LE CODE PRUSSIEN
— Vous me demandez pourquoi je bals ma femme; et je vous dirai que c'est parce qu'elle ne veut pas être maîtresse au logis.
—Tu as eu le bonheur de trouver une femme qui ne veut pas être la maîtresse ?. . .
— xon, Monseigneur, Madame ne veut pas être la maîtresse, elle veut être le maître !
COLLÈ.
Les cris aigus d'une femme annonçaient clairement qu'on discutait sur l'article de ofjicîisj entre l'épouse et le père de famille.
lZi8 NUITS DE BERLIN.
Des scènes de cette espèce devaient être habituelles entre eux, car aucun locataire n'y prenait garde, et aucun voisin n'y faisait la moindre attention.
C'était au rez-de-chaussée , et un des contrevents était ouvert d'une manière si provoquante, que je succombai à la tentation de monter sur une borne et de jeter un coup-d'œil dans le sanctuaire du bonheur conjugal.
Jugez quelle fut ma siu'prise en apercevant au milieu de la chambre un gros homme en longue robe de cliambre à la varsovieîine et à grandes fleurs, qui tenait à la main droite un nerf de bœuf, et de la gauche une feuille de papier qu'il touchait de temps en temps avec le bout de son instrument de correction. Devant lui se trouvait une femme dont l'œil étincelait de colère; mais on vovait qu'elle était retenue par la crainte, et qu'elle n'osait satisfaire son ardente envie de proférer des malédictions.
L'homme en varsovienne apostrophait cette