‹ Les nouvelles machines marines. Supplément au Traité des appareils à vapeur de navigation mis en harmonie avec la théorie mécanique de la chaleur. Ouvrage rédigé pour l'introductionChapitre 67 sur 85 · DES CHEFS DE QOART · texte numérisé non relu

DES CHEFS DE QOART

TMVAOX EXTIUOftBillAIRKB.

TRI VAUX d'eNTRETIEM.

VERSIIIEIITS BXTfRIEORS.

Charbon.

Huile.

Suif.

Charbon.

Huile.

Suif.

Charbon.

Hnile.

Suif.

N^ 76, Carnet spécial des oliefs de quart. — Los ehefs de quart de la machine, devant fournir au maître mécanicien les éléments nécessaires à la rédaction des bulletins de voyage (n« 764) et des rapports semestriels (n« 77), ne doivent pas attendre au dernier moment pour récapituler sur leur journal les consommations faites réellement pendant les différentes traversées, tant pendant la marche de la machine principale aux différentes allures, que pour les machines auxiliaires, la distillation, les allumages, la remise en activité des feux, etc.

Leur travail sera considérablement simplifié et présentera beaucoup plus d*exactitude, s*ils ont la précaution d*établir,et de tenir à jour quart par quart, un carnet conforme au modèle ci-avant et que nous avons appelé camel spécial des chefs de quart.

En agissant ainsi, il leur suffira de très- peu de temps pour être à même de fournir, à un moment quelconque, tous les renseignements dont on peut avoir besoin au sujet des consommations de charbon et de matières grasses.

Les explications données dans le n« 76, sont suffisantes pour comprendre la manière de tenir le carnet ci-dessus. A Tarticle machines auxiliaires de la deuxième feuille, il conviendra de former autant de colonnes qu'il y a de machines auxiliaires distinctes.

Sur les grands cuirassés, par exemple, et sur la plupart des gardes-côtes, il y a habituellement une machine spéciale pour manœuvrer le gouvernail, une machine pour la manœuvre des tours, une ou plusieurs machines faisant mouvoir des ventilateurs, etc. -— Il sera nécessaire de mentionner succinctement, dans la colonne des observaiionSf la cause du fonctionnement de chacune d'elles.

La part afférente au fonctionnement de chacune de ces machines se calculera très-facilement, en agissant ainsi que nous Tavons indiqué précédenmient pour la pompe de cale spéciale.

ti^ 764 Bulletin de Toyan^e*— A la fin de chaque traversée, les commandants des bâtiments à vapeur doivent adresser au Major delà Flotte du port duquel dépend le bâtiment, un bulletin de voyage conforme au modèle cicontre, sur lequel sont mentionnés les éléments qui doivent servir à faciliter la rédaction du rapport semestriel et à contrôler, au besoin, ce dernier rapport. Le bulletin de voyage est rédigé en double expédition; Tune de ces pièces est adressée au Major de la Flotte et l'autre est conservée & bord. Ces bulletins portent en tète et à gauche les quantités V,, V» et V„ ainsi que les consommations normales C„ Cm» Cp, correspondantes à ces vitesses. Il convient d'ajouter à Pencre rouge les consommations normales c,, Cm, Cp, par mille parcouru (n* 77|). Ces notations ne figurent pas sur l'imprimé de Bulletin de voyage modèle 1875, mais c'est une omission. De plus, la répartition de la dépense de combustible aux trois allures est faite sur cette pièce, et il suffit par suite de copier en quelque sorte les différents bulletins de voyage, pour établir le rapport semestriel (n» 77).

Le carnet spécial des chefs de quart, dont il est parlé au n* 76^, fournit tous les éléments nécessaires à la rédaction de ce bulletin de voyage.

.m JOURNAL DE LA MACHINE. — N* 76.

Les quantités à porter aux repèrei de 1 à 6 inclusivement ne nécessitent aucune explication.

jiepére 7. — Porter le'nombre de milles parcourus en Tabsence de tout fonc* tionnement de la machine.

Repère 8.— Porter le nombre total de milles parcourus aux trois allures en y comprenant la marche auxiliaire.

Repère 9. — Porter la somme des chiffres inscrits dans les colonnes 7 et 8. Repère 10. — Ajouter à Tencre rouge, au-dessous de petite viiette^ Tindication de marche auxiliaire , si Ton a fonctionné dans ces conditions pendant la traversée.

