‹ Les nuits de ParisChapitre 9 sur 44 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

dans toutes nos batailles intestines, trouvant qu'il n'y avait jamais assez de sang, jamais assez de larmes 1

C'est le philosophe qui enlève au peuple malheureux son dernier espoir avec sa dernière croyance ; — le même philosophe qui abaisse devant le puissant la suprême barrière, qui brise le dcr nier frein et jette la bride sur le cou de la passion brutale.

Le philosophe hardi qui passe sa vie entière à braver le ciel, quitte à loucher la terre de son front livide d'épouvante, et à crier : Grâce ! grâce 1 grâce ! quand vient l'heure de la mort.

Pauvre Paris I pauvre beau Paris ! voilà donc les astres qui t\';clairent î

Le Meurtre impie et dénaturé, la Corruption infâme sous ses voiles d'or, le Sophisme déicide !

Heureusement qu'à tout prendre, ceci n'était qu'un rêve.

Je voudrais gager que ni le garde national établi, ni son épouse, ni aucun de ses quatorze enfants, — car il en a quatorze, et non pas huit, comme nous l'avions dit par suite d'une regretlable erreur, — je voudrais gager qu'aucun membre de cette famille intéressante n'a vu seulement le bout du nez d'un de mes génies.

Ces trois torches fantastiques n'existent pas le moins du monde.

Le faubourg Saint-Antoine est calme ; la Chaussée-d'Anlin est lionnète; l'Université n'adore ni Jupiter, ni Meicure, ni le diev r ^rveux des jardins.

Cependant les trois feux d'artifice s'étaient éteints. La foule babillarde et rieuse s'écoulait avec lenteur.

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