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Petite épistaxis en faisant des efforts

8. — Epistaxis plus abondante, le malade reçoit deux œufs par jour.

11. — Le taux des urines est tombé à 1,500 grammes et 1,000 grammes depuis le A en raison d'une diarrhée assez intense.

12. — De 5 h. 1/2 à 6 h. 1/4 du matin, le malade est pris d’une épistaxis abondante.

Obs. IY. (Due à l’obligeance de M. le Dr Lippman). — Cholémie

familiale. — Nœvus aitèriél.

M. X. . . , 28 ans.

Antécédents héréditaires . — Mère cholémique, subictérique, neurasthénique et dyspeptique.

Antécédents cholèmiques. — Ictère à l’âge de 21 ans. Neurasthénie cholémique, dyspepsie hyperpeptique, foie un peu gros.

M. X. . . a le teint pâle et a le visage marqué de taches de rousseur. Il porte à la racine du nez, du côté droit, un nævus artériel petit, mais nettement étoilé, animé de battements, de couleur rouge, qui tranche sur le fond uniformément pâle du visage.

Le nævus semble congénital.

Obs. Y. — Cirrhose hépatique. — Tuberculose péritonéale à évolution aiguë. — Nœvi artériels.

H. Claude. Les nævi artériels de la face et des muqueuses et les maladies du foie. Société médicale des Hôpitaux , 6 février 1903 (Obs. 1).

D . ,52 ans, entre le 10 juillet 1902 à l’hôpital Laénnec, salle Legroux, n° 1.

Pas T antécédents éthyliques. — Douleurs au niveau du foie il y a 10 mois, dyspepsie. Régime lacté. Il y a 4 mois ascite brusquement développée en 8 jours. Troubles digestifs, épistaxis, dyspnée, constipation. Le malade s’alita et l’ascite diminua, mais reparut 8 jours avant l’entrée à l’hôpital.

18 juillet. — Ascite manifeste, circulation collatérale. Rate augmentée de volume ; respiration plus rude au sommet droit, amai-

grissement, température, 38°5 le matin, 39° le soir. Langue saburrale, rouge sur les bords. Urines rares, foncées, non albumineuses, pas de sucre, pigments biliaires.

Teinte subictérique des téguments et des muqueuses. Sur les membres supérieurs, on constate, au niveau des avant-bras, des taches d’un rouge vineux, entourées d’un réseau de capillaires dilatés et ramifiés en tête du méduse. Ces taches s’effacent en général à la pression, quelques-unes ne disparaissent pas complètement. Ce sont les télangiectasies bien connues dans les cirrhoses avec ascite. On en retrouve sur le front, le nez et sur les pommettes avec les mêmes caractères.

La lésion sur laquelle nous attirons l’attention est une petite nodosité du volume d’un grain de millet, Tégulièrement arrondie, d’une colaration rouge et légèrement violacée, entourée d’une auréole de capillaires sinueux et dilatés. Cette petite tumeur est située sur le rebord cartilagineux du pavillon de l’oreille droite, elle est nette, ment animée de battements ; elle fut excoriée il y a 15 jours et donna lieu à une hémorragie très abondante.

Sur la face dorsale de la main gauche, on trouve de même, au milieu d’une tache rouge vineux formée de capillaires ectasiés, une petite tumeur également saillante, mais moins développée que la précédente. Enfin, sur la partie droite du front, on constate la présence d’un troisième nævus rouge, saillant, auréolé, battant sous le doigt.

Sur le tronc et l’abdomen, on voit quelques petites taches rubis, plane, ne s'effaçant pas à la pression.

Les jours suivants, l’état de la malade s’aggrava peu à peu, on dut faire plusieurs ponctions qui évacuèrent un liquide de plus en plus louche et même hémorragique, contenant à côté de nombreux globules rouges des leucocytes avec prédominance de lymphocytes. Dans les premiers jours d’août, la cachexie était très prononcée, la température restait toujours élevée, la langue était desséchée ; la malade présentait une teinte subictérique ; le sérum sanguin et les urines contenaient des pigments biliaires.

