le frottement /Pi. — Connaissant les valeurs des forces et des chemins parcourus dans leurs directions propres, on pourra établir l'équation du travail et déterminer la valeur de P en fonction de P^
La force P connue, on a sur le bouton B do la manivelle trois forces telles, qu'en équilibre statique chacune d'elles est égale et directement opposée à la résultante des deux autres, savoir :
!• La force P transmise par la bielle ;
sin a manivelle 1 ,, . . sin P,
* On a la relation : -: — -= . . „ — = —, d ou sin a = .
sin ^ bielle m m
Il suffit de remplacer ^ par (^+6), et on déterminera la valve a' correspondante; on
aura ensuite a = =b a' q: a, suivant que a augmente ou diminue.
** En appelant x le chemin fait par le pied de bielle depuis le dernier point mort, R le rayon de la manivelle, et m le rapport de la bielle à la manivelle, on a :
«=rR [l— cos^±w(l — cos «)];
le signe + servant pour la course majeure de P> à P», et le signe — pour la course mineure de P. à P..
En calculant d'abord la valeur de x pour la position choisie de la manivelle, et en rem? plaçant ensuite ^ par (^+fr), et a par (a+ à), valeur préalablement déterminée, on trouvera la valeur correspondante xf de la distance du pied de bielle au point mort. On aura alors : e=â/ — • «. — Mais il n'est pas nécessaire de calculer cette valeur, parce qu e e s'élimine en établissant l'équation du travail.
ra. 5^
382 COUPLES DE ROTATION, — N» 7li
2* La résistance à la rotation p, agissant normalement à la manivelle ; 3* La réaction p' des appuis de Tarbre. Dans ces conditions, on a :
p = P sin (« H- p), p'= P cos (a -hp).
Ces valeurs pourraient servir pour Tautre demi-révolution, en comptant toujours Tangle ^ à partir du point mort majeur Ph ; mais, si Ton veut compter Tangle p li partir du dernier point mort franchi, on aura pour la course mineure :
p = Psin(p — a), p' = Pcos(P — a).
Et es général :
p = P sin (P±:a), p* = P cos {M:«) ;
les signes supérieurs servant pour la course majeure, de Ph à P., et les signes inférieurs pour la course mineure, de P« à Ph, Tangle P étant mesuré depuis le dernier point mort.
En considérant le système en mouvement, nous aurons à faire entrer en ligne de compte les travaux suivants :
1* Le travail de la puissance P qui agit suivant la bielle ;
2* Le travail du firottement f P déterminé par la force P sur le tourillon de la manivelle, et qui fait un travail résistant à l'extrémité du rayon r du bouton de manivelle ;
3* Le travail du frottement/))' sur les portées de Tarbre, qui fait aussi un travail résistant à l'extrémité du rayon r* de la portée de Varbre ;
k* Le travail de la résistance directe p à la rotation.
Gomme les tourillons de la manivelle et de Tarbre tournent en même temps que la manivelle et du même angle, les frottements /" P et /)/, qui agissent à rextrémité des rayons K et r*, peuvent être transportés àPextrémité du rayon R de la manivelle, où ils prennent les valeurs:
/^Pj, et/îi'^ = /^Pcos(P±«)J.
Cela dit, si Ton représente par e' le chemin parcouru sur la circonférence de la manivelle pour une augmentation infiniment petite h de Tangle p, le chemin fait dans la direction de la bielle et par suite de la force P vaudra :
e'cos [W— (p±a)]=:«'8in(P±a).
Les forces P, /P^ et /P eos (/Idfc») -g-, parcourant le même chemin «', l'équation du travail est par suite facile à établir, et on en déduira la valeur dep en fonction de P et par suite de P|.
Si Ton partage la circonférence décrite par la manivelle en un certain nombre de parties égales, et que Ton détermine la valeur de p pour chacun des points de division^ on aura le moyen de construire la courbe qui représente le couple
de rotation pour un tour complet de la machinO) en ajoutant d'ailleurs les valeurs de p qui correspondent aux positions simultanées de toutes les manÎTelles montées sur le môme arbre.
Pour que le calcul précédent soit fait ayec toute Texactitude désirable, il faut encore tenir compte de Tune ou de plusieurs des influences suivantes : ^ I. L'inertie des pièces qui participent au mouvement rectiligne alternatif du piston : piston, tiges, traverses et bielles, et, dans certains cas, piston de pompe à air que le piston moteur conduit. Cette inertie se retranche de la poussée effective totale de la vapeur sur le piston tant que le mouvement de ce dernier s*accélère, et s'ajoute à cette même poussée quand le mouvement du piston se ralentit (n* 71^.
li. Si la machine est à pilon, le poids des pièces qui marchent avec le piston s'ajoute à la poussée effective totale de la vapeur pendant la course montante (de Pm à P.), et se retranche de cette même poussée effective pendant la course descendante (de P. à Ph). Cette modification de la poussée effective totale sur les pistons est indépendante de Finfluence de l'inertie.
Toutefois, dans la plupart des machines à pilon, la pompe à air est conduite par la tige du piston moteur, à l'aide d^une transmission qui comprend un double balancier et deux paires de menottes. La pompe à air est aspirante élévatoire, et Ton peut admettre que pour la course montante du piston moteur, le poids de ce piston et de tout son attelage est équilibré par le poids du piston de la pompe à air et la résistance de cette pompe. — Il n'en est pas de même pour la course descendante du piston moteur, car la résistance de la pompe à air annule presque complètement le poids du piston de cette pompe, et l'action du poids du piston moteur et de son attelage reste entière.
III. Si la machine est inclinée, une partie seulement des poids ci-dessus s'ajoute k la poussée effective de la vapeur et s'en retranche alternativement. Cette poussée se détermine par une simple décomposition de forces, en tenant compte de l'obliquité de l'axe du cylindre.