Repérée 11 et 12. ^ En faisant la répartition de son quart suivant les trois allures de marche ou la marche auxiliaire, chaque chef de quart inscrit sur son carnet spécial, et à Tarticle correspondant, le nombre de milles parcourus et la dépense réelle afférente à chaque allure. A la fin de la traversée on totalise les nombres inscrits dans les colonnes du carnet spécial, et on ajoute les résultats des trois quarts.

En conséquence on portera dans la colonne 11, et en regard des vitesses . correspondantes, le nombre de milles parcourus à chacune de ces allures, et dans la colonne 13 le charbon dépensé réellement pour le nombre de milles correspondant.

Repère 13. ^ Inscrire, pour chaque allure de marche, le quotient de la division du nombre inscrit dans la colonne 13 par celui de la colonne 11.

Remarque, — Si les rapports entre les quanti tés ainsi obtenues et les valeurs de Cf, Cm, Cp, que Ton a inscrites à Tencre rouge en tête du bulletin, excèdent . 1,19, il conviendra de mentionner, dans la colonne olfservations, les causes qui ont pu occasionner cette dépense exagérée.

Dans la rédaction des rapports semestriels, il est essentiel que les commandants s'attachent à faire ressortir toutes les circonstances qui ont pu influer sur le rendement économique. En conséquence, dans la colonne observations du bulletin de voyage, il est urgent de mentionner toutes les causes qui ont pu influer sur ce rendement, notamment : Pétat de propreté de la carène ; Tétat delà mer pendant la traversée; la direction du vent favorable ou défavorable à la route suivie ; Turgence plus ou moins grande de la mission, etc., etc.

Ifi^ 76, Nombres de feux A maintenir en activité. Problèniea de navif^ion A la wapenr. ^ D*après les instructions insérées au registre descriptif, Tallure à grande vitesse, et généralement Tallure à moyenne vitesse, doivent être maintenues avec tous les feux allumés. Mais on ne doit pas perdre de vue que le nombre de kilogrammes de vapeur que peut produire un kilogramme de charbon d*une espèce donnée, varie avec le poids de charbon brûlé par heure et par mètre carré de surface de grille; il existe donc un maximum de production de vapeur par kilogramme de charbon qu'il faut toujours chercher à atteindre. Dans les essais faits k terre avec un tirage naturel, les cendriers ouverts en grand, on a trouvé que ce maximum de production correspondait à une dépense de 90 kilogrammes de bonne houille par mètre carré de surface de grille et par heure. Ce chiffre est bien moins élevé

sur un bâtiment et paraît osciller entre 60 et 75 kilogrammes suivant la nature du charbon ; mais il peut descendre beaucoup plus bas quand le tirage est faible. Ces indications peuvent servir à régler à priori le nombre de feux à mettre en fonction pour une allure déterminée, quitte à trouver expérimentalement, pour chaque qualité de charbon, l'épaisseur de la couche qui correspond au maximum de rendement.

On arrive à cette épaisseur par voie de diminution, tant que la pression s^élève ou tend à 8*élever, si on augmente en même temps Tallure de la machine, sans qu'on soit obligé de tourmenter les feux.

Comme chaque chaudière comporte plusieurs foyers qu'il ne faut pas faire fonctionner isolément, on sera souvent conduit, pour les allures de moyenne et de petite vitesse, à mettre en fonction un nombre de foyers qui serait trop grand pour Tallure adoptée, si les cendriers étaient maintenus ouverts en grand. Il faudra alors réduire l'ouverture des cendriers pour chercher Tépaisseur de la couche de charbon qui correspond au maximum de production de vapeur, par kilogramme de charbon brûlé par mètre carré de surface de grille. Il y a là une source d'économie qu'il importe de ne pas négliger.

Il faut remarquer, d'ailleurs, que ce maximum de production ne peut être obtenu que sur un bâtiment en route libre, et sans qu'on soit astreint à maintenir rigoureusement un nombre de tours déterminé; il faut, au contraire, que la vitesse de la machine puisse suivre les fluctuations de la pression aux chaudières, afin que les feux soient toujours conduits avec régularité. L'allure à un nombre de tours déterminé n'est jamais économique, parce qu'il faut pouvoir parer aux variations de pression par un travail supplémentaire de chauffe, ce qui est toujours une cause de dépense et qui nécessite d'ailleurs une couche de charbon trop forte.

Nous allons actuellement nous proposer de résoudre quelques petits problèmes d'un fréquent usage dans le cours de la navigation, et qui sont relatifs à la manière de régler la consommation de charbon à bord.