Les petites tumeurs érectiles étaient plus saillantes ; certaines télangiectasies qui s’effaçaient primitivement à la pression, ne se

modifiaient plus sous le doigt. Sur là paroi postérieure du pharynx, sur les piliers et le voile du palais, on constatait de nombreuses arborisations vasculaires au milieu desquelles on distinguait de petits nodules îouge violacé plus saillants, bien limités. La pression artérielle était constamment au dessous de 1 2 centimètres.

La malade succomba le 1er septembre. Autopsie.

Obs. VI. — Cirrhose alcoolique et tuberculeuse. — Tuberculose

pulmonaire. — Nævi artériels.

(H/ Claude. Soc. méd. hôp ., 6 février 1903 (obs. II).

R..., 42 ans, ménagère, entrée le 22 août à l’hôpital Laënnec.

Mère morte d’une cirrhose du foie. Pleurésie droite il y a deux ans; excès alcooliques. Malade depuis le mois d’avril, fit un premier séjour à Laënnec à cette époque et fut soignée pour tuberculose pulmonaire. A commencé à présenter une teinte légèrement ictérique au mois de juin, puis constate une grande augmentation de volume du ventre, ressent des douleurs dans les reins ; la diarrhée, les épistaxis et les crachements de sang Pengagent à entrer à l’hôpital.

Symptômes constatés : Ascite légère, circulation collatérale, météorisme, ventre douloureux. Foie débordant les fausses côtes de trois travers de doigt. Rate grosse. Téguments et muqueuses légèrement ictériques.

Selles légèrement décolorées par moments. Urines foncées, ni sucre, ni albumine, pigments rouge brun, urobiline. Sur les téguments on constate quelques petits angiomes plans, rouge vif, au niveau du dos, de 1 abdomen et de la lace interne des cuisses.

Sur la partie gauche du front, on remarque la présence d’un petit nodule, de la grosseur d’un grain de chénevis, irrégulier, f ram boisé, rouge vineux. On en trouve un autre sur la joue à 3 centimètres au-dessous de l’œil droit. Ces petites saillies sont animées de battements nettement perceptibles au doigt et entourés d’une auréole de capillaires sinueux, dilatés et confluents. Pas de nævi ni de varicosités dans la bouche ou sur le pharynx.

Le sérum contenait des pigments biliaires.

Pendant les semaines qui suivirent, l’état de la malade s’améliora •

elle pnt quitter l’hôpital le 19 octobre Les petites tumeursdu front

et de la joue existaient toujours, mais les battements n’étaient nlus perceptibles. 1

<)BSJ ^I1- ~ Alcoolisme, cholémie, tuberculose pulmonaire,

nœvi artériels^

H. Claude. Soc. mcd. Hôp., 6 février 1903 (Obs. III).

^ ’ 41 ans’ blanchisseuse, salle Legroux, n° 17, hôpital

Laënnec. ^

Épistaxis fréquentes dans sa jeunesse ; phénomènes de dyspepsie acide, pituites, ballonnement du ventre, buveuse de vin. Tuberculose pulmonaire remontant à deux mois caractérisée par la dyspnée, a toux, 1 expectoration abondante, pîeurite, râles sous-crépitants et oroncho-egophome à la base du poumon droit. Bacilles de Koch dans les crachats. Craquements au sommet droit. Foie et rate difficiles a apprécier par suite du météorisme abdominal. Teinte subictenque des téguments, sérum sanguin fortement teinté, absorption très prononcée de toute la partie droite du spectre : Gmelin douteux. Rien d anormal dans les urines.

Sur le dos du nez, on constate de nombreuses arborisations vasculaires ainsi que sur les pommettes. Par places, ces varices capillaires sont confluentes et aboutissent à de petits nodules rougeâtres. Parmi ceux-ci, il faut signaler un nævus particulièrement saillant vers la pointe du nez, nettement arrondi, gros comme un grain de millet violacé, de consistance molle, dépressible. La saillie s’efface sous la pression du doigt, mais la coloration violacée persiste. Il n y avait pas de battements dans la première quinzaine d’août. On les a perçus plus tard. Sur le reste du dos du nez, il existe des telangiectasies rosées' disparaissant à la pression, mais plusieurs petits nodules peu saillants, violacés, persistent lorsque le doigt les comprime. Sur la joue, nombreuses varicosités ; un peu au-dessus de la lèvre, on note une saillie entourée d’une auréole de capillaires pressés les uns contre les autres et de coloration rosée. Cette saillie,

VINCENT. /

de coloration violacée, est nettement pulsatile- La pression du doigt ne la fait pas disparaître. D’autres petits nodules non pulsatiles entourés d’une auréole de capillaires se distinguent sur la face antérieure du poignet droit et le dos du pouce gauche. Sur 1 abdomen et le thorax enfin, on distingue de petits angiomes ou taches rubis, bien limités, sans auréole, et qui auraient toujours existé.

