‹ Les nouvellistesChapitre 31 sur 139 · Mercure galant. 1673. II. p · texte numérisé non relu

Mercure galant. 1673. II. p

Le Mercure reproduit des fragments de leurs dialogues Il s'agit encore, en 1673, de la campagne de Hollande. Le roi commande en personne et le prince de Condé est arrivé pour le seconder de ses conseils.

« Sa Majesté est toujours la première et la dernière à cheval, dit un nouvelliste; elle écrit tous les jours, de sa main propre, les ordres qu'elle donne à tous ses officiers généraux.

— Voilà les affaires en bon train, dit alors une personne de la compagnie, en faisant paraître beaucoup de joie: et il faut nécessairement que l'on parle dans peu de quelque chose de considérable.

— Vous en parlez bien à votre aise, lui répartit un bon vieillard qui avait fait trente ou quarante campagnes; si vous saviez quelles sont les fatigues de la guerre

— Chaque métier a ses peines, interrompit le nouvelliste ; mais je crois que celles de la guerre ne doivent pas être si grandes, puisque l'on dit que tout ce que l'on entreprend pour la gloire est doux.

— S'il est doux pour la gloire, il est bien rude pour le corps, » répliqua le vieillard.

« Une grande ondée qui survint, note le rédacteur du Mercure, et qui aurait pu donnera boire à toute l'armée d'Alexandre, obligea la compagnie de se séparer, sans poursuivre une conversation qu'elle aurait eu bien de la peine à quitter !. »

Quand la fortune des armes tournait, il se trouvait parmi les nouvellistes militaires des esprits enthousiastes, qui ranimaient les courages, atténuaient les revers, montraient la victoire prochaine. Tel,

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