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Bouvarp.—Ah! ne craignez rien pour l’honneur de M. de Flavignan, il est en sûreté dans mes "nains.
LucteN.-\on Dieu !
Bouvanrp (s’asseyant).—Silence pour silence ; que notre grand orateur se taise et je me tairai. Que le fougueux publiciste, que notre brillant Démusthènes rentre dans la retraite, qu’il cesse d'interdire les approches du pouvoir aux vré 3 amis du pays, et cette arme que vous m'avez livrée, mon jeune ami, personne n'en fera usage, je vous le jure, personne.
Lucien.—Cette arme ! cette arme ! (Avec un soudain éclat.) Mais il en est d’autres avec lesquelles on tue, et je vous tuerai, entendez-vous cela ?.…
Bouvanp (se levant).—Ta, ta, ta ! avant d’être massacré, mon jeune ami, j'aurai bien le temps de faire publier votre recu. Je suis fournisseur de l’armée, nommé par le ministre ; en échange de ce contrat, j'ai donné une gratification de deux cent cinquante mille francs, ce qui sera prouvé par le papier où le secrétaire intime de M. de Flavignan reconnaît les avoir reçus au nom et par l’ordre du comte. Crime de concussion, article 177 du code pénal.
LuCIEN. — Assez ! assez! monsieur! Ah! ce n’est pas pussible, je rêve ! (// tombe assis, à droite.)
BOUVARD.=— Oui, c’est un rêve... et un rêve magnifique ? Vous vous perdez auprès du comte,
ue vous importe ! demain il ne sera plus rien, domain il rentre dans l’ombre, tandis que vous, vous voilà enrôlé parmi nous, vous êtes de nos amis, et grâce à nous, Lucien, vous marchez à
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la lumière, aux honneurs, aux emplois, à la fortune. Allez, ailez, nous savons protéger ceux qui nous servent... Voyons, revenez à vous!
réfléchissez, je vous laisse. A bientôt. (/{ sort.)
LoCIEN (foudroyé).-—-Ah ! ah! c’est trop, c’est trop, mon Dieu !