il
ment ne soit p«^s nul, mais qu'il ait encore une valeur suffisante pour vîiincre les moments des frottements des divei-s organes. Les triangles semblables AEG et CFD donnent :
AE^.^Af>o«P^ d'où PxCF = P,xOn.
On pourra par suite construire une courbe représentant le couple moteur de départ, en multipliant la poussée effective sur le piston par la portion du rayon vertical (\x ou Cj/, interceptée par la direction de la bielle.
Comme la machine est toujours mise en marche avec les purges ouvertes, la contre-pression aux cylindres vaut une atmosphère. D'un autre côté, il faut admettre que la pression à l'introduction est égale à la pression absolue à la chaudière, car, si la machine ne part pas, l'égalité de pression entre le cylindre et le générateur aura le temps de s'établir. Dans ces conditions, la poussée Pj de la vapeur restera constante par unité de surface du piston, et la valeur du moment de cette poussée pourra être représentée par la longueur CD que la bielle intercepte sur le rayon perpendiculaire à la coui-se,
Nous allons construire la courbe représentative du couple moteur de départ pour quelques types de machines.
Guyenne. — Machine ordinaire, horizontale à bielle en retour à deux cylindres points morts à 90<* (à hélice), type des Chantiers et ateliers de V Océan (n» 124^ du G^ Traité).
Régulation pour les deux marches :
iniroduciion [ ^^^' ' ' * * ; * ' ; * ' ' ' ;*.;;;;
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle
Prenons une longueur quelconque, 20"*», par exemple, pour représenter la longueur de la manivelle, et construisons la transmission du mouvement, fig. 75, en prenant une bielle égale à 4 fois la manivelle, c'est-à-dire à 20 X 4 =80 millimètres. Dans le genre de machine qui nous occupe, les deux manivelles sont calées à 90*, et chacune d'elles devance l'autre dans le sens ûe la marche qui porte le même nom qu^elle ; ces manivelles occupent par suite la position indiquée sur la fig. 75, lorsque la manivelle avant est au point mort
Fig. 75, relat'iTe à la recherche du couple moleur de départ d'une machine.
'iiO^l
'jj'r
li ~ï-'-
majeur, qui est ici PH. Partageons la circonférence des manivelles en vingt parties égales à partir de ce point mort majeur, et déterminons, de ces points de division comme centres et avec la bielle pour rayon, les positions correspondantes du pied de bielle. Enfin, menons les positions des bielles qui correspondent aux points de division, et les longueurs CD, CD', etc., interceptées par ces bielles sur le rayon perpendiculaire au diamètre des points iports, représentent les valeurs du couple relatif au cylindre avant, pour les points de division correspondants. L'opération n'a besoin d'être faite que pour une demi-révolution, à cause de la symétrie des points de division de la circonférence par rapport au diamètre des points morts. L'introduction du bout majeur valant 0,77 de la course, déterminons, à par-
tir de F», et à la distance 40 x 0,77 = 30—,8, le point A où finit Fintroduction du haut. De même, en portant à partir de P. une longueur égale à 40» X 0,69 = 27"'",6, nous déterminerons le point B où finit l'introduction du bas. Des points A et B de la course comme centres et avecla bielle pour rayon, déterminons les points A' et B' occupés par la manivelle sur la circonférence quand l'introduction cesse. — Le couple de départ de chaque cylindre est nul de A' jusqu'à PB, et de b' jusqu'à PH.
Pour faire la somme des couples moteurs de départ des doux cylindres, il suffit d'ajouter deux à deux les longueurs telles que CD et CD', etc., en partant du point mort haut pour le cylindre avant, et de la division 15 pour le cylindre arrière ; de sorte qu'on ajoute la valeur du couple aux points 0, 1, 2, 3, etc., du cylindre avant, avec la valeur du couple aux points 15, 16, 17, 18, etc., du cylindre arrière. — Lorsque la manivelle du cylindre arrière passe en B', l'introduction du bas se ferme pour ce cylindre ; la manivelle du cylindre avant est eu b, et le couple moteur vaut Cb^+Cb^, Pour le même point, mais quand l'introduction bas du cylindre arrière est fermée, la vapeur n'a pas accès dans ce cylindre, et le couple moteur vaut seulement C^,. Lorsque la manivelle du cylindre avant passe en A', l'introduction se ferme pour le haut du cylindre; la manivelle du cylindre arrière est en a, et le couple moteur vaut Ca^ + Ca,. Après la fermeture de l'introduction haut du cylindre avant, la valeur du couple se réduit à Ca.. — Il y a lieu de tenir compte des mêmes phénomènes pour la course montante du piston du cylindre avant.