Dans ces problèmes nous admettrons, ainsi qu'on l'a constaté d'après les résultats de l'expérience, que, pour un navire donné, les consommations de charbon par heure sont directement proportionnelles aux puissances développées et par suite aux travaux résistants du bâtiment.

1*' Probl&mb. Un navire fUe V milUi à Vhewre avec N foyers en activilé. Combien ftleroriril avec iV' foyers^ les feux étani conduits de la même manière dans les deux cas? — Soient :

G la consommation par heure à la vitesse V avec N feux allumés C — — V' — N' —

Nous aurons d'après la proportionnalité admise plus haut :

En d'autres termes : les consommations de charbon dans un temps donné sont proportionnelles aux cubes des vitesses.

Si les feux sont conduits de la même manière dans les deux cas, il est évident que les consommations de charbon sont proportionnelles aux nombres de feux en activité. Par suite, on aura :

Des

proportions

et (3) on

Ure:

C'est-à-dire que Ui nonibrei de feux à maintenir en adivilé iont proporlionneU aux cubes de» viieues à obtenir, — De cette dernière proportion, on tire :

V'=Vi/S-

N Exemple: V = 12-' Ne 24 et ^N' = 16;

on a:

2* Problîme. Un navire possède en approvisionnement Q* de charbon qui à la vitesse Y lui permettent de parcourir M milles. On demande la vitesse P que ce navire devra tenir, pour qu'avec le même approvisionnement il puisse parcourir M' milles.

M Pour parcourir M milles à la vitesse V, la durée de la traversée sera vr ;

OV et la consommation de charbon par heure sera G = ^ (en supposant toutefois que les Q<* représentent la dépense totale de la traversée). Pour parcourir M' milles à la vitesse V avec la même dépense de combustible ,

QV la dépense par heure sera C'= -^^

De la relation (1) obtenue dans le problème précédent, on tire :

En d*autres termes, les nombres de milles qu'un bâtiment peut parcourir avec un approvisionnement donné de combustible, sont inversement proportionnels aux carrés des vitesses.

Exemple : M = 3.000 milles, V « 12 nœuds, M' = 4.500 milles. On a: V'= V y/^, = 12 ^Z g? = 12X0,816 =9-',8.

Ainsi le navire pourrait, avec un mdme approvisionnement, parcourir 3.000 milles à la vitesse de 12 nœuds, ou 4.500 milles à la vitesse de 9",8.

3' Pbobl&hb. Un navire dépense (f^ de charhm pour parcourir M milles à la mtesu F. Quelle serait sa dépense Q! de combustible pour franchir la mime distance à la vitesse Y*?

A la vitesse V, la durée du parcours sera ^ heures, et la dépense à Theure

A la vitesse V, la durée du parcours sera ^, heures, et la dépense à Théure

Or, en vertu delà relation (1) du premier problème nous aurons : C V» ., V Q Vt

C'est-à-dire que, pour un même irajety les dépenses de combustible sont directemetU proportionnelles aux carrés des vitesses.

Exemple ; Qe=300 tonneaux, V == 12 nœuds, V'= 10 nœuds. On a : Q'=Qx^; ou Q' = 300Xy^=208*«.

Ce dernier problème fait ressortir Téconomie notable de combustible que Ton peut réaliser dans une traversée en modérant Tallure de la machine.

On se rend parfaitement compte ainsi de la différence notable du coût du transport des marchandises, suivant qu*elles sont expédiées par les paquebots h grande ou à moyenne vitesse.

V* 77. — 1. Rapport MOMStrlel, mu tat; modèlft. — Go«fAol«iit ém \

iIUnui Bonûalwi par mllto paroovm à ohaiw ém trois do la mochlao ootio Topovr. -» 1. BBpIloolloBo rolotlfoo a« toUoov du roeto. — S. BxpUootloBa rolatiToa as toblooa ém ynwwo. — 4. GoofldoBto do roBdomoat. CloofSoloiit do roadomont do la mafffciao aonlo. — 5. WLUmmé

N^ V^i Rapport semestriel, son bat ; modèle. — Le rapport semestriel a pour but de faire connaître la manière dont le charbon est utilisé à bord des bâtiments de la flotte. Ce rapport doit être

ANNfiE 187

RÂPPORi

Grande vitesse... c.

Consommatioo de combusUblej par mille parcouru. i

Surface totale de grille en mètres carrés S

Moyenne Yitesse. . c« Petite vitesse.... c^

Page 1