LA VILLA-POUSSIER
Une berge étroite. Les dernières clartés de la lune percent avec peine des nuées d'orage d'où s’échappent de temps à autre des éclairs muets. La rivière, semée d’ilots en cet endroit, dort sous les ombrages touffus des saules
et des coudraies ; de vieux troncs chauves et blanchis marquent les sinuosités de la rive qui court parallèlement à la scène. —A gauche, au fond, un retour del’eau forme une anse étroite abritée de ruseaux.—A droite, au premier plan, s'élève la maison de Poussier, construction fantastique, d’une architecture sans nom, à demi couverte, à demi close, mais ornée, à la face, d’un pied de capucines planté dans une terrine ébréchée, et dont les astragales grimpent coquettement le lorg des ais difformes et l'échafaudage du toit.—Au lever du rideau, Poussier sort de sa villa.