Le couple moteur de départ ainsi construit pour la marche avant est représenté en traits pleins sur la fig. 76, dans laquelle on a pris pour point de départ, au lieu du centre, une circonférence dont le rayon est de 10"". — On voit que le couple de départ n'est jamais nul, et que la machine est susceptible de partir dans toutes les positions que peuvent occuper les manivelles. C'est lorsque la manivelle du cylindre avant est en b^ un peu avant la fermeture de l'introduction du bas du cylindre arrière, que le couple moteur a sa plus grande valeur. Les positions de la manivelle du cylindre avant comprises entre le point mort haut et le point b sont donc éminemment favorables à la mise en marche en avant. Le couple moteur atteint sa valeur minimum lorsque la manivelle du cylindre avant est au point a, après la fermeture de l'introduction du haut du cylindre arrière.
Le couple moteur de départ pour la marche arrière se construit de la même manière que celui de la marche avant; mais ici, en raison de la position relative des manivelles, il faut ajouter les valeurs telles que CD, CD', etc., fig. 75, correspondant aux divisions 0, 1, 2, 3... etc., du cylindre avant, avec celles de ces .ûleurs qui correspondent aux divisions 5,6,7,8,.., etc., du cylindre arrière. On obtient ainsi la courbe tracée en pointillé sur la fig, 76. Cette courbe a exactement là forme de celle de la marche avant ; mais la valeur maximum du couple de rotation est moins élevée. Cette valeur maximum correspond à la fermeture de l'introduction bas du cylindre avant.
Pour que la machine parte facilement en avant ou en arrière, et pour qu'elle franchisse facilement ses premiers points morts, il faut placer les manivelles dans des positions telles que le couple de départ aille en augmentant. A ce point
de vue, et en tenant compte de ce que ce couple de .départ conserve toujours une valeur positive, les positions à 45" sur la ligne des points morts sont les plus favorables. — Mais au
point de vue pratique, et en Pig. 76. Couples moteurs de départ de la Guyenne,
tenant compte de l'action du ;
poids des bielles, la mise en marche dans les deux sens de la rotation sera surtout mieux assurée en plaçant la manivelle du cylindre avant à 45» au-dessus du point mort haut, celle du cylindre arrière étant à 45*" au-dessous de ce môme point mort. — En effet, que Ton parte en avant ou en arrière, il y a toujours un piston qui parcourt sa course majeure, pour laquelle il y a la plus grande introduction, ce qui assure une poussée plus continue. Il ne faut pas perdre de vue, en effet, que, dès que
la machine est ébranlée, le couple moteur ne conserve plus la même valeur, en raison de la diminution de la pression qui résulte de la marche des pistons.
France. — Machine Woolf ^ à pilon à deux paires de cylindrée bout a bout points morts à 90** [à hélice)^ type de Maudslay (n* 27 J.
IlÉooLATio.^ pour les deux marches :
( admelteurs 0,753
j détendeurs 0J31
^ admelteurs 0,689
/ détendeurs 0,637
bas 0,069
haut 0,115
J bas 0,143
( haut 0,086
Diamètre des cylindres admelteurs , . d = l'',041
Diamètre des cylindres détendeurs D= 1",910
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle. = 4,00
\ bas.
Introduction <
/haut .
Avances à Tévacuation des
cylindres admelteurs Compression dans les cylindres admelteurs
Pour ce type de machine, il faut construire le couple de rotation relatif à chaque paire de cylindres, puis ajouter les deux résultats en tenant compte de la position des manivelles. Pour chaque paire de cylindres, il y a lieu de considérer que les efforts sont proportionnels aux surfaces des pistons, et que, par suite, en rapportant tout au cylindre détendeur, les valeurs relatives au cylindre admetteur doivent être réduites dans le rapport des carrés des diamètres des cylindres. Nous supposerons, comme cela a généralement lieu,
54fi
que pour mettre en marche on introduit directement la vapeur dans la botte à tiroir du cylindre détendeur, en même temps que dans celle du cylindre admetteur. Or, Faction du cylindre admetteur est nulle du point mort bas jusqu^aux 0,753 de la course montante, et du point mort haut jusqu'aux 0,669 de la course descendante, parce que la vapeur introduite dans la boîte à tiroir du cylindre détendeur pénètre dans le cylindre admetteur par le côté de révacuation. La détente naturelle du bas dans le cylindre admetteur commence aux 0,753 de la course montante ; la compression du haut vaut 0,086, et se produit avant révacuation du bas, qui ne vaut que 0,069. Par suite, entre la fin de l'introduction du bas, et le commencement de la compression du haut, Taction du cylindre admetteur est négative. De la compression du haut à Tavance à révacuation du bas, l'action du cylindre est nulle; enfin, de Tayance à révacuation du bas jusqu'au point mort Fig. 77. Couples moieura de départ de la France, haut, Taction du Cylindre admetteur
est positivé, mais cette action est très-faible. — Pour la course descendante, l'action du cylindre admetteur est négative depuis la fin de l'introduction jusqu'à la compression du bas, qui vaut 0,143; cette action devient ensuite nulle jusqu'à l'avance à révacuation du haut, qui vaut 0,115; et enfin l'action du cylindre détendeur est positive, mais très-faible, depuis l'avance à l'évacuation du haut jusqu'au point mort bas.
