‹ Les Oblats de Marie Immaculée durant le premier siècle de leur existence (volume 5)Chapitre 27 sur 49 · s.^ÉH · texte numérisé non relu

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Saint-Ulrich.

Résidence des Pères.

des Loges, grâce à l'influence qu'il exerçait sur le général de Manteuffel, obtint, pour l'établissement des Oblats à Saint-Ulrich, l'autorisation officielle.

Ils s'y installèrent, le 15 novembre 1880.

T^ésurrection du pèlerinage el travaux apostoliques.

L'ouvrage ne manquait pas, sous tous rapports.

Au point de vue matériel, d'abord, les Oblats opérèrent d'heureuses améliorations. Ilsrestaurèrent les murs de la construction, qui, abandonnée depuis longtemps, présentait le spectacle du délabrement le plus complet. Puis, ils embellirent la chapelle, y érigèrent des autels, des confessionnaux, un chemin de croix, etc..

SAINT-ULKICH (aLSACE-LORRAIXE)

Simultanément, ils s'occupaient du temple spirituel, en convoquant les pèlerins, qui, sûrs maintenant de trouver des confesseurs, reprirent le chemin du sanctuaire. Les groupes arrivaient, chaque jour, de plus en plus nombreux. Mais, en certaines circonstances surtout, comme les lundis de PcUpies et de la Pentecôte, le 4 juillet, fête de saint Ulrich, et le 16 juillet, fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, ils accouraient en foule, et on les comptait par milliers.

Saint-Ulrich.

Allée conduisant à la résidence des Pères.

La chapelle étant trop petite, alors, la grand'messe se célébrait en plein air. Au fond d'une belle allée de marronniers, les Pères dressaient, sous une tente, un reposoir aussi grandiose que possible. Les branches des arbres formaient une voûte majestueuse, au-dessus des assistants, qui gardaient de ces réunions émouvantes un impérissable souvenir. Ils ne s'éloignaient de ces lieux bénis qu'avec le désir d'y retourner.

Dans le diocèse et les régions circonvoisines, l'apostolat des Pères n'était pas moins actif : missions ; adorations perpétuelles ; retraites de séminaires, de pensionnats, de collèges, d'orphelinats, de patronages d'ou\Tiers, de congrégations, de communautés religieuses ; octaves des morts, triduums, etc., etc. Ils étaient prcs(pic constamment sur la brèche.

Les prédications que les Oblats donnèrent si souvent, à l'oecasion de l'Adoration du Saint-Sacrement, méritent une mention spéciale. Ces solennités des Quarante-Heures duraient bien réellement trois jours. Elles ne revenaient, pour chaque paroisse, que tous les cinq ou six ans ; mais elles revêtaient, alors, un caractère d'incomparable splendeur. C'étaient des fêtes chômées pour la paroisse, car tout travail était suspendu ; et, comme les curés les faisaient précéder d'une retraite préparatoire d'une semaine, elles équivalaient à une petite mission. C'était pour la paroisse une occasion de rénovation spirituelle. Tous les habitants, en général, se confessaient et communiaient.

Sous le rapport de l'apostolat, en allemand et en français, le sanctuaire de Saint-Ulrich offrait un vaste champ d'action. Situé dans le diocèse de Metz, il se trouvait au seuil des importants diocèses de Strasbourg et de Nancy, tout proche également du Palatinat et de la Prusse rhénane.

Hiver comme été, printemps comme automne, les Pères étaient constamment en course. Labeur écrasant, mais plein d'ineffables consolations.

Chassés de leur patrie par les décrets d'expulsion, les Oblats allaient ainsi, sur toutes les routes où la persécution les poussait, répandre la bonne semence et travailler pour la gloire de Dieu, le salut des âmes... et l'honneur de la France.

Parmi les i^remiers, envoyés à Saint-Ulrich, signalons les Pères Bach, Dru, Mauss, Léglise, Belner, Henn et Hess. Avec eux, leur rendant les plus grands services pour la partie matérielle, se dévouèrent les Frères convers Dreyer, Kieger, Schmalz et Spat.

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