‹ Les nouvelles méthodes de navigationChapitre 22 sur 97 · XXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

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tables. On y trouvera également un procédé non moins élégant que rigoureux pour une rapide réduction des distances lunaires.

— De nombreux types de calculs conformes à tous les procédés de navigation les plus actuellement recommandables, et dont le sommaire est relaté sur la couverture de Touvrage, ont été insérés à la suite du texte, et donnent ainsi au livre un caractère pratique tout d'actualité.

— Le lecteur achèvera de saisir l'importance et l'objet de notre publication, ainsi que l'enchaînement des questions, en parcourant la table des matières, ce qui lui permettra du même coup de constater les lacunes nombreuses et regrettables des Traités de navigation en usage. Il est à peine besoin de prévenir que, suivant notre habitude, nous avons compulsé tout ce qui a été écrit, tant en France qu'à l'étranger, sur les divers sujets que nous nous étions proposé de traiter. C'est là un labeur souvent ingrat, mais auquel les auteurs consciencieux n'ont pas le droit de se soustraire, sous peinede laisser échapper des points intéressants, de présenter comme originales des questions déjà résolues, et d'omettre de rendre justice à des devanciers souvent trop ignorés. — Nous avons eu aussi la bonne fortune d'associer à notre œuvre, pour la partie application, M. Beuf, lieutenant de vaisseau, l'habile directeur de l'Observatoire de Toulon, ainsi que MM. les officiers de marine Hilleret, Rouyaux et Perrin, qui se sont fait une réputation dans la flotte par les travaux qu'ils ont publiés, suivant des voies différentes, sur la navigation appliquée. Enfin, nous avons rédigé le livre avec la plus complète indépendance d'opinions ; puisque n'étant l'auteur d'aucun

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des procédés en discussion, nous avons pu envisager la question avec un complet éclectisme, et puiser partout où se trouvait'une bonne idée.

Nous inclinons donc à espérer que notre publication fera accueillir favorablement des marins les Nouvelles méthodes de navigation, en entendant par là, non pas exclusivement les procédés mentionnés au commencement de cette préface, mais bien, à un point de vue large et élevé, tout l'ensemble des éclaircissements et des perfectionnements apportés, depuis tantôt vingt ans jusqu'à ce jour, aux solutions des problèmes généraux de la science nautique. — De nombreux inventeurs ont fourni chacun leur part à cet ensemble ; mais il importait d'en faire un corps de doctrine, afin de mettre de la coordination dans une foule de questions la plupart publiées isolément, ou même simplement connues par tradition, et qui, s'enchevêtrant plus ou moins les unes dans les autres, laissaient Tesprit fort perplexe sur la meilleure manière de sortir d'un pareil dédale.

On a bien atterri, il est vrai, jusqu'à présent avec le bagage actuel de navigation. Mais il y a a atterrir et atterrir ». Il n'est plus permis, surtout aux bâtiments à grande vitesse, de mettre en travers la nuit, pour attendre le jour à l'effet de rectifier le point. Ce serait s'exposer à perdre tout le bénéfice d'une traversée rapide, que de gaspiller ainsi dix à douze heures en atermoiements; et, principalement en temps de guerre, un pareil retard pourrait avoir les plus graves conséquences. Par ailleurs, les bâtiments qui franchissent plus de cent lieues par jour, exigent en principe la rectification du point matin et soir; car il suffit de deux jours sombres consécutifa pour obliger à atterrir avec le point observé obtenu à deux ou trois cents lieues des

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côtes. — Enfin, on ne saurait invoquer contre les Nouvelles méthodes quelques longueurs de oalcuL Ces inconvénients disparaîtront avec une pratique assidue ; et au surplus, que vaut un pareil argument ms-à^vis d'une amélioration notable dans les éléments concernant la position du navire ?

Il ne faut pas se dissimuler, toutefois, .que les officiers des montres devront devenir de plus en plus instruits pour manier avec tact, surtout en ce qui concerne les chronomètres, les nouveaux procédés, et ne pas retourner contre eux une arme de précision dont l'usage est certes très-délicat. Mais qui veut la fin, veut les moyens : c'est aux commandants qu'il appartient de faire de bons choix, et de tenir compte plus que jamais d'une spécialité que les autres spécialités, si nombreuses aujourd'hui dans la marine, ne doivent pas faire reléguer au second plan.

Go AHEAD, telle est la devise de l'époque. On rie saurait se soustraire aux conséquences qu'elle entraîne, et qui découlent de l'amélioration incessante des moyens de propulsion. De pair avec cette amélioration doivent marcher les perfectionnements précités dans l'art de naviguer. Ces perfectionnements ne constituent à la vérité que des simplifications plus ou moins complètes de questions fondamentales déjà connues, améliorées d'ailleurs par la prise en considération, maniée avec réserve, des erreurs d'observation. Mais ce ne sont pas des doctrines radicalement nouvelles; du restt^ il en est ainsi d'ordinaire de tous les perfectionnements. — Au surplus, afin de donner leur entière efficacité aux méthodes que nous préconisons, il convient d'embarquer trois chronomètres au moins. Ce n'est pas quand il s'agit d'assurer la

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sûreté de navires dont le prix peut s'élever à plusieurs millions, qu'on doit hésiter sur une dépense de quelques milliers de francs.

Il nous reste à dire que, pour approfondir les questions que nous avions en vue, il nous a fallu avoir recours assez fréquemment à l'analyse. Notre travail s'adresse donc plus particulièrement aux officiers instruits et aux professeurs. En un mot, c'est uji livre d'enseignement supérieur. La substance peut néanmoins en être lue avec fruit par tous les marins, à la seule condition qu'ils aient présents à l'esprit les principes théoriques de la navigation enseignés jusqu'à présent, et qu'ils laissent de côté divers passages de notre texte. Dans ce dernier but, nous avons marqué d'un astérisque TOUS LES numéros DONT LA CONNAISSANCE n'eST PAS INDISPENSABLE POUR l'aPPUGATION DES NOUVELLES MÉTHODES.

— Après avoir exposé au public le plan de l'ouvrage, il nous reste à exprimer, devant lui, notre gratitude à deux aides dévoués, qui ont concouru au labeur si ingrat de la correction des épreuves : nous voulons parler de MM. Hubac et Perrin.

M. Hubac, officier mécanicien, professeur de machines à. vapeur sur le vaisseau École, déjà associé depuis quelques années à nos travaux de mécanique, s'est acquitté d'une tâche qui n'était pas dans sa ligne, avec un succès dénotant une intelligence générale des choses tout à l'honneur 4e sa sagacité.

M. Perrin, déjà cité plus haut pour sa collaboration à nos

types de calcul, et dont le nom reviendra plusieurs fois dans

Je texte à l'occasion de documents qui lui sont propres, a

montré, dans la révision du livre, l'esprit de méthode qui

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