Pour le cylindre détendeur, il n'y a lieu de considérer que le côté de ! l'introduction, car l'action du cylin-
dre est nulle depuis le commencement de la détente naturelle jusqu'au point mort*.
La fig, 77 représente les couples moteurs de départ de la France, construits en tenant compte de ce qui vient d'être dit. La courbe pleine correspond à la marche avant et la courbe pointtllée à la marche arrière. Ces courbes ont été tracées en prenant pour index la manivelle des cylindres avant, et pour point de départ le point mort bas de cette manivelle. Les introductions des cylindres détendeurs cessent aux points a pour la marche avant et a' pour la marche arrière. Les introductions des cylindres admetteurs cessent aux points b pour la marche avant et 6' pour la marche arrière. Enfin, les évacuations ou les compressions des cylindres admetteurs cessent aux points c pour la marche avant et Cpour.la marche arrière.
Le couple de départ n'est jamais nul ; par suite, la machine est suceptible de partir, soit en avant, soit en arrière, dans toutes les positions que peuvent occuper les manivelles. On remarque toutefois que le couple de départ est relativement très-faible
lorsque la manivelle du cylindre ayant est à 45» sur la ligne des points morts; ces positions sont les moins favorables à la mise en marche. — Les positions les plus favorables pour le départ se trouvent aux environs des points morts de Tun quelconque des pistons des deux paires de cylindres, parce que le couple moteur augmente. Pour les deux sens de la rotation, ce sont les points morts eux-mêmes d'une des paires de cylindres qui constituent les positions les plus favorables à la mise en marche, mais surtout le point mort bas de la paire de cylin.dres avant.
Il importe de faire remarquer que cette machine possède, sur se3 cylindres détendeurs, des tiroirs qui permettent d'introduire directement dans les orifices de ces cylindres, au lieu d'introduire dans la boite à tiroir. Il en résulte que, même lorsque l'introduction de l'un des cylindres détendeurs est fermée, ce cylindre peut recevoir de la vapeur pour la mise en marche ; par suite, le couple moteur de départ conserve une grande valeur, et se continue, pour la marche avant, par exemple, suivant la courbe ax tracée en éléments. Dans ces conditions, l'action négative du cylindre admetteur n'existe pas, puisqu'on ne met pas de vapeur dans la botte à tiroir du cylindre détendeur.
Mareni^. — Machine Woolf, horizontale à bielle en retour à trois cylindres côte à côte points morts à 90** et 155** (à hélice), type des Forges et chantiers de la Méditerranée (n° SOj).
RliOULATlOlf,
les troÎB cylindres étant égaux.
\ bas .
Introduction .
haut.
Avance à révacuation du cylindre
admetteur \ haut
bas haut
admetteur .
détendeurs .
admetteur .
détendeurs, bas ....
Compression du cylindre admetteur
Rapport delà Longueur de la bioUe à celle de la manivelle = 3,8.
arrière.
Dans ce type de machine, les trois cylindres sont égaux; il n'y a par suite aucune réduction à faire pour le cylindre admetteur. Les couples moteurs de départ, construits en prenant pour index la manivelle du cylindre admetteur, sont représentés par la fig» 78. Ils ont été obtenus en faisant, pour chaque marche, la somme des couples de départ des trois cylindres, et en tenant compte des positions relatives de leurs manivelles. La régulation est la même aux cylindres détendeurs pour les deux sens de la rotation, mais il n'en est pas de même pour le cylindre admetteur, dont les introductions sont plus faibles pour la marche arrière que pour la marche avant.
Le couple moteur de départ en avant est représenté par la courbe pleine. Au point a, l'introduction haut du cylindre arrière cesse, et le couple de rota-
lion diminue considérablement. — De fr en c, c'est-à-dire de la fin de Tintroduction bas du cylindre arrière jusqu'à Pavance à Tévacuation, le cylindre milieu agit à-contre de la marche à produire, et le couple de rotation est trèsfaible. — L'introduction du haut v\p. 78. r/)iipie8 moteurs de di'pRrt du Marengo. du cylindre avant cesse en d;
celle du bas du cylindre arrière en f; et à chacun de ces points il y a une diminution brusque et considérable de la valeur du couple de départ. — Le cylindre milieu agit encore à contre-vapeur de f en g^ entre la fin de Tin troduction du haut et l'avance à Tévacuation. Enfin, en A, finit l'introduction bas du cylindre avant.
