‹ Les nuits d'hiver poésies complètes Henri MurgerChapitre 3 sur 43 · OPHÉLIA · texte numérisé non relu

OPHÉLIA

Sur un lit de sable, entre les roseaux.

Le flot nonchalant murmure une gamme, Et dans sa lolie, étant toiigours femme.

L'enfant se pencha sur les claires eaux*

Sur les claires eaux tandis qu'elle peuche Son paie visage et le trouve beau, Elle voit flotter au courant de Teau Une herbe marine, à fleur jaune et blanche.

LES r^UITS D'HIVER.

Dans ses longs cheveux elle met la fleur.

Et dans sa folie» étant tovgours femme, A ce ruisseau clair, qui chante une gamme, L^enfant mire encor sa fraîche pfileur.

Une fleur du ciel, une étoile blonde

Au front de la nuit tout à coup brilla.

Et, coquette aussi comme Ophélia, Mirait sa pftleur au cristal de Tonde.

La folle aperçoit au milieu de Teau L'étoile reluire ainsi qu'une flamme.

Et dans sa folie, étant tovgours femme.

Elle veut avoir ce byou nouveau.

Bile étend la main pour cueillir Tétoile Qui rature au loin par son reflet d'or.

LES AMOUREUX

Hais rétoile fuit; elle avance encor : :

Un soir, sur la rive on trouve son voile.

Sa tombe est au bord de ces claires eaux,

Où» la nuit, Stella vint mirer sa flamme, £t le ruisseau clair, qui chante une gamme.

Roule vers le fleuve entre les roseaux.

r ' r r f r r Ir r r r r r

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