FLAVIGNAN, RENAUD, UN DOMESTIQUE
RENAUD (avec humeur).—Ah ça, mille mousquets, on ne pourra donc pas mettre la main sur votre monsieur Bouvard ?
LE DOMESTIQUE.—Pardon, monsieur, il serait certainement ici, si, à son retour ce soir, il n’eût reçu une lettre qui l’a forcé de ressortir sur-lechamp.
ReNauD.—Diable ! il se fait tard... Dites-moi, mon brave, êtes-vous sûr au moins qu’il rentrera cette nuit ?
LE DOMESTIQUE.—Je le crois, monsieur... il a donné des ordres dans ce sens.
RENAUD.—Ah ! (Désignant Flavignan.) Connaissez-vous monsieur
LE DOMESTIQUE (s’inclinant).—Monsieur est le comte de Flavignan.
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FLAVIGNAN.—Alors, vous saurez qu’une chose grave, urgente, m'appelle auprès de vo‘re maître et que cette affaire ne peut souffrir de retard. Vous me dites que, selon toute apparence, il rentrera cette nuit. C'est bien, nous l’attendrons.
LE DOMESTIQUE.— Comme il plaira à monsieur le comte.
FLAVIGNAN.—Vous pouvez vous retirer. (Le domestique sort par le fond à gauche.)