‹ Les Nouvelles Méthodes d'AnesthésieChapitre 13 sur 36 · NE · texte numérisé non relu

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D'une manière empirique, avec un matériel démodé, par un anesthésiste occasionnel qui va louvoyer péniblement entre la syncope ou l’asphyxie d’une part, et la contracture ou les vomissements d’autre part. C’est la vieille méthode aveugle encore trop répandue en France,

Par ailleurs, on peut réaliser l’anesthésie d’une facon scientifique : avec un appareil précis, sous la surveillance d’un anesthésiste de métier qui maintiendra sans heurt une anesthésie rapidement amenée au point voulu. C’est là la méthode objective et sûre des Anglo-saxons, c’est la bonne méthode que nous voudrions voir se généraliser chez nous.

Rôle de l'oxygène dans l'anesthésie

L’individu anesthésié a besoin d’une quantité d’oxygène qui varie entre 300 et 500 cm° par minute. Si on ne lui donne pas sa ration minimum, on aboutit fatalement à l’anoxémie. On assiste alors, soit à des accidents aigus (asphyxie), soit à des troubles profonds de manifestation plus tardive d’autant plus graves qu'ils ent moins attiré lattention. Signalons, en particulier, certains troubles de la fonction hépatique.

L’anoxémie peut d’ailleurs être réalisée suivant divers processus. Elle peut tenir à l’anémie, certains anesthésiques bloquant un grand nombre, d'hématies, hors du courant circulatoire ou diminuant leur pouvoir ide fixation d'oxygène: Anoxénne par;:ralentissemént éirculatoire-2 résultat:dè d'action ‘éxereée sur,

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le myocarde et la tension artérielle. Signalons encore l’action sur les cellules qui les rend incapables dutiliser l'oxygène : c’est l’anoxémie tissulaire.

Mais la cause la plus importante d’anoxémie, c’est la proportion insuffisante d'oxygène dans le mélange anesthésique.

‘Avec un rythme respiratoire normal, il faut une proportion minima de 20 % correspondant à la composition de l'air.

Or, les méthodes courantes sont loin de toujours donner ce chiffre. Le masque d’'Ombrédanne ne fournit que 10 à 12 % ; il en résulte une accélération de la respiration encore accrue du fait du « rebreathing »

D'ailleurs, il ne suffit pas d’avoir un bon appareil, pour pouvoir donner une proportion suffisante d'oxygène. Il faut tout d’abord que l’anesthésique employé admette ce taux de mélange; c’est la condition essentielle.

De cette propriété d’agir en présence de plus ou moins d'oxygène, dépend en grande partie la valeur intrinsèque d’un produit anesthésique; elle conditionne sa puissance et son innocuité immédiate; c’est par elle surtout qu’il influe sur la qualité de l’anesthésie, indépendamment de l'appareil employé et de la technique suivie.

Rôle du CO*.

Longtemps considéré comme un excrétat inerte et dépourvu de toute action physiologique, le gaz car-

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bonique joue un rôle considérable dans le mécanisme de la respiration. Il est l'hormone excitatrice normale du centre bulbaire; il augmente le nombre et l’amplitude des inspirations. +

On eut tout naturellement l’idée d’appliquer ces propriétés du CO* à l’anesthésie par inhalation.

Certes sa présence est nécessaire et, à certains moments, il peut être indiqué d’en donner une quantité supplémentaire. Mais on a cru pouvoir remédier au taux insuffisant d'oxygène, en augmentant le CO'; on a voulu, grâce à lui, diminuer la dose d’anesthésique et régulariser la narcose. C’était lui demande: plus qu'il ne peut donner

« Le CO* donné en excès provoque : de lhypenventilation avec tous ses dangers : apnée et en même temps absorption trop rapide, à doses massives de l’anesthésique; il va en définitive contre le principe de la régularité de l’anesthésie et rétablit les à-coups qu'il cherchait à corriger ».

R. Monod et H. Arnal.

Après chaque expiration, il reste dans les voies aériennes, et dans l’air alvéolaire résiduel, assez de CO” pour assurer l'excitation normale.

Ce « rebreathing » interne, physiologique suffit et il convient d’éliminer tout le CO* expiré. î

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