Les positions les plus favorables pour le départ en avant sont celles qui placent la manivelle du cylindre milieu un peu avant les points a et e^ c'est-àdire peu après les points morts. Entre les points ft et c , la machine ne partirait pas.
Pour la marche arrière, les lettres affectées d'un prime désignent les points où sont remplis les fonctions des tiroirs, comme pour la marche avant : en a' et e' finissent les introductions haut et bas du cylindre avant ; en d' et h' finissent les introductions haut et bas du cylindre arrière; en h' et p finissent les introductions bas et haut du cylindre milieu; enfin, en c' et en j^' commencent les évacuations bas et haut de ce cylindre milieu. — Le couple moteur de départ est très-faible entre /^ et ^ et surtout entrée' et c% lorsque les introductions du cylindre milieu sont fermées et avant que les évacuations soient ouvertes.
Les positions les plus favorables pour la mise en marche en arrière sont celles qui placent la manivelle du cylindre milieu un peu avant les points a' et e\ c'est-à-dire un peu après les points morts. Entre /"et {/', et surtout entre h' et r', la machine ne partirait pas.
Pour être prêt à marcher dans l'un quelconque des deux sens de la rotation, et avec une égale facilité pour les deux marches, il faut stopper la machine en plaçant la manivelle du cylindre milieu dans le voisinage d'un de ses points morts. Gomme les introductions sont plus grandes pour la course descendante que pour la course montante, la machine étant à bielle en retour, la position de la manivelle du cylindre milieu au point mort bas sera toujours plus favorable, parce que les cylindres extrêmes agiront plus longtemps que si cette manivelle était au point mort haut.
Sttffk^n. — Machine Woolf ^ horizontale à bielle en retour à trois
cylindres côte à côte points 'morts àQO*et\ 35° (à hélice), type dlndrel (n* 29 J.
Ri«OLATI05,
les trois cylindres étant égaux.
Fiitroduclion
bas
haut.
admetteur détendeurs
I admetteur détendeurs
Avance à Tévacuation du cylindre | bas . . . admetteur { haut. . .
tbas haut' " '
avant.
arrière.
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle =3,8.
I^s trois cylindres sont égaux. La régulation est la même au cylindre admetteur pour les deux sens de la rotation. Pour les cylindres détendeurs, rintroduction est plus forte pour la marc*he arrière que pour la marche avant, ce qui facilite la mise en marche. Il est vrai qu'il y a un peu de retard à rintroduction dans ces cylindres lors de la marche arrière, mais Teffet qui en résulte est peu sensible, en raison du faible bras de levier, et cette régulation ne présenterait des inconvénients que si la marche en arrière devait être soutenue.
La fig. 79 représente les couples de départ do la machine qui nous occupe. La courbe pleine appartient à
la marche avant, et la courbe ^''^' '»• Couple moteurs de dépari du Suffren.
pointillée à la marche arrière.
Les introductions du cylindre arrière cessent aux points a et c pour la marche avant, et aux points ^ et (f pour la marche arrière. Les introductions du cylindre avant cessent aux points h^i d pour la marche avant, et aux points a' et c pour la marche arrière. Les introductions du cylindre mii eu cessent aux points e et </ pour la marche avant, et aux points é et g pour la marche arrière. Enfin, les avances à révacuation ou les compressions du cylindre milieu commencent aux points f^ig pour la marche avant, et aux points f et g pour la marche arrière.
Entre tf, cY', gh, g'h\ le cylindre milieu agita-contre do* la marche è pro-
350 CODPLES MOTEUttS DE DÉPART. — NMl,
duire* Eu égard aux variations des couples de départ, la position la plus favorable pour la mise en marche, dans Tun quelconque des deux sens de la rotation, est celle qui place la manivelle du cylindre milieu à un de ses points morts. La préférence doit être donnée au point mort bas, parce que des deux cylindres détendeurs Tun est sur sa course majeure, et Tautre va bientôt l'attaquer. — La mise en marche en arrière est particulièrement facile en raison des grandes introductions dans les cylindres détendeurs pour cette marche ; le couple de départ est en effet très-fort aux deux points morts du piston du cylindre milieu.
Infemet. — Machine Woolf, horizontale à bielle en retour à trois ciflindres côte à côte points morts à 90"* et 135** (à hélice) ^ type dlndrct
Régulation pour les deox marches, les trois cylindres étant égaux :
Introduction & tous les ( bas 0,600
cylindres \ haut 0,720
Avances à Tévacuation du ( b^s 0,165
cylindre admetteur { haut 0,197
Compression du cylindre | bas 0,060
admetteur . ( haut 0,060
Happort de la longueur de la biclle à celle de la manivelle = 4,0.
