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tude sont diminuées. La respiration costale s’atténue progressivement c’est pourquoi Waters conseille dappliquer la main sur le thorax pour contrôler l’anesthésie. Si l’on augmente encore la dose de cyclopropane, le diaphragme se paralyse à son tour et c’est l’apnée, le 4 stade qu’il faut éviter. Ajoutons que le faciès du patient ne donne aucune indication. En effet, grâce à une large oxygénation, le visage ne se cyanose Jamais.
D’après ce qui précède on peut dire que le cyclopropane est l’anesthésique qui se rapproche le plus de l’idéal. Sa puissance est grande : au moins égale à celle du chloroforme, de l’éther, du chlorure d’éthyle. Il donne une résolution musculaire parfaite, il ne provoque pas de poussée abdominale. Il est à peu près dépourvu de toxicité. Il permet de donner beaucoup d'oxygène. Il est agréable pour le patient ; l’induction est rapide ainsi que le réveil ; il ne provoque pas de vomissements et n’expose pas aux complications pulmonaires.
Mais il ne faut pas perdre de vue que les avantages du cyclopropane tiennent en partie aux méthodes d’anesthésie modernes. Ces méthodes utiles pour l'emploi des anesthésiques en général, sont absolument nécessaires dans le cas du cyclopropane. Mis dans des mains inexpérimentées, il ne peut que causer de graves accidents. |
On a parfois exagéré les avantages du cyclopropane. Même employé avec une technique impeccable, il
n’est pas sans présenter quelques inconvénients.
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Tout d’abord il a une légère action dépressive sur le cœur. Chez les malades présentant une sérieuse déficience du myocarde, il vaut mieux éviter l'emploi du cyclopropane, surtout si une anesthésie profonde est nécessaire.
Le saignement capillaire est quelquefois assez marqué. C’est une contre-indication relative par exemple dans une thyroïdectomie, 1
D'autre part nous avons vu que le prix de revient du cyclopropane est élevé. Mais son inconvénient le plus grâve est de former avec l'oxygène un mélange explosif. Ajoutons d’ailleurs que ce mélange n’est pas spontanément inflammable. Il n’explose que par le mélange à haute tension des deux gaz, le contact d’une flamme ou d’un corps en incandescence, la production d’un effluve électrique. L'appareil à circuit fermé, étanche et manié correctement, constitue déjà une garantie. On le reliera à la terre et on maintiendra l'humidité à l’intérieur pour éviter la production d'électricité statique par frottement des gaz. Le thermo cautère ne sera employé que lorsqu'on s’en sert plus près du nombril que du masque. Il est préférable d'éviter l'électricité de haute fréquence : rayons X et bistouri électrique.
Si leur emploi était jugé nécessaire, on pourrait y recourrir en remplaçant momentanément le cyclopropane par le protoxyde d’azote.
Indications formelles du cyclopropane.
On peut conclure que le cyclopropane a des indications supérieures.
Par l'hypéroxygénation qu’il permet, il se recommande dans les cas suivants :
— L'opération césarienne où il ne provoque pas de paralysie intestinale post anesthésique, et où l’on obtient un nouveau né facile à ranimer.
— La chirurgie des malades atteints d’affections pulmonaires.
— La chirurgie du poumon.
— En cas de guerre, la chirurgie des gazés et en particulier des vésiqués.
Le cyclopropane est également très indiqués :
— chez les hépatiqués, par sa faible toxicité pour Je foie :
— chez les diabétiques, à cause de son action minime sur la réserve alcaline et sur la glycémie.
Appareils.
Nous ne reviendrons pas sur les avantages des appareils à circuit fermé. Pour l'emploi du cyclopropane, ils sont absolument nécessaires. En effet ce gaz exige un dosage physiologique exact ; en outre, son prix élevé et son inflammabilité contre-indiquent son rejet à l'extérieur.
Ces appareils sont assez nombreux ; comme type, nous allons décrire brièvement l’appareil de Forreger utilisé dans le service de M. le Professeur agrégé Lardennois. Il a été présenté à la Société française d’anesthésie et d’analgésie par MM. Le Mée et Sanders en août 1935.
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Le masque, en matière transparente, comporte un dispositif de coaptation parfaite. Un réservoir en métal renferme suffisamment de chaux sodée pour neutraliser l’acide carbonique durant 6 à 10 heures.
Ses débimètres sont constitués par des manomètres à eau très précis. | -
Le caractère essentiel c’est que chaque gaz aboutit à une chambre à eau commune et marque, sur son manomètre individuel, son débit par minute.
Le seul inconvénient de cet appareil est de n'être pas transportable.
Pour ses déplacements le Dr Sanders utlise un autre appareil de Forreger : le Midget. Il diffère du précédent par la présence de 3 décimètres (0°, CH, NO”) et par l'emploi du dispositif « to and fro », pour la fixation de l'acide carbonique.
Technique.
L'importance de la préparation du patient est mise en évidence par l'exemple suivant. Le Dr Sanders a anesthésié deux fois un malade à quelques semaines d'intervalle, La première fois, on n'avait pù donner la prémédication que 1/4 d'heure avant l’anesthésie : le malade a poussé un peu. La 2 fois, la préparation fut faite correctement ; on a obtenu une anesthésie parfaite.
En pratique, le Dr Sanders voit son malade 2 jours avant l'opération, S'il le juge utile, une heure avant anesthésie il pratique une injection de Sédol ; pour la dose à employer, il divise les malades en 3 catégories
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Classe A. -— Poids inférieur à la normale. Malade septique où anémique. Plus de 60 ans.
Classe B. — Poids normal. Constitution moyenne. Moins de 60 ans.
Classe C. — Poids supérieur à la normale. Physique athlétique ou massif. Moins de 60 ans.
Les doses employées sont
Classe À : 3/4 de ctgr de Sédol.
Classe B : 1 ctgr de Sédol.
Classe C : 1 ctgr 1/2 de Sédol.
Chez un malade bien préparé, il est rare de noter une élévation de la tension systolique et par suite un abondant saignement capillaire.
La technique de l’anesthésie proprement dite peut se résumer ainsi :
Au début on donne de l’oxygène pur pour habituer le malade au masque. Puis on introduit le cyclopropane à un débit de 600 à 700 cm° à la minute. On l’arrête complètement après un temps variant de 1/2 à 2 ou 3 minutes. L'effet narcotique s'établit en quelques minutes. On continue à donner de l’oxygène à un débit régulier variant de 250 à 500 cm’ suivant les sujets.
Si la narcose est insuffisante on rend une quantité convenable d’anesthésique. Si, au contraire, la narcose paraît trop poussée, si l’on constate un 1* degré de choc, on augmente le débit d’oxygène.
La dose du cyclopropane donnée au début, sera