REVUE DE LA VIE
L'tojmïe ne pwt se. bien voir qu$ don»
Hipag^ que* lui réfléchit Je .passé. I«j*j; qu'U
e$t dans la chaleur de l^ctiqn , il ne peut juger sainement sp des gutaes, ni de lui-iaènje. Jjm préjuge te passions qu'excite la présence de? Qbj^fs qu'ij a en v^, aYfljglwJt samsou; rçai* lorsqu'il fsst de sang-froid , et q^U revient sjjr ce qnHl a fy& , alors il ept spectateur désiatgrpssé, il suffire la vérité : ceux qui étaient se* ^iv^x QnJt cessé fie l'être, et il peitf prçr PpRÇeF ftvec i^pr^Uté s«r toi-jnêroe et sur 1#> autres,
La sagesse es{ I e fruit, de F expérience ; l'expérience s'acquiert non p^s à farce d'ggir, ip^i? à force de réfléchir . sur ses ac^ons. Une yip active répand les semences de la sagesse» Iftfe ^e^i qui «e réfléffeit pqinl; , n'e*i repueiHe pçtjnj la ipojssp.^ ; il traîue le fardeau {tes années 9 perd $$ vie , et nç stq> e rÇ<H l qu'il a vieUft que pap ses inftrmités T pftrl^ ^te de son entrait 4e taptepe ,<çt par Je giéprisfîi* genre hiijaajiija. $k! qw^ bipn r<«te au ?ieiJLl$r4, s'4 «'* P?* AÇflim l'e&tiW? pudique? Avcw».
I 4o REVUE
Mon ami , nous sommes partis ensemble du même terme: séparés par les routes différentes que la fortune , plutôt que notre inclination , nous a fait prendre , nous avons parcouru notre carrière : maintenant nous approchons du but. Fatigués de notre long voyage, ne sentant plus l'aiguillon de l'ambition , à présent que la vitesse de nos esprits animaux s'est ralentie, nous n'aspirons qu'au repos. Dans cet état d'inaction et de loisir, il est utile, il est naturel de réfléchir sur le passé. Vois cette mer «rageuse dont les vagues s'élancent jusqu'aux nues. Vois la surface de ce lac tranquille , où la feuille légère repose immobile. L'une est l'image du midi de notre âge, et l'autre de la soirée paisible de notre vie. La jeunesse est la saison de l'action : la vieillesse est celle de la réflexion. L'homme est un être aussi changeant que ces insectes dont nous admirons les métamorphoses variées. Au matin de sa vie il rampe : bientôt il essaie ses forces , il voltige. Il vole à son midi : le soir , engourdi et glacé , il se traîne dans les coins obscurs , s'y cache et s'y assoupit ; ou , s'il s'éveille par intervalles, voyant le peu d'espace qui reste devant lui, ses regards se tournent d'eux-