‹ Les nuits d'Espagne operacomique en deux actesChapitre 5 sur 57 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

INÉSILLE, baissant ta vois.

Et vous ne l’avez pas revu?

CARMEN

Mon Dieu, non ! Qui sait seulement s’il pense à moi!

INÉSILLE.

Et de dépit vous allez en épouser un autre?

CARMEN

Moi, Inésille... je ne serai jamais la femme de Gil Nunez. Tu ne me connais pas ! j’ai du caractère, de la volonté ! Et plutôt que de céder, jè...

INÉSILLE.

Eh bien?...

CARMEN

Je ne sais pas ce que je ferais!

INÉSILLE.

A votre place, moi,.senora, je le saurais bien! '

Et que ferais-tu? *

INÉSILLE.

D'abord, je voudrais revoir mon amoureux,

CARMEN

Comment?

inésille. I-

Ceci regarde maître Scipion.

CARMEN. •. -

Maître Scipion!

j / , j . INÉSILLE. , .

Un brave garçon de ma connaissance, senora, adroit, courageux, alerte, faisant vingt métiers, un jour batelier, un autre jour picador, muletier au besoin, pécheur dans l’occasion, et contrebandier... toujours! ce qui lui donne ses grandes entrées dans la forteresse de Gibraltar, auprès des officiers à qui il vend des gants,*et du champagne de contrebande. Au demeurant* le plus honnête garçon du monde', Et comme il lui arrive quelquefois de rôder ajjtour du logis, et que je puis le voir d’un instant à l’autre... Si la senora y consentait, je...

MORETO, dans la coulisse. t

Inésille!

CARMEN

Âbï... c'est mon tuteur qui t’appelle!... je te laisse aVec lui. Nous recauserons de tout cela plus tard, chut! (Elle son.)

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