‹ Les nouvellistesChapitre 117 sur 139 · PRÉLUDES · texte numérisé non relu

PRÉLUDES

Dès Tannée 1GU0, Soniaize, dans les Véritables précieuses, s'exprimait ainsi : « Ne savez-vous pas que le peuple tient conseil d'État au coin des rues et du Pont-Neuf, qu'il y marie les plus grands du royaume, qu'il y ordonne à son gré des bâtiments du Louvre et qu'il y gouverne, non seulement la France, mais encore toute l'Europe, et qu'enfin il est de toute impossibilité de l'empêcher de parler? » Les désordres de la Fronde, pendant la minorité de Louis XIV, avaient fait éclater les cris de : Vive la république 1 parmi les nouvellistes populaires. « On ne parlait publiquement dans Paris, lisons-nous dans un pamphlet du temps, que de République et de liberté, en alléguant l'exemple de l'Angleterre et en disant que la monarchie était trop vieille et qu'il était temps quelle finit ' ». Les libelles eux-mêmes paraissent déjà écrits par des Sieyès cl «les Camille Desmoulins.

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