IV. Si la machine est horizontale, le poids des pièces mobiles n'influe pas sur la valeur de la poussée sur les pistons ; le poids de la bielle et de la manivelle a seul une action sur les valeurs des forces P' et p qui déterminent les frottements sur les appuis. Pour tenir compte de ce poids, il faut chercher, pour chaque position de la manivelle, le centre de gravité du système articulé, et déterminer les deux composantes qui résultent de ce poids, l'une au pied de bielle, l'autre sur l'arbre. La première s'ajoute toujours directement h la force P' \ la seconde se compose avec la force f/, et la résultante est seule à prendre en considération.
V. Dans un grand nombre de machines horizontales, le piston moteur conduit la pompe à air du condenseur correspondant. Cette pompe à air offre par suite une résistance dont il faut tenir compte, en relevant des courbes d'indicateur sur la pompe à air, et en retranchant les ordonnées de ces courbes de celles des courbes du piston moteur, après les avoir toutefois réduites dans le. rapport du carré du diamètre de la pompe à air au carré du diamètre du cylindre à vapeur. — On devrait opérer de même, si le piston moteur conduisait une pompe de circulation.
VI. Enfin, le» frottements du piston dans le cylindre et des tiges dans leur presse^toupe sont des forces dont le travail résistant devrait être retranché du travail moteur sur le piston pour obtenir, en tenant compte de ce qui est dit ci-dessus, la véritable valeur de la force Pi transmise par les tiges.
On peut voir que la résolution rigoureuse du problème de la déterminatioo du couple de rotation d'une machine, problème que nous n*avons fait qu'es-, quisser, ne laisse pas que d*être longue et laborieuse. Aussi, en pratique, ne résout-on presque jamais ce problème. Ce que l'on cherche, le plus souvent, ce n'est pas la valeur absolue du couple de rotation, mais bien des valeurs comparables pour les couples des machines de divers systèmes. Dans cet ordre d'idées, et tant que les rapports de la longueur de la bielle à celle de la manivelle ne varient pas beaucoup, on fait abstraction de toutes les résistances passives de la transmission de mouvement, et Ton se contente de poser que pour chaque élément de chemin parcouru par le piston le travail moteur est égal au travail de la résistance appliquée à l'extrémité de la manivelle, d'où on déduit la valeur de cette résistance. C'est la méthode que nous avons employée pour calculer les couples de rotation dont il est question au numéro suivant.
N* 71, Déterminatloii pratique du «couple de rotatioit d'une machine. — D'après ce que nous venons de voir au numéro précédent, il est extrêmement difficile de calculer rigoureusement la valeur du couple de rotation d'une machine. On ne peut même pas tenir compte de toutes les influences en jeu, car il est impossible d'évaluer les frottements du piston dans son cylindre et des tiges dans leur presse-étoupe. — Dans les machines marines, le rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle varie de 3,8 à 4, et atteint 4,6 et même 4,8 dans les nouveaux appareils. Dans ces conditions, les obliquités des bielles sont très-peu différentes, et pour une force déterminée transmise par la tige de piston les résistances passives restent dans un rapport à peu près constant. Pour établir des couples de rotation comparatifs, on peut par suite, dans le calcul des efforts, faire abstraction des résistances passives, et ne considérer que la force motrice transmise par la t^e de piston et la résistance correspondante appliquée à l'extrémité de la manivelle et normalement à cette dernière. On écrira alors, fig. 63, travsdl p = travail P.
Il y a deux manières de procéder pour calculer la force p en fonction de P.
!• Soient:
V la vitesse linéaire de la manivelle, supposée constante.
^ Tangle de position de la manivelle, cet angle étant compté à partir dn dernier point
mort franchi.
R le rayon de la manivelle.
m le rapport de la bielle à la manivelle.
V la vitesse da pied de bielle pour la position donnée de la manivelle.
Le point de rencontre x de la manivelle CB prolongée, et de la normale Ax
Fig. ftS, relative à la détermination pratique do couple de rotation.
à la glissière menée par le pied de bielle, est le centre instantané de rotation des deux extrémités de la bielle, et Ton a :
Maïs les deux triangles semblables AxB et BCD donnent : xA CD CD ., . -, CD
On pourra, par suite, écrire Téquation du travail, sans tenir compte des résistances passives :
Pt=pV = PVx^;d'où:i>=Px^.
La valeur de CD pourra être mesurée graphiquement, et la valeur de p se trouvera par une quatrième proportionnelle. Si l'on veut opérer par le calcul, on a:
rr. Arv • sJnS ,, , ^ ADsinS CD^ADsm a; maissma= — -; d*ou : CD = -•
Or,
d^autre part, Remplaçons, il vient :
AD=AB+DB=mR + DB;
^.^^2il;d'où:DB = Ri2iP.
CB cosa cosa
* cosa \ ^ cos «/
Par suite :
m \ * cosay Remplaçons cosa par ^1 — sin*â", et sina par ^î^» il vient:
Par suite ;
ou bien :
co8.=t/i-gi"-;g:^V"»'-'>'
™ Rsinj/ ^^ :5i2LL-\.
CD= î- im-h / . .pi*
/ cosp \
11 viendra alors pour la course majeure, de Pu à Pn
Gosp
/ Gosp \
On trouve une relation semblable pour la course mineure, de Pm à Pu: et en général :
/ cos p \
On pourra donc écrire pour un point quelconque de la rotation :
ou bien :
Ptf Pv=pVy d'où : p = Y*
/ cos p \
p = P sin p ( 1 dz ■/: ^ • tQ ) • ^ "^ \ V m* — sin* p/
Le signe + servant pour la course majeure et le signe — pour la course mineure ; Tangle p ayant toujours pour origine le dernier point mort franchi.
2* La valeur de p peut être déterminée d*une manière moins rigoureuse, mais plus pratique, et de la façon suivante. La circonférence étant partagée en parties égales, 20, par exemple, on cherche les chemins parcourus par le pied de bielle et correspondant à chacune des divisions ; on mesure la valeur de P qui correspond au milieu de chacun de ces chemins, et on établit Tégalité entre le produit de ces deux éléments du travail de la poussée P et le produit de la force/? par Tare correspondant de la circonférence. On trouve ainsi une valeur suffisamment approchée de p, qui correspond au milieu de Parft de division considéré de la circonférence.