Obs. VII. — Alcoolisme, cholémie, nœvi artériels.

H. Claude. Soc. méd. des Bip., 6 fév. 1903 (Obs. IV). Due à l’obligeance de

M. P. Bloch, interne des hôpitaux.

R, . . , 43 ans, matelassière, hôpital Laënnec, salie Legroux, n° 2.

Symptômes d’alcoolisme chronique, épistaxis assez abondantes depuis deux mois. Douleurs dans la région du foie qui est gros. Rate assez grosse. Teinte subictérique des téguments. SéMum fortement teinté paraissant contenir des pigments biliaires au spectros-

coque. Urines normales. Rien au cœur ni aux poumons.

Présente depuis longtemps un purpura récidivant qui disparut parle repos; phénomènes nerveux paraissant relever d’une hystérie, peut-être d’origine toxique. Sur la lèvre supérieure, au-dessous de l’aile du nez, à droite, petite saillie de la grosseur d’un tout petit pois, entourée d’une zone de capillaires, dilatée, molle, dépressible, d’un rouge violacé, animée de battements. Cette saillie a appai u il y a 6 mois, a augmenté peu à peu de volume. La malade ayant accouché il y a 2 mois, une hémorragie abondante s est produite, qui s’est prolongée pendant 4 heures ; 1 hémorragie s est reproduite une dizaine de fois les jours suivants.

La malade n’a pu être suivie.

Obs. IX (Résumée).

(Léopold Lé vi. Contribution à l’étude du délire au cours des affections hépatiques. Arch. gén. de méd., fév. 1896).

Alcoolisme. Cirrhose atrophique. Tuberculose granuliqae des

séreuses . Délire à pathogènie complexe. Têlangiectasie cutanée . Pleurésie pseudo-lièmorragique. Tachycardie. Absence d'ascite.

Mme Eugénie L..., âgée de 58 ans, concierge, entre le 12 décembre 1895, salle Grisolle, lit n° 1, dans le service du Dr Hanot.

18 décembre i895. — La malade paraît accablée. Elle se remue difficilement dans son lit.

Le visage est couperosé et présente sur le front et le menton des plaques de coloration rouge, légèrement oscillantes et squameuses, siège d'un léger prurit. Les pommettes sont le siège de varicosités très apparentes sur la face dorsale de la main droite, on remarque sur la ligne médiane, à la hauteur des articulations carpo-métacarpiennes, une tache de couleur rouge vineux, figurant une lame longue d’environ 5 millimètres, large de 1/2 millimètre, de laquelle partent en divergeant et en se ramifiant des arborisations. Dans son ensemble, la tache a l’étendue d'une pièce de 50 centimes. Elle pâlit et s’efface momentanément sous la pression pour reparaître aussitôt après.

La tension artérielle est de 15 centimètres.

A l’autopsie, l’angiome signalé au niveau de la main a disparu.

Übs. X (Personnelle). — Nœvus artériel. — Paludisme. — Gros

foie.

Enfant H..., âgé de 8 ans, à Courd... (S.-et-O.). Cet enfant qui porte un nævus artériel des plus caractérisés à la racine du nez, nævus congénital, est atteint de paludisme qui se manifeste à intervalles éloignés par des accès fébriles, avec état digestif très accusé, gros foie , grosse rate , tous phénomènes qui disparaissent promptement sous l’influence de la quinine. Le nævus artériel est particulièrement apparent au moment des accès.

Obs. XI (Personnelle). — Ictère. — Albuminurie puerpérale.

R..., Henriette, âgée de 23 ans. Entrée le 5 av.ril 1904, à l’infirmerie de la Maison départementale de Nanterre. Chirurgie femmes (accouchement).

Antécédents héréditaires. — Père mort d’accident. Mère bien portante âgée de 44 ans.

