LES MÊMES, BOUVARD, LUCIEN, PUIS ROMANY
Bouvarp.—Eh bien, messieurs, vous laissez froidir le café ? :
LuciEN (bas à Bouvard). — Monsieur, j'ai à vous parler.
BouvarD (même jeu).—Bien, tout-à-l’heure.
(Apercevant Macreuse) Ah ! le chevalier. (Bas.) Je suis bien aise de vous voir... (Haut.) Comment! vous n’êtes pas venu dîner! Au moins vous prenez le café avec nous? Où est donc Joyeuse ? Mais viens donc, Joyeuse, que je te présente à ce cher ami, monsieur de Puffères.
MAcREusE.—Oh ! mais nous avons déjà fait un peu connaissance.
Bouvarn.—Ah ! Est-ce qu'il vous a parlé de ses embarcations ? Oh ! c’est que sous prétexte qu’il descend de l’amiral de Joyeuse, sous Henri III, il ne rêve que navigation; seulement, n’ayant pas l'océan sous la main, il s’est emparé de la Seine.
Macreuse.—Ah! très bien, je comprends:
vous vous promenez dans de petits bateaux.
JoyEusE. — Pas si petits, monsieur; nous avons des canots, des yachts même... Le mien vient de Plymouth et m’a coûté deux cents louis... Ces messieurs ont tous leur équipage.
Devicieu.—Mais c’est fort à la mode.
BouvarD.—Il faut les voir là-dedans; ils sont faits comme des voleurs.
MacrEusE. — Hein !... (Se remettant.) Quelle singulière manie... (Apercevant Romany.) Ah ! voici Robert.
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Bouvarn.—Vous ne venez pas, chevalier ?
MaAcREuUSsE.—Je vous suis ; laissez-moi dire un mot à monsieur de Romany.
BouvarDp.—A votre aise, chevalier... Après, nous parlerons d'affaires !... (Aux Jeunes yens.) Venez, messieurs, venez. (/{s sortent par le fond.)