Cela dit, nous allons expliquer le mode de procéder pour déterminer la valeur de P sur une machine donnée. Nous prendrons pour exemple Tappareil du Henri IV, qui est une machine compoiind à pilon, à une paire de cylindres
côte à côte poinU morts à 90*. Sur la fig, 16, pi. IX, sont représentée^, en trait fin continu, les courbes dUndicateur relevées sur les cylindres de cette machine. Ces courbes sont réduites à l'échelle de 0««,25 par centimètre de mercure ; mais pour le cylindre admetteur les courbes sont de plus réduites
dans le rapport j^ des carrés des diamètres des cylindres. Cette opération
nous a dispensé de calculer les poussées en kilogrammes, et ce sont les ordonnées effectives elles-mêmes que nous avons prises pour représenter la valeur de P.
Une première correction a été effectuée sur les courbes d'indicateur, en portant les lignes d'évacuation du bas sous les courbes du haut et inversement» Cette correction est nécessaire pour que Ton mesure entre les deux courbes Teffort effectif réel.
En second lieu, les courbes ont été corrigées de l'inertie des pièces mobiles, cette inertie étant calculée par la relation :
2g \ ^ (m«— sm«P)Vv
dans laquelle les lettres ont la signification suivante :
F^v force d'inertie. Le signe résultant du calcul indique si cette force doit être retranchée ou ajoutée.
p^c poids des pièces mobiles.
0 vitesse angulaire de la manivelle.
R rayon de ta manivelle.
ni rapport de la bielle à la manivelle.
^ angle de position de la manivelle. Cet angle est compté du dernier point moft franchi. Le sigue + sert pour la course majeure (qui est ici la course montante) et le signe — sert pour la course mineure. La valeur de F n*a d'ailleurs besoin d'être calculée que pour une course ; pour la course suivante, les valeurs de ceilb force sont égales et de signes contraires aux valeurs qui correspondent aux positions symétriques de la manivelle par rapport au diamètre des points morts.
La circonférence ayant été partagée en 20 parties égales, là valeur dé è* à été calculée pour chaque point de division. Cette valeuf a été etisUitë diVidéé,
pour chaque cylindre, par la surface 10.000 n — - du piston du cylindre détendeur, cette surface étant exprimée en centimètres carrés. L'effort ainsi trouvé, correspondant à un centimètre carré, a été transformé en centimètres de mercure, et finalement en millimètres, d'après Téchellé des coufbôs dMhdicateUI*,
QtniB 45 s^ 7B
en le multipliant par le facteur — ^~ - — • Les résultats ont servi à tracer
l,Uu3
les courbes d'inertie placées sous les courbes d'indicateur. Les valeurs négatives, et par suite à retrancher, ont été portées en dessous de la base, et les valeurs positives ou à ajouter en dessus. Les courbes d'indicateur modifiées tikr TinëHiè dhl Mt jpiHl^ àdt)ériëaré tràcëè ëh ëlémédU.
QOttitn0 la ttlttéhilitt Ht à {JilOh, le pdidà dei piic^i faibbllëS s'itjolltë I lu l^dMséa dé la vftpéttr {StodAht la course montante) d6 P^^ 1 ?à\ î\ %ê t^Vtihéh
de cette poussée pendant la course descendante, de P. à Ph* Le poids P^ de ces pièces, pour chaque cylindre, a été divisé par la surface du piston du cy>
lindre détendeur, 10.000 -7-, cette surface étant exprimée en centimètres
carrés. Cet effort par centimètre carré a ensuite été transformé en centimètres de mercure, et finalement en millimètres, d'après l'échelle des courbes d'indi-
Qmm 25 >^ 75
cateur, en le multipliant par le facteur — \-f^oo — • ^^ résultat, qui reste con-
stant pour toute la course, a été porté en augmentation sur les ordonnées des courbes du bas, et en diminution sur les ordonnées des courbes du haut. On a ainsi obtenu les diagrammes limités par des traits de force, et dont les ordonnées ont servi à déterminer le couple de rotation.
Après avoir partagé la circonférence des manivelles en 20 parties égales à partir du point mort majeur Ph, on a mesuré, sur la course du pied de bielle, le chemin correspondant à chacune des divisions, et les ordonnées des courbes que l'on a employées ont été menées par le milieu de ces divisions. On a fait le produit de chaque ordonnée effective par le chemin correspondant du pied de bielle, et on a divisé par la valeur constante d'une division de la circonférence. Le résultat, qui représente la valeur de la force tangentielle, a été porté, à partir du centre, sur le rayon qui partage l'arc de division correspondant en deux parties égales.
Cette opération étant faite pour les deux cylindres, on a obtenu les couples individuels de rotation, dont la somme doit former le couple total. Les divisions de la circonférence du cylindre détendeur, étant numérotées à partir de la position qu'occupe la manivelle de ce cylindre quand celle du cylindre admetteur est au point mort majeur Pm, on a formé le couple total en ajoutant les valeurs comprises entre les mêmes numéros. Ce couple total est reporté en fig, 64 ci-après.
N^ 71, Couples de rotation def» divers systèmes et types de maehiiies en nsaf^ dans la marine. Comparaison des résultats obtenus. — Les fig. 64 à 73 représentent les couples de rotation des divers systèmes et types de machines en usage dans la marine. Dans la construction de ces couples, nous n'avons pas tenu compte de l'action de la pompe à air ni de celle de la pompe de circulation quand elle est conduite par la machine. Nous avons ainsi obtenu des couples comparables au point de vue du mode d'emploi de la vapeur et du système de transmission de mouvement. Nous indiquerons en temps et lieu l'influence de la motion de la pompe à air ou de la pompe de circulation sur le couple de rotation obtenu.
