Mœurs il>' Paris, p
2. Léandre ambassadeur dans le Théâtre des boulevards on /trcm'il île parades, Mahoo, 1756, :'< vol. in-12, t. III. p. 71.
Saint-Simon, « qui vivait très singulièrement ef obscurément et qui passait sa vie à présider aux nouvellistes des Tuileries ». An témoignage du Mercure, « les plus grands politiques el les plus vieux nouvellistes de co jardin le reconnaissaient pour leur chef souverain et le regardaient comme un prodige - ».
Le nom du comte de Lionne doit fixer notre attention, non seulement parce qu'il était président, ou, comme ses correspondants l'appellent, « patron » de nouvellistes; mais encore à cause des nombreuses lettres qui lui étaient adressées et <pii nous ont été conservées. L'on y voit que le savoir-faire, rehaussé même d'un esprit brillant, ne suffisait pas à nos discoureurs pour leur assurer une situation prépondérante dans leurs bureaux : il leur fallait encore des connaissances réelles, des efforts constants, un travail opiniâtre, une correspondance active, des relations étendues3. Le comte de Lionne, pour se tenir au courant des événements qui surviennent, utilise, avec une activité inlassable, ses nombreux amis à la Cour, à l'armée, dans la diplomatie L Voici tout d'abord, parmi ses correspondants, son cousin, le fils aîné du grand de Lionne, puis le cardinal d'Estrées, l'abbé de Lionne, M. de Gramont. M. de Chaumont, M. de Vauréal..., une élite. Luis des noms obscurs, des Lefebvre, des Nocret, des Gafard; enfin de simples domestiques, mais qui suivent l'armée d'Italie, ou
1. Saint-Simon, éd. Boislisle, XII, 41. — Saint-Simon confond 'Tailleurs le comte Joachim avec son cousin, le lils .le l'ancien ministre et qui avait à la cour la charge de maître de la garde-robe.