Les trois cylindres étant égaux, il n'y a aucune réduction à faire pour le cylindre admetteur. Le couple moteur de départ, fig. 80, a été construit en
prenant pour index la manivelle du
Via;, so. Couples moteurs de départ de vinfernei. Cylindre admetteur, et à partir du
; point mort bas de cette manivelle.
^^ i """"-^ Il a été obtenu en faisant la sonune
//Xir ?^^^^^V*7^\\ <I®9 couples de départ des trois
//xT^^ A\ cylindres et en tenant compte des
J^V ^Q" \A---h--^ / V'vcX positions relatives de leurs mani-
/ f r^ Xl^^^S ••"' U \ celles. La courbe en traits pleins
* / ^ / / ' ^^*\ \ // 1 correspond à, la marche avant, et la
p^J-—- >y^-p]Kp ^ (>- Y^/S r** courbe en traits pointillés à la
\ 1 i(\ \ î^^ / / Vi / marche arrière. Nous n'avons pas
\ V^V'''* ^^<J jr^ ^Nsz / ^®"^ compte des périodes de com- \ VA^ ^ j î"^'. ^\^l/ y pression du cylindre admetteur à
•^V\ >^ /)s^' Y\ // cause de leurs faibles valeurs.
N,\/^' j^^^^ )^^y^ I"®s introductions du cylindre ar-
^^"•--•>.^ j ^.-^^ rière cessent aux points a et c pour
I la marche avant, et aux points c* et c'
pour la marche arrière; celles du
cylindre avant cessent aux points h et d pour la marche avant, et aux points è'
et rf' pour la marche arrière. Les introductions du cylindre milieu cessent aux
points e et ^ pour la marche avant, et aux points c' et gf' pour la marche arrière.
Les évacuations du cylindre milieu commencent auxpointsVet (/'pour la marche
avant, et aux points f et q' pour la marche arrière. — De c en /" et de t en /', de
g en h et de g* en h', Taetion du cylindre milieu est négatiYe ; le couple moteur de départ est très-faible, et se trouve même plus petit que zéro pendant un instant. La machine ne peut pas partir, si la manivelle du cylindre milieu est arrêtée sur ef ou gh pour la marche avant, et sur eff et g'hf pour la marche arrière.
La réduction considérable du couple de rotation aux positions ef^ gh, e^f\ g'h\ provient de la faible introduction dans le cylindre admetteur. — Les positions les plus favorables à la mise en marche dans les deux sens de la rotation, sont les points morts de la manivelle du cylindre admetteur. Pour ces positiens, le couple de départ a une assez grande valeur, et croit ensuite pendant une fraction notable de la rotation. Le point mort bas du cylindre admetteur est la position que Ton doit préférer, parce que, la machine étant à bielle en retour, cette position de la manivelle du cylindre admetteur au point mort bas place les deux autres manivelles comme sur la fig. 80 ; il en résulte que, quel que soit le sens de la rotation, il y a toujours un des pistons des cylincû*es détendeurs qui parcourt sa course majeure, pour laquelle il y a la plus grande introduction. Cette circonstance est très-favorable pour aider à franchir les premiers points morts, Tautre cylindre étant d'ailleurs en pleine introduction au moment du passage à ce point mort de la première manivelle.
Sané. — Machine Woolf, horizontale à bielle en retour à trois cylindres côte à côte points morts à 90** et 155** (à hélice) ^ type des Forges et cliantiers de la Méditerranée (n«29,).
RÉODLALION,
les trois cylindres éUnl égaux.
Introduction.
bas
haut.
I admetteur .
détendeurs .
I admetteur .
*{ détendeurs.
Avance à l'évacuation du cylindre ( bas . admetteur ( haut.
Compression du cylindre admetteur. . .j y^^^^
Rapport de la longueur de la bielle à ceUe de la manivelle = 4,0.
Les trois cylindres étant égaux, il n'y a aucune réduction à faire sur le couple de départ du cylindre admetteur. Pour les cylindres détendeurs, la régulation est la même pour les deux sens de la roUtion. Pour le cylindre admetteur^ les introductions sont plus faibles pour la marche arrière que pour la marche avant. — La fig. 81 représente les deux couples de départ de la machine qui nous occupe. La courbe pleine correspond à la marche avant; la courbe pointillée correspond k la marche arrière.
Les introductions du cylindre arrière cessent aux points o et c pour la marche
Mg. 81. Couples moteurs de départ du Sané.
.mS couples moteurs de départ. — iV 71,
avant, et aux points Ifeid' pour la marche arrière. Les introductions du cylindre avant cessent aux points h et d pour la marche avant et aux points
a' et c' pour la marche arrière. Les introductions du cylindre milieu cessent aux points e ei g pour la marche avant, et aux points ef et g' pour la marche arrière. Enfin les évacuations du cylindre milieu commencent aux points f ei h pour la marche avant, et aux points f et h' pour la marche arrière. — Nous n'avons pas tenu compte des périodes de compression à cause de leurs faibles videurs.