Henri rv,/ïj. 64. —Machine Woolf, à pilon à une paire de cylindres côte à côte points morts à 90% avec condensation par surface (à hélice)^ type des Forges et chantiers de la Méditerranée (n* 28^).
Paissance en chevaux de 300^". IhO^
Diamètre dn cylindre admetteur 0'",800
Diamètre du cylindre détendeur 1",400
Course des pistons 0'',900
Nombre de tours par minute 66', 33
, ^ . .. ,. j ( admetteur G, 50
Introduction aux cylmdrea } ^^i^njeur 0,70
Introduction effective 0,16
Pression absolue aux chaudières 4*^00
ft .j j .. ... { cylindre admetteur 1.155^»
PoMbdes pièces mobiles | 4,i„dre détendeur 1.84T.
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle. 3,80
Charbon consommé par cheval et par heure 0^« ,900
Rapport du couple maximum au couple moyen 1,390
Rapport du couple minimum au couple moyen. ..... 0*687
La détermination de ce couple de rotation est expliquée au n® 71,. La valeur moyenne de ce couple est représentée par 20"". La courbe 2, tracée en points ronds, représente le couple de
rotation pour la môme ma- Fig. 64. Couple de rotation da Henri IV.
chine mise à plat, c'est-à-dire ayant les cylindres horizontaux. — La pompe à air, aspirante élévatoire, est conduite par un balancier actionné par la tige de piston du cylindre admetteur. Cette pompe fait surtout résistance sur la fin de la course montante, et tend à diminuer le couple de rotation entre les divisions 8 et 10 de la circonférence ; mais son effet est peu sensible en raison du faible bras de levier du piston moteur. La pompe de circulation, qui est à double effet, est conduite par le balancier de la pompe à air; son action tend à diminuer le couple de rotation pendant toute la durée de la révolution, sauf aux deux points morts du cylindre admetteur ; son maximum d'effet se fait sentir vers les demi-<;ourses du piston, aux divisions 5 et 15, parce qu'elle agit alors sur le plus grand bras de levier.
Le couple de rotation 1 du Henri IV est loin d'être régulier ; sa valeur est considérable pendant la course montante du piston du cylindre admetteur, tandis qu'elle est faible pendant la course descendanto de ce piston. Le couple 2, tracé pour le cas où la machine serait horizontale, est meilleur ; la différence entre la valeur maximum et la valeur minimum est moindre que lorsque la machine est à pilon, mais cette différence est encore considérable. Les irrégularités du couple de rotation proviennent, d'abord de ce que la détente est trèsprolongée, puisque Fintroduction effeotive vaut seulement 0,16, et ensuite de
l'influence de Tinertie et du poids des pièces. Au point de vue du mode d'emploi de la vapeur, ce couple ne pourrait être comparé qu'à celui d'une machine à un seul cylindre fonctionnant à 0,16 d'introduction. Or, le couple d'une pareille machine serait nul aux deux points morts; sa valeur serait maximum vers 45* après les points morts, et viendrait ensuite en diminuant rapidement jusqu'au point mort suivant. Ce couple serait par suite beaucoup moins régulier que celui de la machine Woolf qui nous occupe.
Guyenne, fig. 65. — Machine ordinaire, horizontale à bielle en retour à deux cylindres points morts à 90% avec condensation par mélange (à hélice), type des Chantiers et ateliers de V Océan (n« 124j du G^ Traité),
Paissance en chevaux de 300*" 900«k
Diamètre des cylindres 2", 10
Course des pistons . . . . , I",d0
Nombre de tours par minute 47* ,00
Introduction aux cylindres 0,55
Pression absolue aux chaudières 2"* 75
Poids des pièces mobiles pour chacun des cylindres • . . 13.500^
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle. 4,00
Charbon consommé par cheval et par heure 2**, 25
Rapport du couple maximum au couple moyen i 26
Rapport du couple minimum au couple moyen o,78
Les cylindres étant égaux et horizontaux, les courbes d'indicateur, après permutation des lignes d'évacuation entre le bas et le haut, n'ont été corrigées
que de l'effort d'inertie corres-
Fig. 65. Couple de rotation de la Gttyetine.
pondant au poids des pièces mobiles. Le couple total, fig. 65, dont la valeur moyenne est représentée par 20™™, est la somme des deux couples individuels correspondant à chacun des cylindres, en tenant compte des positions respectives des manivelles.
La manivelle du cylindre avant a été prise pour index. — Les pompes îi air, à double effet, sont conduites directement par les pistons moteurs. Leur action, qui se fait surtout sentir aux Uns de course, doit diminuer un peu le couple de rotation en avant des points morts du cylindre avant el un peu avant les demi-courses du piston de ce cylindre. La résistance des pompes à air peut avoir une influence sensiblei parce que, la condensàUbh s'elfectùant
par mélange, la valeur maximum de cette résistance se fait sentir pendant les deux derniers dixièmes de la course environ.
La Gwfenne possède deux cylindres indépendants dont les manivelles sont calées à 90* ; Tintroduction vaut 0,55 de la course \ la détente est, par suite» loin d'être considérable : aussi le couple de rotation est-il assez régulier* Il y a d'ailleurs quatre périodes de mouvement par tour ; ces périodes ont sensi* blemenl même durée ; mais il n'en est pas de même des accélérations. Les accélérations maximum ont lieu vers 45* avant et après le point mort bas delà manivelle jdu cylindre avant.
Gauloise, fig, ti6. — Machine ordinaire^ horizontale à bielle en retour à trois cylindres points morts à 120^*, avec condensation par mélange (à hélice)^ type des Chantiers et ateliers de V Océan (n® 25j).
