‹ Les nouvellistesChapitre 54 sur 139 · Berthaud, Ville de Paris en vers burlesques, p · texte numérisé non relu

Berthaud, Ville de Paris en vers burlesques, p

publiant en 1630 sa pastorale, Philinte ou l'Amour contraire, dit, dans ses pages liminaires, qu'il ne fera pas d'argument, vu le peu de curiosité que beaucoup de personnes ont d'acheter un livre. « après que tout un malin, ou une après-dînée, ils en ont lu l'argument sur la boutique d'un libraire qui leur apprend pour rien ce qu'ils ne sauraient que pour de l'argent ». C'était de dix heures du matin à une heure de l'après-midi, que nos discoureurs se réunissaient dans la Galerie.

D'un murmure confus l'air devient agité Tant on parle en ce temps avec rapidité '.

Dans la dernière moitié du xvue siècle, les nouvellistes du Palais tinrent sans conteste le premier rang parmi les informateurs de Paris, et même de toute la France: car c'était à leur bureau que venaient se renseigner ceux qui entretenaient des correspondances en province. Le Mercure les appelle alors ces « allâmes de nouvelles », ces « affiches parlantes », ces « trompettes de tout ce qui se passe de nouveau », ces « suppôts de la renommée dont le bruit se l'ail partout entendre 2 ». De ce lieu, dit Fauteur des Nouvelles nouvelles, viennent toutes les opinions des bourgeois 3.

C'est précisément des nouvellistes réunis dans la Galerie du Palais que parle, en 1690, Du Camp d'Orgas :

Vous venez en ce lieu mille esprits différents Tâcher de pénétrer dans le conseil des grands.

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