H existe toujours, pour chaque marche, deux régions : ef (ou «'/"') ot gh (ou g'h')^ sur lesquelles on ne doit pas arrêter la manivelle du piston du cylindre admetteur. Ces régions sont beaucoup plus larges pour la marche arrière que pour la marche avant, à cause de la faible introduction dans le cylindre admetteur, lors de la marche arrière. C'est encore à un point mort de la manivelle du cylindre milieu, et de préférence au point mort bas, qu'il faut placer cette manivelle, pour avoir la même facilité à faire partir la machine, en arrière comme en avant.
En comparant ce couple de départ à celui do Vlnfernel {fig, 80), on reconnaît rinfluence de l'augmentation de l'introduction du cylindre admetteur pour la marche avant, dans les régions ef et gh. Pour la marche arrière, l'introduction du cylindre admetteur du Sané retombe à très-peu près aux valeurs qu'elle possède sur Vlnfernel^ et le couple de départ en arrière est sensiblement le même sur les deux bâtiments.
Étoile du Chili. — Machine Woolf ^ à pilon à detuc paires de cylindres côte à côte points morts à 180' (à hélice)^ type des Forges et chantiers de la Méditerranée \ff 27^).
ltÉGuuTio!r pour les deux marches :
I' 1 j adtnetteors 0 ,74
'^^^ • • • I détendeurs 0 ,78
^ , S admetleurs 0 ie?
haut . . . j détendeurs 0 ,71
AvauGes à révacualion des | bas 0 ,10
cylindres admetleurs | haut 0 ,10
Compression des cylindres | bas 0 ,11
admetteurs \ haut 0 ,09
-,. .. . ^i;«,i»«- S admetleurs. d= 0",70
Diamètres des cylmdres j ^^tendeurs D = l-;25
llapport de la longueur de fa bielle à celle de la manivelle e= 3,8.
Les manivelles des quatre cylindres sont disposées sur Tarbre comme Tindique la /fg. 82. Les éléments relatifs aux cylindres admetteurs étant réduits dans le rapport de <2* à D*, on a
fait la somme des couples de dé- pig. S-i. Couples moleurs de départ diVEloiledu Chili.
part pour les quatre cylindres, ce qui donne pour la marche avant, la courbe en traits pleins de la fig. 82, et pour la marche arrière, la courbe en pointillé. La manivelle du cylindre détendeur avant a été prise comme index, et en partant du point mort bas de cette manivelle.
Les introductions du cylindre admetteur arrière cessent aux points aeib pour la marche avant, et aux points a' et d' pour la marche arrière. Les évacuations de ce cylindre commencent aux points ^ et / pour la marche avant, et aux points k' et l' pour la marche arrière.
Les introductions du cylindre admetteur avant cessent aux points c et d pour la marche avant, et aux points </ et df pour la marche arrière. Les évacuations de ce cylindre commencent aux points m et n pour la marche avant, et aux points m' et n' pour la marche arrière. Nous n'avons pas tenu compte des périodes de compression.
Les introductions du cylindre détendeur avant cessent aux points ^ et ^ pour la marche avant, et aux points / et h' pour la marche arrière.
Les introductions du cylindre détendeur arrière cessent aux points e et / pour la marche avant, et aux points c' et /"' pour la marche arrière.
Pour les deux sens de la rotation, les positions les plus favorables à la mise en marche sont les points morts et les demi-courses. Lorsque les manivelles sont à 45* sur la ligne des points morts, la machine part difficilement, ou même ne part pas du tout, à cause de la faiblesse du couple moteur, surtout lorsque la manivelle du cylindre avant est dans les environs du point mort haut. Le point mort bas de cette manivelle est la position la plus favorable pour la mise en marche.
Henri IV. — Machine Woolf, à pilon à une paire de cylindres côte à côte points morts à 90» {à hélice), type des Forges et chantiers de la Méditerranée (n» 28J.
RieuuTior pour les deux marches.