Puissance en chevaux de 300*" 900*
Diamètre des cylindres 2^,10
Goorce des pistons * 1*,30
Nombre de tours par minute 50^00
Introduction aux trois cylindres 0,40
Pression absolue aux chaudières 2*^31
Poids des pièces mobiles pour chaque cylindre 11.500M
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle. 3,80
Charbon consommé par cheval indiqué et par heure. . . l^s,371
Rapport du couple maximum au couple moyen 1,17
Rapport du couple minimum au couple moyen 0,84
Les cylindres étant égaux et horizontaux, les courbes dUndicateur, après permutation des lignes d'évacuation entre le bas et le haut, n'ont été corrigées que de l'effort d'inertie
correspondant au poids des pièces Pig. m. Couple do roUlion de la Gauloim.
mobiles. Le couple total, fig. 66, dont la valeur moyenne est représentée par 20"", est la somme des couples individuels correspondant à chacun des trois cylindres, et en tenant compte des positions respectives des manivelles. La manivelle du cylindre milieu a été prise pour index. — Chaque piston de cylindre détendeur conduit une pompe à air à double effet, dont l'action se fait sentir principalement pendant les deux derniers dixièmes de la course, parce que la condensation se fait par mélange. Il en résulte une diminution du couple de rotation, qui
est surtout sensible un peu après les points morts du cylindre milieu et un peu après la demi-course du piston de ce cylindre.
352 COUPLES DE ROTATION. — N* lU
La Gauloùe possède trois cylindres indépendants ; Tintroduction est de 0,M. Dans ces conditions, le couple de rotation doit être très-régulier ; c*est en effet ce qui a lieu. Au surplus, il doit y avoir six périodes de mouvement par tour, parce que, en partant de la position des manivelles sur la fig. 66, il arrive que ces manivelles, tout en ayant permuté, occupent après chaque arc de rotation de 120* les mêmes positions respectives ; d'autre part, si Ton compte Tare de 120« après avoir fait subir aux manivelles un déplacement de 60», on trouve également sur la rotation complète trois positions pour lesquelles les manivelles sont semblablement placées. Les six périodes de mouvement n*ont pas une égale durée et ne sont pas d'ailleurs nettement marquées, h cause de Tobliquité des bielles et de l'emploi de la détente.
Avec un couple de rotation comme celui de la GatUoite^ la machine peut fonctionner sans danger à une grande vitesse de rotation ; d'autre part, le nombre minimum de tours auquel la machine peut fonctionner sans s'arrêter doit être très-faible, pourvu qu'on diminue la vitesse par l'étranglement du registre, au lieu d'augmenter la détente. C'est en effet ce que Pexpérience confirme, car les machines de cette espèce fonctionnent régulièrement k 9 et même 8 tours par minute, sans aucune hésitation au passage des points morts.
Savoie, fig. 61. — Machine Woolf, horizontale à bielle en retour à trois cylindres côte à cdte points morts à 120*, avec condensation par mélange (à hélice)^ type des Forges et chantiers de la Méditerranée (n° SOJ.
Puissance en chevaux de SOG"^" 900**
Diamètre des cylindres 2", 10
Course des pistons 1",30
Nombre de tours par minute 49*, 60
Introduction aux cylindres \ ^^^^ [i::::]: SIh
Introduction effective 0,405
Pression absolue aux chaudières 3**, 00
Poids des pièces mobiles pour chaque cylindre 12.500^r
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle. 3,80
Charbon consommé par cheval indiqué et par heure. . . 1^*,417
Rapport du couple maximum au couple moyen 1»33
Rapport du couple minimum au couple moyen -0,65
Les cylindres étant égaux et horizontaux, les courbes d'indicateur, après permutation des lignes d'évacuation entre le bas et le haut, n'ont été corrigées que de Teffort d'inertie correspondant au poids des pièces mobiles. Le couple total, fig. 67, dont la valeur moyenne est représentée par 20"»", est la somme des couples individuels correspondant à chacun des trois cylindres, en tenant compte des positions respectives des manivelles. La manivelle du cylindre admetteur a été prise pour index. — Chaque piston de cylindre détendeur conduit une pompe à air à double effet ; la condensation ayant lieu par mélange, Taction de chaque pompe à air se fait principalement sentir pendant les deux derniers dixièmes de la course du piston moteur correspondant. Il en résulte une diminution du couple de rotation, qui est surtout sensible un peu
COUPLES DE ROTATION. — N^Ti^ 355
après les points morts du cylindre admetteur et un peu après les demi-courses du piston de ce cylindre.
La machine Woolf de la Savoie, dont les trois manivelles sont calées à 120% fonctionne à 0,40 d^introduction
comme la machine de la GauhUe; Fig. 67. Couple de roUtion de U .Savoie.
mais le couple de rotation est loin i£
d'être aussi régulier. Sur la Savoie, le cylindre admetteur, celui du milieu, fait beaucoup plus de travail / / x \ que chacun des cylindres déten- / ( / ^^^ — ^ piH deurs; aussi son influence est-elle ' ^ ' ^ ' dominante. En effet, c'est aux points morts du cylindre admet- |^ teur, ou aux environs, que le cou- l \ a !> pie de rotation est minimum, tandis que c'est vers la demi-course du \ \[ \v j piston de ce cylindre que le couple de rotation atteint sa valeur maxi- y \ -v.^ i mum. L'écart entre le travail du cylindre admetteur et le travail de chacun des cylindres détendeurs s augmente à mesure que la vitesse diminue : aussi, le couple de rotation est encore plus irrégulier aux allures réduites qu'aux grandes vitesses; le nombre minimum de tours auquel on peut descendre avec un fonctionnement régulier n'est pas inférieur à 15, et la machine s'arrête le plus souvent au point mort bas du piston du cylindre admetteur, alors que le couple de rotation est minimum. — On peut corriger ce défaut en ouvrant la soupape d'introduction directe dans les cylindres détendeurs, lorsqu'on veut marcher le plus doucement possible. On arrive ainsi à annuler complètement le cylindre admetteur ou à peu près, et le nombre de tours peut être réduit jusqu'à 12 ou 11, le fonctionnement restant régulier, les points morts étant franchis sans trop d'hésitation.
