ROMANS
l'entendre encore. Dans certains couvents ou pensionnats, par exemple à la Visitation de Romans et à Valence, on le redemanda jusqu'à six ou sept fois de suite. Il ne savait pas refuser. A l'encontre de l'adage assiieta vilesciint, ses auditeurs ou auditrices l'écoutaient toujours avec un nouveau plaisir, et toujours aussi avec profit. Jamais il ne se répétait.
Cette variété suppose une rare facilité de composition. Esprit très fin, il observait les moindres choses, tirant parti de tout avec un à-propos merveilleux.
§ 4 "Les missions de la Drame.
Les confrères du P. Cumin, les Pères Chavart, Eymère, etc., étaient, comme lui, constamment sur la brèche.
Parmi les paroisses évangélisées, citons : Bourg-lès-Valence, Saint- Jean-de-Valence, Bourg-du-Péag-e, Grâne, Montmeyran, Dieulefit, Anneyron, Andancette, Peyrins, Livron, Saint-Jean-en-Royans, Montélimart, Clérieux, Rochegude, Marsanne, Rochefort-Samson, Clavaison, Valaury, etc., etc.
Beaucoup de ces paroisses sont importantes. Plusieurs avaient une population mixte comprenant le tiers, parfois même la moitié de protestants. D'autres étaient profondément indifférentes, quelquefois même hostiles à la religion, et s'étaient signalées par des scènes de graves désordres, pendant la révolution de 1848.
Partout, néanmoins, les conversions furent nombreuses. Dans la plupart, l'élan fut admirable. Quatre et cinq confesseurs ne suffisaient pas au travail du jour et de la nuit, commençant à cinq heures du matin et continuant jusqu'à onze heures du soir. Les communions générales d'hommes et de femmes dépassèrent tout ce qu'on aurait pu espérer.
— Mgr l'évêque de Valence est très satisfait, écrivait le P. Cumin. De tout que Dieu soit mille et mille fois béni !