‹ Les nuits d'hiver poésies complètes Henri MurgerChapitre 9 sur 43 · LÀ MENTEUSE · texte numérisé non relu

LÀ MENTEUSE

— - Où courez-vous, ma belle enfant,

Seule, à cette heure, dans la plaine, Pied leste et le cœur palpitant, Si loin, si tard, qui vous entraîne?

Où courez-vous, ma beile enfant?

— Ohl laissez-moi, ma mère pleure.

Car mon petit Mre est perdu; Nous rappelons depuis une heure.

Ët récho seul a répondu.

Ohl laissez-moi, ma mère pleure!

— Pour chercher Tenfant égaré Ëst-il besoio d'avoir, mignoone,

* Fleur au corset, bijou doré, Fin soulier, dentelle et couronne.

Pour chercher Tenfant égaré?,

— Bfa grande sœur est mariée.

Je vais la rejoindre au festin, Ët du bai, où je suis priée, Tentends d*ici le tambourin.

Ma grande sœur est mariée!

— De son frais bouquet nuptiat Depuis huit jours ta sœur aînée

A paré son sein virginal.

CHANSONS RUSTIQUES

Et déjà la fleur est fanée De son frais bouquet nuptial.

— Je vais là-bas, sous les Tieux chênes, Làr-bas, rejoindre mon amant.

11 m'épouse aux feuilles prochaines.

Ne le dites pas à maman;

Je vais là-bas, sous les vieux chénesl

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