Infemet, fig, 68. — Machine Woolf, horizontale à bielle en retour à trois cylindres côte à côte points morts à 90"* et ISS*", avec condensation par surface (à hélice), type d^Indret (n* 29,).
Puissance en chevaax de 300''- 450*^
Diamètre des cylindres 1"',450
Course des pistons 0",800
Nombre de tours par minute 95', 41
..... ... \ admetteur 0,66
Introduaionauxcylmdres | ^^tendeurs 0,66
Introduction effective 0,33
Pression absolue aux chaudières 3*S18
Poids des pièces mobiles pour chacun des trois cylindres. . 3.800^'
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle . 4,00
Charbon consommé par cheval indiqué et pai- heure. ... 1^',061
Rapport du couple maximum au couple moyen 1 ,560
Rapport du couple minimum au couple moyen 0,546
Les cylindres étant égaux et horizontaux, les courbes d'indicateur, après permutation des lignes d'évacuation entre le bas et le haut, n'ont été corrigées que de Peffort d'inertie correspondant au poids des pièces mobiles. Le couple total, fig. 68, dont la valeur moyenne est représentée par 20»», est la somme
des couples individuels cor- Flg. 68. Couple de roution de Vînfemst. respondant à chacun des
trois cylindres, en tenant compte des positions relatives des manivelles. La manivelle du cylindre admetteur a été prise pour index.
— Le piston du cylindre détendeur avant et celui du cylindre admetteur conduisent chacun une pompe à air à double effet; mais, comme la condensation s^effectue par surface, le refoulement dans la biche n^a lieu que vers la fin de course de ces pistons, et raclion des pompes à air ne doit pas influer notablement sur le couple de rotation. La pompe de circulation est conduite par le piston du cylindre détendeur arrière ; cette pompe est à double effet, et son action se fait sentir pendant toute la durée de la course. L'influence de cette action sur le couple de rotation doit être surtout sensible vers la demi-course, alors qu'elle agit sur l'arbre avec le plus grand bras de levier. Le couple de rotation doit, par suite, être diminué pendant toute la durée de la rotation, sauf aux deux points morts du cylindre arrière. Cette diminution, nulle quand la manivelle du cylindre milieu est en avant de ses points morts de 45«, atteint son maximum lorsque cette manivelle du cylindre milieu a franchi son point mort de 45*.
Pour VInfernH, dont la machine à trois cylindres fonctionne au Woolf, naais dont les manivelles des cylindres détendeurs sont calées à QO», le couple de rotation est encore plus irrégulier que sur la Savoie, et il n'y a que deux périodes de mouvement par tour, comme si la machine était à un seul cylindre (le cylindre admetteur dont l'action est prépondérante), mais avec la différence que le couple de rotation n'est jamais nul. Cet effet est encore plus sensible aux vitesses réduites: aussi ne peut-on guère descendre au-dessous de 17 ou 16 tours avec un fonctionnement régulier, et encore y a-t-il, à cette allure, des hésitations très-marquées aux passages de la manivelle du cylindre milieu à ses points morts ; finalement, c'est toujours à ces points morts, et principalement au point mortbas,quela machine s'arrête. On peut encore, comme pour la Savoie^ corriger ce défaut en ouvrant légèrement la vidve d'introduction directe
dans les cylindres détendeurs, ce qui a pour effet d'annuler, ou tout au moins de diminuer notablement Faction du cylindre admetteur.
iFAoaaddy, fig. 69. — Machine Woolf y à pilon à trois cylindres côte à côte points morts à 90* et 135*, avec condensation par surface {à hélice), type de La Ciotat (n* 28,,).
Paiflsance en chevaux de 300^- 600"^
Diamètre de, c.i«i«, j ^J^^-^ ; f .' ', ! l .' i i l .' /-".S
Course des pistons 1",100
Nombre de tours par minute 73S50
Introduction anx cylindre, j f^^l^ ' ; ; ; ; ; ; ' ; °;*J^
Pression absolue aux chaudières 5*S80
Introduction effective 0,123
Poids des pièces ( pour le cylindre sdmeiteur 4.000^1
mobiles | pour chacun des cylindres détendeurs . .6.000^ Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle . 4,00
Rapport du couple maximum au couple moyen 1,4&
. Rapport du couple minimum au couple moyen 0 ,55
Les pistons ont même course, mais la section du cylindre admetteur est plus petite que celles des cylindres détendeurs. Après permutation des lignes d*évacuation entre le bas et le haut, les courbes d'indicateur ont été réduites dans le rapport du carré du diamètre
du cylindre admetteur au Fig. s», couple d« routîon de l7raoti<ufdy.
carré du diamètre des cylindres détendeurs. Toutes les courbes élant ensuite corrigées de l'effort d'inertie correspondant au poids des pièces mobiles, une dernière correction a été effectuée eu égard au poids intégral de ces pièces mobiles: les ordonnées du bas (côté majeur) de chaque cylindre ont été augmentées de la quantité correspondante à ce poids, tandis que les ordonnées du haut (côté mineur) ont été diminuées de cette même quantité. Le couple total, fig.
69, dont la valeur moyenne
est représentée par 20°^°^, est la somme des couples indlTÎduels correspondant à chacun des trois cylindres, en tenant compte des positions respectives des manivelles. La manivelle du cylindre admetteur a été prise pour index.