!. l admettear 0,770 '^^ • • • ) détendeur 0,780 . . admetteur 0,660 "^"^ • • • j détendeur 0,660
Avances à révacoation du j bas 0,071
cylindre admetteur | haut 0,098
Compression dans le cy- j bas 0,098
lindre admetteur } haut 0,071
Diamètre du cylindre admetteur d= 0",80O
Diamètre du cylindre détendeur D= 1*,400
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle = 3,80
De la fin de rintroduction au commencement de Tévacuation, le piston du cylindre admetteur agit à-contre de la marche à produire, et son action doit être retranchée du couple de départ relatif au cylindre détendeur, après Tavoir réduite dans le rapport de (f* à D'. — La fig, 83 représente les deux couples
moteurs de départ de la machine qui nous
Fig. 88. Couples moteurs de départ occupe. La courbe pleine appartient à la
du Henri IV. marche avant, et la courbe pointillée à la
J marche arrière. La manivelle du cylindre
-*--""* p^ •— ...^P' détendeur a été prise pour index.
y ^^^ 1 v/Nv Les introductions du cylindre admetteur
^Z'. Jr, J^ ^v cessent aux points a et 6 lors de la marche
^^ ' ^^jçf.^ — S^ avant, et aux pomts a' et ^ lors de la
"fr^>'^^^/^^A^^:^^^ . <^i marche arrière. Les évacuations de ce cy- '* ^^' ^ ^Y" ^ \ lindre commencent aux points c etd pour
— — K 4- la marche avant, et aux points (/ et d' pour
u j / IJj la marche arrière. Les introductions du
<l\J>^^^^ J cylindre détendeur commencent aux points -^^J^^^Piî^rp ^^'y^ /"et jjf pour la marche avant, etjaux points r eig" pour la marche arrière. De la fermeture de chacune de ces introductions ^^ jusqu'au point mort suivant, le couple
moteur de départ est nul.
On voit aisément que les positions de la manivelle du cylindre détendeur les plus favorables à la mise en marche, en avant ou en arrière, correspondent à la demi-course du piston de ce cylindre, le cylindre admetteur étant par suite vers un de ses points morts. — Après la fermeture de rintroduction du cylindre détendeur, le couple moteur de départ est nul, pendant un angle de 50« environ, avant le point mort, et il y a toujours, pour ces régions, un sens de la rotation pour lequel la machine ne peut partir; c'est celui qui amène la manivelle du cylindre détendeur au point mort. Pour éviter cet inconvénient, il existe des tiroirs ou des robinets spéciaux qui permettent d'introduire directement la vapeur dans les orifices du cylindre détendeur, et, par suite, de donner de la vapeur à ce cylindre malgré la fermeture de l'orifice par son tiroir. Il en résulte que le couple de dépari se prolonge alors à partir du point /", par exemple, pour la marche avant, suivant la courbe qui passerait par les points c' et a\ ~ Malgré cette introduction directe dans le cylindre déteadeur lui*^
COCPLES MOTEURS DE DÉPART. — xV 71,
même, il peut arriver que la machine ne parte pas si la manivelle de ce cylindre est trop rapprochée du point mort qu'elle doit franchir. Il faut, dans ce cas, renverser la marche et éloigner la manivelle de ce point mort. — C'est d'ailleurs une précaution à prendre en stoppant, que de placer le piston du cylindre détendeur & mi-course ; la machine doit alors partir facilement en avant ou en arrière.
Rifl;aiilt de Genouilly. — Machine Woolf, horizontale à bielle en retour à trois paires de cylindres bout à bout points morts à 120« (à hélice), type d'Indret (m Zi,).
Fig. S4. Coaples moteurs de départ du RigauU de Genouilly.
HiouLÂTioR pour les deux marches.
i. ( admetteurs 0,55
• * " */ détendeurs 0,5.S
, „, admetteurs oWo
uaui . • . J détendeurs 0,65
Avances à révacuation des j bas 0,14
cylindres admetteurs \ haut 0,15
Compression dans les cy- \ bas ' . 0,16
lindres admetteurs | haut 0,17
Diamètre des cylindres admetteurs d==0",90
Diamètre des cylindres détendeurs D= 1",36
Rapport de la longueur de la bielle à celle de la manivelle. = 4,80
Dans ce genre de machine, l'arbre de couche a trois vilebrequins-, chacun de ces vilebrequins est actionné par les pistons de deux cylindres placés bout à bout, le cylindre admetteur en abord, les pistons étant montés sur une tige commune.
Pour construire le couple moteur de départ, fig, 84, il faut défalquer du couple de départ de chaque cylindre détendeur, Faction négative du cylindre admetteur, de la fin de Tintroduction à Touverture de Tévacuation, et cela, après avoir réduit les données du cylindre admetteur dans le rapport des carrés des diamètres. On fait ensuite la sonmie des couples des trois cylindres détendeurs, en tenant compte des positions relatives de leurs manivelles.
En prenant pour index la manivelle du groupe avant des cylindres, la courbe pleine représente le couple relatif à la marche avant, et la courbe pointillée le couple relatif à la marche arrière.
