‹ Les nuits de la Seine [microforme]Chapitre 49 sur 87 · AU · texte numérisé non relu

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une qui est de poids, et quand on la vendra... Après ça, elle était peut-être achetée d'avance.

Joyeuse. — Et dire que je m'amuse en ce moment à le faire nommer député.

DEVILLIEU (à gauche sur le devant).—Prends garde ! tu vas lui faire donner tant de voix, tant de voix, qu’il n’y aura plus moyen de le faire taire.

JOYEUSE.—Bah ! nous lui fourrerons dans la bouche tout le foin qu’il a mis autrefois dans ses bottes.

DEVILLIEU.—Je commence à croire que c’est la renommée de Flavignan qui l’empêche de dormir.

MonTBar.—Flavignan ! voilà mon homme !.… comme il sait entrainer, émouvoir, convaincre, toucher !.…

DEvizuiE".— Toucher ! Laisse donc Bouvard entrer à la chambre, et je te parie que de Flavignan et de Bouvard, c’est encore Bouvard qui touchera le plus. Sois tranquille, il touchera beaucoup.

MACREUSE (qui est entré depuis un instant par le fond).—Allez, poussez, messieurs, ne vous gênez pas ; quant à moi, je suis l’ami de votre digne hôte et je m'en honore, attendu qu’il joi"t à toutes ses qualités d'homme politique, la gloire d’avoir inventé la plus belle maxime du siècle. Oui, messieurs, c’est monsieur Bouvard qui a dit: Il faut placer l’argent pour que l’argent vous place !

Tous (riant).—Bravo ! bravo !

Macreuse (à part, allant à droite).—Je voudrais bien voir Romany : je lui ai écrit de venir, mais je ne l'ai point encore aperçu.

JoyEusE.—Ah ! voici ce cher Bouvard.

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