Chaque piston de oylindre détendeur conduit^ au moyen d'un balancier, une
pompe à air aspirante élévatoire. La condensation s'effectuant par surface, Faction de ces pompes n'est bien sensible que vers la fin de la course montante du piston moteur correspondant ; et comme cette action agit alors sur Tarbre avec un bras de levier très-faible, son influence ne modifie pas d^une manière sensible le couple de rotation. La diminution qui résulte de Taction des pompes à air se traduit par une petite diminution du couple moteur, surtout sensible dans une région de 45» après le point mort bas du cylindre admetteur, et sur une région de 45» après la demi-course descendante du piston de ce cylindre. La machine de VIraouaddy est, comme celle de Vlnfemet^ à trois cylindres Woolf ayant les manivelles des cylindres détendeurs calées à 90% mais elle est à pilon. L'influence du poids des pièces mobiles, en dehors de Teffort d'inertie, se fait sentir dans la région du point miort haut du cylindre admetteur; et c'est toujours au point mort bas du piston de ce cylindre que la machine s'arrête lorsqu'on veut marcher le plus doucement possible, à moins qu'on n'introduise directement dans les cylindres détendeurs. Il y a lieu de remarquer, toutefois, que la machine de VIraouaddy fonctionne à un très-grand degr à de détente, puisque l'introduction effective vaut seulement 0,12 ;{ et néanmoins son couple de rotation n'est pas inférieur à celui de VInfemet. Cela tient k ce que dans cet appareil, et à cause de la pression élevée de la vapeur qui vaut ô*\8, la surface du piston du cylindre admetteur étant d'ailleurs deux fois moindre que celle des autres, ce cylindre admetteur travaille moins que chacun des cylindres détendeurs. La forme du couple de rotation provient, par suite, beaucoup plus du calage à 90** des manivelles des cylindres détendeurs que de l'action du cylindre admetteur, qui n'est pas ici prépondérante, mais qui s'ajoute néanmoins à la résultante des actions de ces cylindres détendeurs.
Étoile da Chili, fig. 70. — MacJiine Woolf, à pilon à deux paires de cylindres côte à côte points morts à 180", avec condensation par surface [à hélice), type des Forges et chantiers de la Méditerranée (n° 27 J.
Puissance en chevaux de 300'"' 300^
Di«„étredescy,i»dre.is^-S:„";'::: ::;:::: ?:5
Course des pistons 0»,900
Nombre de tours par minute 67* ,00
inlrodoctioo aux cylindres j £1"" ; : l ; ; ^ ; : S
Introduction effective 0,11
Pression absolue aux chaudières 5»S75
Poids des pièces mobiles pourj admetteur 1.680^*
chaque cylindre \ détendeur 2.280*»
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle. 3 ,80
Charbon consommé par cheval indiqué et par heure ... 0^,904
Rapport du couple maximum au couple moyen 1,18
Rapport du couple minimum au couple moyen 0,73
Après permutation des lignes d'évacuation entre le bas et le haut, les courba d'indicateur et les courbes d'inertie ont été réduites dans le rapport du carré
du diamètre des cylindres admetteurs au carré du diamètre des cylindres détendeurs. Les ordonnées des courbes d'indicateur ayant d'abord été corrigées de la quantité correspondante à refTort d'inertie des pièces mobiles, ces ordonnées ont été augmentées pour le bas (côté majeur), et diminuées pour le haut (côté mineur), de la quantité correspondante au poids intégral des pièces mobiles de chaque espèce de cylindre. — Le couple total, fig. 70, dont la valeur moyenne est représentée par 20"*, est la
somme des couples individuels de KIjç. 70. Couplode rotation de VÈloiU- du ClnU.
chacun des quatre cylindres > en tenant compte des positions relatives des manivelles. La manivelle du cylindre détendeur avant a été prise pour index. — Le piston du cylindre détendeur avant conduit, au moyen d'un balancier, une pompe k air aspirante élévatoire ; comme la condensation s'effectue par surface, l'action de cette pompe ne se fait bien sentir qu'un peu avant le point mort haut du cylindre détendeur avant, et n'influe pas sensiblement sur le couple de rotation. Le piston du cylindre détendeur arrière conduit,
au moyen d'un balancier, une pompe de circulation dont l'action se fait sentir pendant toute la durée de la course de ce piston, et principalement à demicourse. De ce fait, le couple de rotation doit être diminué d'une certaine quantité variable, qui est maximum aux deux points morts du cylindre détendeur avant et minimum aux demi-courses du piston de ce cylindre.
Le couple de rotation de VÉtoile du Chili est assez régulier, et présente quatre périodes de mouvement par tour. 11 est préférable à celui de la Guyenne, qui présente le môme nombre de périodes. Ce couple de rotation est d'autant plus remarquable, que la machine fonctionne à un degré de détente très-étendu, puisque l'introduction effective vaut seulement 0,11. Une machine à deux, ou même à quatre cylindres, qui fonctionnerait au môme degré d'introduction, serait bien loin d'avoir un couple aussi régulier, tout en ayant le môme nombre de périodes de mouvement par tour ; cela tient à ce que la pression baisserait rapidement dans les cylindres dès le premier dixième de la course des pistons, et qu'il y aurait des écarts considérables entre l'effort maximum et l'effort minimum transmis par les tiges de piston.
Franche, fig. 71. — Machine Woolf, à pilon à deux paires de cylindres bout à bout points morts à 90% avec condensation par surface (à hélice), type de Maudslay (n" 27.).
Puissance en chevaux de 300*'".
n 11 j •• j ( admetteurs 1~,04G
Diwnèlre des cylindres | jéUndears X-.m
Course des pistons 1",295
Nombre détours par minute 58S50
, . j ^. ,. j i admetteurs 0,67
Introduction aux cîlmdrcs j détendeurs 0.70
Introduction effective 0,20
Pression absolue aux chaudières &*S00
Poids des pièces mobiles pour chaque paire de cylindres . . 8.500^*
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle . 4,00
Charbon consommé par cheval indiqué et par heure. ... 1^*,00
Rapport du couple maximum au couple moyen 1,31
Rapport du couple minimum au couple moyen 0,64
Fiff. 71. Couple de rotation de la France.