Antécédents personnels. — Nés à terme, élevée au sein par sa mère.

A 4 ans, fièvre typhoïde.

A 13 ans, au moment de sa formation, attaque de rhumatisme articulaire aigu.

A 13 ans, premières règles ; depuis, toujours mal régléê, abondamment mais sans régularité.

A 19 ans, seconde attaque de rhumatismes, séjour de 1 mois à la Pitié.

A 20 ans, entre à l’Hôtel-Dieu pour accoucher. A son entrée on constate la présence d’albumine dans l’urine. Accouchement normal, enfant à terme. Pendant 11 jours, Henriette R... est mise au régime lacté absolu et sort au bout de ce temps n’ayant plus d’albumine. A nourri son enfant pendant deux ans. Quoique relativement bien portante, Henriette R... se plaint depuis longtemps déjà de troubles digestifs, pesanteurs stomacale, digestions pénibles, maux de tête, épistaxis fréquentes.

Entre le 5 avril 1904 à l’infirmerie de la Maison départementale pour accoucher. Accouchement normal d’une fille à terme, bien portante.

Depuis son accouchement, R... a de l’albumine dans l’urine en quantité très notable. Régime lacté.

16 avril. — La malade se plaint de douleurs abdominales, de malaise, de troubles digestifs.

Elle a la langue saburrale. A la palpation on trouve son ventre sensible dans toute son étendue avec résistance musculaire. Au niveau de l’utérus, la douleur n’est pas plus accusée. D’ailleurs, l’utérus est parfaitement revenu et dépasse peu la symphyse pubienne ; il n’y a plus d’écoulement vaginal si ce n’est un léger suintement sanguin sans odeur.

Au niveau de l’hypochondre droit se trouve un point particulièrement douloureux, spontanément et accentué par la pression. A la percussion, sur la ligne mamelonnaire, on trouve une matité hépatique de 12 centimètres environ.

Le 10 avril notre attention avait été attirée, alors que R... ne se plaignait d’aucun trouble, par deux: petites taches vasculaires situées à la face, l’une à droite à environ 2 centimètres au dessous de l’angle externe de l’œil, l’autre à gauche à 3 centimètres au dessous de l’angle externe de l’œil. Interrogée à ce sujet, R. . . ne se rappelait pas avoir jamais remarqué ces taches.

Elles sont aujourd'hui beaucoup plus accentuées et offrent tous les caractères des nævi artériels : élevure centrale ou plutôt point central d’un rouge violacé, et nombreuses angiectasies radiées d’un rouge plus vif.

Le plus volumineux de ces nævi est animé de battements. La face de la malade est rouge et examinée de près se montre sillonnée de dilatations capillaires.

Température normale. Pouls : 76, régulier, petit et mou.

Urines de 24 heures : HOO grammes ; troubles, foncées. L’examen des urines révèle la présence d’albumine en assez grande quantité et donne une réaction de Gmelin très légère quoique perceptible.

18 avril. — La malade présente une teinte subictérique des conjonctives et de la face inférieure de la langue. L’état général est sensiblement le même.

Urines : 1200 grammes, mêmes réactions que précédemment ; température normale.

Du 18 au 22. — L’état reste le même quoique les phénomènes douloureux s’amendent peu à peu. Les urines oscillent comme quantité entre un litre et 1300 grammes.

22 avril. — Il se produit une amélioration sensible, la langue se nettoie, la douleur disparait complètement et les urines montent comme quantité à 2 litres 1/2, beaucoup plus claires et limpides. Réaction de Gmelin. Les étoiles vasculaires de la face se sont atténuées considérablement.

Pendant 3 jours les urines des 24 heures restent comme quantité à 2 litres 1/4, 2 litres 1/2, puis reviennent à une moyenne de 1500 grammes.

Nous avons revu plus tard cette malade tout à fait rétablie. A fa place qu’occupaient précédemment ses nævi, il ne restait comme

traces qu'une petite rougeur invisible pour un observateur non prévenu. 11 est probable qu’une nouvelle poussée toxi-infectieuse remettrait en évidence ces nævi momentanément éteints.

Obs. XK (personnelle). — Néphrite chronique. — Cholémie. —

Nœvus artèiiel.

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