Les introductions bas des cylindres détendeurs cessent aux pointa a pour la marche avant, et a' pour la marche arrière ; les introductions du haut cessent aux points b et b". Les introductions bas des cylindres admetteurs cessent aux points c pour la marche avant, et & pour la marche arrière ; les introductions haut cessent aux points d et d\ Les évacuations bas des cylindres admetteurs commencent aux points e pour la marche avant, et «' pour la marche arrière; les évacuations haut commencent aux points f et f\ Nous n'avons pas tenu compte des périodes do compression.
On voit qu'avec ce genre do machine, le couple moteur de départ conserve toujours une certaine valeur, et que la machine doit partir dans toutes les positions que peuvent occuper ses manivelles. Les points de la rotation les plus favorables pour la mise en marche, dans les deux sens de la rotation, correspondent à la demi-course des pistons de Pun quelconque des trois groupes de cylindres, ce qui donne six positions principales. — La manœuvre de ce genre de machine s'effectue sans aucune difficulté.
Tonrvllle. — Machine Woolf, horizontale à bielle en retour à quatre paires de cylindres bout à bout points morts à 90*^ et ISC* (à hélice)^ type des Forges et chantiers de la Méditerranée (n» 34,).
lUoDUTioN pour les deux marches :
iy^ { admetteurs 0,784 '^^ • • • f détendeurs 0,786 ^ , admelleurs 0.796 naut . . . J détendeur» 0,804
Avances à révacualion des \ bas 0.075
cylindres admcUeurs | haut 0,062
Compression dans les cy- j bas 0,062
lindres admetteurs ) haut. 0,075
Diamètre des cylindres admetteur d = 1".42
Diamètres des cylindres détendeurs D = 2",85
Rapport do la longueur de la bielle à celle de la manivelle. = 4,60
Dans cet appareil, Tarbre de couche a quatre vilebrequins, deux à deux diamétralement opposés, et calés par paires à angle droit. Chacun des vilebrequins est actionné par les pistons de deux cylindres Woolf placés bout à bout, le cylindre admetteur en abord, les pistons étant montés sur une tige commune.
Pour construire le couple moteur de départ, fig. 85, il faut défalquer du couple de départ de chaque cylindre détendeur, Taction négative du cylindre admetteur, de la fin de Tintroduction à Touverture de Pévacuation, après avoir réduit les données du cylindre admetteur dans le rapport des carrés des diamètres. On fait ensuite la somme des couples des quatre cylindres détendeurs, en tenant compte des positions relatives de leurs manivelles. — En prenant pour index la manivelle du groupe avant des cylindres, la courbe pleine ref^ésente le couple de départ relatif à la marche avant, et la courbe pointillée le couple relatif à la-marche arrière. — Nous^vons fait abstraction des diffé» reneed qui existent )>ottr les introductions de même nom aux divers cylindres,
COMPTEURS ENREGISTREURS DU NOMRRE DE TOURS. ~ W n, 557
et, d'autre part, nous n'avons pas tenu compte des périodes de compression pendant lesquelles l'action des cylindres admetteurs est positive.
Les introductions du haut cessent aux points a pour la marche avant, et aux points a' pour la marche
arrière. Les introductions Fig. as. Cooples moteurs de départ du TourvilU.
du bas cessent aux points b pour la marche avant, et aux points b' pour la marche arrière. Les évacuations du haut commencent aux points c pour la marche avant, et aux points c^ pour la marche arrière. Enfin, les évacuations du bas commencent aux points d pour la marche avant, et aux points d' pour la marche arrière.
On voit que dans cette machine, le couple de départ conserve toujours une valeur notable, et que la mise en marche, dans Tun quelconque des deux sens de la rotation, doit pouvoir s'effectuer quelles que soient les positions des manivelles. -^ Les positions de départ les plus favorables sont celles qui placent deux vilebrequins aux points morts, et les deux autres à 90* de ces points morts. Les positions les moins favorables pour le départ, sont celles qui placent les vilebrequins à kb' sur les points morts, entre b et b\ Néanmoins, même pour ces dernières positions, la machine doit partir sans ditticalté, car le couple moteur a une valeur notable.
Ghap. V, § 4. — Compteurs enregistreurs; indicateurs du nombre DE tours; indicateurs de la vitesse.
M* 7a. — I. GonaldénitioBS yénérftlcs avr les apparella 9wtegi»irBnTu et mr les iadloAte«re da nonbre de team. — 9. Ceapteore enreipietreani du nombre de toars. — 3. ladkMtewr dBBMiibrede tem, eyalème ■edemet. —4. ladioeteOT d« de tovra, ejstème JMqvemler. — 8. Coaplevr dlflérMrtiel indloelevr de U vili
N^ 79^ Cônsidératioius générBÏem sur les appareils enrei^treurs et sur les indicateurs du nombre de tours. —
Pour enregistrer le nombre de tours faits par la machine, on s'est servi, jusqu'à ces derniers temps, de l'appareil Paul Gamier repré-