HENRI, RONCEVAUX
Roncevaux.—Æh bien, frère, tu ne voles pas dans mes bras ?
HeNRI.—Il te faut de l’argent, sans doute ; tu en auras, je ten ferai parvenir.
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RONcEvAUX. — Ah! oui, à propos, parlons
d'argent. Tu ne sais pas? Depuis ques
années, j'ai fait des progrès étonnants dans les mystères de la roulette. D'un bout de l’Allemagne à l’autre on m’e proclamé docteur en lantique du tapis vert, la langue du jeu. Je l’enseigne à tous les fils de famille à Brunswick. J'ai eu l'honneur de l'expliquer même à des têtes couronnées.
HENRI.—Finissons-en. (Z{ s'éloigne et va s’appuyer contre la balustrade.) RONCEVAUX. — Que veux-tu, tel que tu me vois, j'ai un rêve ! Oui, je voudrais en mourant laisser quelque fortune à ton cher petit Robert.
qu'en as-tu fait ?... parle.
RoncEvAUXx.-— Robert? je compte bien en ( faire un galant homme ! Tiens, il n’est pas plus #
haut que cela et il roue déjà de coups son laquais, car je lui ai donné un laquais. Ah!
dame, tant pis, nous faisons des folies !.….
… HENRI. — Sait-il au moins que je suis son père ? :
Roncevaux.— Comment... Me crois-tu assez niais pour arrêter ma vengeance en si beau chemin? Non, non... Du jour où Hortense de Flavignan, rejetant mon amour, te prit pour époux ; du jour où Georges de Flavignan, aujourd’hui le brillant colonel, foulant aux pieds sa parole donnée, me refusa la main de sa sœur, j'ai juré
une haine implacable, à toi d’abord, à tes enfants, et à cet orgueilleux comte de Flavignan qui me traita avec tant de mépris. Ma vengeance ne fait que commencer ; j’ai enlevé ton premier
enfant qque t {moura Am'a-t-0 Adais pe gue verte. On appelle ainsi la langue cabalis- {
À lon.) e Bade et de !
Ad'hui,
{d'Amé 4 que tu Ate fait A prix, € HENRI.—Robert... mon fils, mon enfant.