Caraecioli, Paris métropole il'' l'Univers, p
d'homme de lettres l'y l'ait admettre dans « un des plus fameux bureaux de nouvellistes ». Il en rapporte des vers, une lettre d'Orient, des histoires de province.
Au témoignage de Vizé, les plus grands seigneurs de son temps y fréquentaient.
« Plusieurs nouvellistes, lisons-nous dans le Mercure de juillet lli73 \ qui s'étaient rencontrés dans la rue Saint-Honoré, entrèrent ensemble dans le jardin où ils s'assemblaient ordinairement, et s'étant joints à quantité d'autres qui y étaient déjà arrivés, et qui avaient ouvert le bureau, formèrent un peloton considérable et commencèrent leur conversation par les particularités de la prise de Grave, dont le Nouvelliste voyageur nous parla en ces termes :
« — Grave, nous dit-il, est une ville située.... » Cependant que d'un autre groupe parlaient, en fusées, des éclats de rire. De jeunes muguets bavardaient d'un ton vif et enjoué avec de jeunes femmes toutes couvertes de rubans, de dentelles, de chenilles de soie, de « neige » légère et de mousseline où brillaient les chamarrures de leurs corsages aux boutons émaillés. Acasle et Clitandre ont de petits chapeaux sur leurs perruques blondes; mais ils ont des collets énormes qui leur tombent jusque sur le nombril, leurs hauts-de- chausses amples et plissés semblent des cotillons, et sur leurs souliers s'étalent de larges rubans couleur de feu, qu'ils ont peur de froissera chaque pas, ce qui les l'ail
Marcher écarquillés ainsi que des volants.