‹ Les Oblats de Marie Immaculée durant le premier siècle de leur existence (volume 2)Chapitre 17 sur 81 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Québec

L'éelise Saint-Sauveur.

Se promenant, un jour, dans sa ville épiscopale, en compagnie de Mgr Taché, l'archevêque de Québec lui dit, en lui montrant un éditîce en construction :

— Voici l'église que je réserve à vos Pères. Quand elle sera terminée, et que je pourrai aussi leur donner une maison d'habitation convenable, je les y appellerai. Depuis plusieurs années, les Oblats se dévouent au Saguenay, chez les Montagnais et le long des rives du Saint-Laurent jusqu'au Labrador, où ils ont rendu des services immenses. Il est juste que je les établisse également près de moi, pour leur témoigner ma reconnaissance, et leur fournir le moyen de faire encore plus de bien à mes ouailles.

Ces paroles étaient prononcées par Mgr Tiu'geon, dans la première semaine du mois de mai 1852.

L'église, dont il s'agissait, était celle de Saint-Sauveur, aux vastes dimensions, située dans le faubourg Saint-Roch et destinée à une population de six mille âmes, qui augmenta très notablement, et maintenant est presque triplée.

En octobre 1853, les Oblats prirent possession de l'église. Elle était loin d'être achevée, n'ayant que les quatre murs et le toit. Ils la terminèrent, l'ornèrent, avec goût, de peintures, statues, candélabres, meublèrent la sacristie, et la pourvurent amplement de vêtements sacrés. Nous dirons, plus tard, comment ils eurent à la rebâtir de fond en comble, quand un incendie dévora, en 1866, plus de deux mille maisons du faubourg Saint -Roeh, et, s'étant propagé rapidement jusqu'à elle, la détruisit entièrement. Après cet épouvantable désastre, ils la reconstruisirent sur un })lan beaucoup plus grandiose, Dieu sait au prix de quelles peines et de quelle infatigable constance, alors que le feu avait laissé quinze mille personnes sans abri.

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