Après permutation des lignes d^évacuation entre le bas elle haut, les courbes des cylindres admetteurs ont été réduites dans le rapport du carré du diamètre de ces cylindres au carré du diamètre des cylindres détendeurs; puis on a ajouté les ordonnées des deux courbes des cylindres conjugués. Les résultats ainsi obtenus ont été corrigés, pour chaque paire de cylindres, de la quantité correspondante à rinertie des pièces mobiles, puis de la quantité correspondante au poids intégral de ces pièces. Cette dernière quantité a été portée en augmentation sur les ordonnées de la course montante, et en diminution sur les ordonnées de la course descendante. Le couple total l,/!</.71, dont la valeur moyenne est représentée par 20<°°>, est la somme des couples individuels correspondant à chaque paire de cylindres, en tenant compte des positions respectives des manivelles. La manivelle de la paire de cylindres avant a été prise pour index. — La courbe 2 représente le couple de rotation de la môme machine, mais horiïontale ; c'est-à-dire le couple qui correspond au cas où les courbes d'indicateur ne sont pas corrigées de la quantité correspondante au poids intégral des pièces mobiles. Les courbes 1 et 2 permettent d'apprécier l'influence de ces poids sur les variations du couple de rotation.
Chaque tige de piston de cylindre détendeur conduit une pompe à air aspirante élévatoire ; comme la condensation s'opère par surface, l'action de ces pompes à air n'est bien sensible que vers la fin des courses montantes des pistons. 1) en résulte une diminution variable du couple de rotation, minimum outre les divisions 15 et 0, et maximum ontrc les divisions 5 et 10.
Le couple de rotation 1 des machines à pilon de la France accuse quatre périodes de mouvement, comme dans les machines à deux cylindres; mais les valeurs des accélérations diffèrent notablement. La valeur moyenne du couple est considérable pendant la course descendante des pistons de la paire avant de cylindres, tandis qu'elle est relativement très-faible pendant la course montante de ces pistons. Cela tient, pour une certaine partie, à la plus grande introduction du bas, qui est le bout majeur, et principalement à l'action du poids des pièces mobiles, en dehors des efforts d'inertie. La courbe 2, tracée pour le cas où la machine est horizontale, accuse en effet un couple de rotation beaucoup plus régulier. Malgré la faible introduction effective de 0,20, le couple 2 de la France a un avantage très-marqué sur celui de la Guyenne^ qui correspond cependant à une introduction de 0,55. C/est là un des grands avantages des machines Woolf k cylindres bouta bout, et qui provient de ce que, à égalité de détente, Técart entre la poussée maximum et la poussée' minimum transmises par les tiges est notablement plus faible que dans les machines ordinaires.
Rif^nlt; de Genouilly, fig. Vl. — Machine Woolf y horizontale à bielle en retour à trois paires de cylindres bout à bout points morts à 120", avec condensation par surface {à hélice) y type d'Indret (n» 31 J.
Pais«ance en chevaux de 300^" 500°^
Dian.arede. c,.indres j «J^»^-; :::;:::;;: Jl;^
Course des pisloos 0",600
Nombre de tours par minute 96*,00
.o.«^ucUo„ .« cyundres | £S ; ; ; ; ; ; : ; ; ^jo
Introduction effective 0,263
Pression absolue aux chaudières ô"*,QO
Poids des pièces mobiles pour chaque paire de cylindres . . 5,862^>
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle . 4,80
Charbon dépensé par cheval indiqué et par heure 1^,110
Rapport du couple maximum au couple moyen 1,20
Rapport du couple minimum au couple moyen 0,80
Les trois manivelles sont calées à 120«. Après permutation des lignes d'évacuation entre le bas et le haut, les courbes des cylindres admetteurs ont été réduites dans le rapport du carré du diamètre de ces cylindres au carré du diamètre des cylindres détendeurs; puis on a ajouté, pour chaque paire de cylindres, les ordonnées des courbes du cylindre admetteur aux ordonnées correspondantes des courbes de son cylindre détendeur. Les cylindres étant horizontaux, les dernières courbes ainsi obtenues n'ont été corrigées que de la quantité correspondante à l'effort d'inertie des pièces mobiles pour chaque paire de cylindres. Le couple total, fig. 72, dont la valeur moyenne est représentée par 20*", est la somme des couples individuels correspondant à chacune des trois paires do cylindres, en tenant compte des positions respectives des manivelles. La mani*velle delà paire de cylindres avant.a été prise pour index. — Chaque piston
de cylindre délendeur conduit une pompe à air à double effet; comme la condensation s'effectue par surface, Taction de chaque pompe ne se fait bien sentir (juc vers la fin de course du piston moteur correspondant, et la résistance
qu'elle oppose agit avec un faible
Fig. li. Couple do rotation du HigauU de GenouiUy.
bras de levier. Le couple de rotation ne doit pas être sensiblement modifié par la résistance des pompes.
Le couple de rotation du RigaïUt (le GenouiUy est comparable à celui de la Gauloise^ la machine de ce dernier bâtiment étant à détente simple, et celle du premier étant du système Woolf k cylindres bout k bout. Le couple du Rigault de GenouiUy est moins régulier, k cause de sa plus faible introduction effective, qui est de 0,26, tandis qu*elle est de 0,40 su la Gauloise, Mais il présente aussi six périodes de mouvement, dont trois à grandes accélérations, et trois à accélérations beaucoup plus faibles. Si sur la (7ati/ot>e Tintroduction était réduite à 0,26, le couple ne serait même pas aussi régulier que celui du Rigault de GenouiUy, kceiuae du plus grand écart entre la poussée maxima et la poussée mininia transmise par les tiços. Avec les machines telles que celles du Rigault de GenouiUy^ on peut aborder s:uis crainte de très-grandes vitesses de rotation; d'autre part, la machine peut fonctionner k des allures très-réduites, sans aucune difficulté pour franchir les points morts, car, pour les points morts de chaque cylindre, les deux autres fournissent un couple assez puissant.
Tourville, fig. 73. — Machine Woolf^ horizontale à bielle en retour à quatre paires de cylindres bout à bout points moris à 90" et 180**, avec condensation par surface (à hélice)^ type des Forges cl chantiers de la Méditerranée (n"3l,).
Puissance en chevaux de 300*" 1800*'
Diamètre des cylindres I i;^^^^^^^^^^