‹ Les nuits de la Seine [microforme]Chapitre 2 sur 87 · ANTOINE, FRANCOIS · texte numérisé non relu

ANTOINE, FRANCOIS

ANTOINE (entrant par la gauche, les yeux fixés sur la chambre). — Allons! voilà le petit Lucien qui dort ! Il faut que j'aille prévenir monsieur, afin qu’on ne vienne pas le déranger.

François (& droite, occupé à tailler les fleurs des jardinières).—C'est donc vrai, monsieur Antoine, que M. le colonel de Flavignan s’en va

SE

ce matin à Paris et que M. Renaud l’accompagne ? Est-ce qu’ils en ont pour toute la journée ?

ANTOINE.—ÆEcoutez, monsieur François, vous êtes le jardinier de la maison ; il n’y a que huit jours tout au plus que M. de Flavignan, mon digne maître, a consenti, sur vos instances réité« rées, à vous prendre à son servire...

FRANÇOIS (s’approchant d'Antoiræ).—Ah ! pour ça, oui tout de même, que c’est un digne maitre, M. de Flavignan... Mais, dites donc...

lautre,... comment donc qu’il s'appelle, M.

Henri ?.. Au fait. c'est aussi un M. de Flavignan, puisqu'il est le frère du brave colonel... un ami de l’empereur... aussi je suis heureux, allez, d’être entré dans une si honnête maison.

ANTOINE.—ÆEh bien! François, puisque vous êtes satisfait d'appartenir à mon maitre, il faut

ue je vous donne un bon conseil, que vous fie bien de suivre, si vous tenez à rester longtemps à son service.

FRançois.—Parlez, monsieur Antoine, parlez, je me sens porté à vous aimer, vous et l'excelent Renaud, le brigadier. En v'là un vaillant, cré nom! deux campagnes et déjà brigadier !

ANTOINE.—AÀ.vez-vous fini, François ?

François. = Hein ! Ah ! pardon, faites excuse, c'est vrai... vous étiez en train de me donner de bons avis. J’suis tout oreilles.

ANTOINE.—Vous saurez donc, mon ami, que dans cette maison, on n’aime pas les questionneurs.

FRANÇOIS.—Ah ! on n'aime pas les.

ANTOINE.—Vous avez dû remarquer que M.

le colonel et M. Henri vivent retirés du monde,

let quel À Paris, p

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