‹ Les Obsessions Dans Les Psychonévroses: Étude Psycho-CliniqueChapitre 25 sur 32 · HO · texte numérisé non relu

HO

L'aboulie, qui est un symptôme très fréquent dans les. maladies nerveuses, revêt chez les hystériques des caractères

très particuliers. Elle porte principalement sur les actes nou-.

veaux, alors que les actes anciens sont assez bien exécutés,

De RE ARE RMES AT

grâce, sans doute, à l'habitude qui les à rendus automati-.

ques. L’altération semble donc porter encore sur une synthèse : actuelle, qui doit se faire à chaque instant de l'existence et

qui consiste « à assimiler des actions nouvelles à la person-.

nalité ancienne ».

Lies

La distraction, la diminulion de la synthèse mentale et la

suggestibilité. favorisent la production de pensées involontai-

res conscientes ou subconscientes. Si ces idées prennent de.

l'importance, elles peuvent arriver à se développer et à for- | mer des systèmes complexes qui peuv ent se reproduire aulo-. matiquement, en dehors de la volonté et de la perception du. sujet, Ce sont des idées fixes. Ces idées étrangères au Moi, le plus souvent subconscientes, jouent un rôle important dans | tous les accidents hystériques, bien qu'elles soient mécon-

nues par le sujet.

Ces idées fixes polygonales se relrouvent sous divers symptômes de l’hyslérie. Elles expliquent certaines Aypéres-

thésies qui sont dues bien souvent à des idées réveillées par

association, à propos d’un contact quelconque, et qui produisent une angoisse générale plulôt qu'une douleur bien localisée.

Elles expliquent des vies, des mouvements choréiques, des tremblements, quine sont que des mauvaises habitudes prises sous l'influence d'une idée fixe.

Elles font comprendre le mécanisme de certaines paralysies, de certaines contractures dans lesquelles une émotion, un traumatisme, un shock, ont provoqué une idée fixe consciente ou subconsciente, cause profonde de tout le mal. Les allaques, le somnambulisme, le vigilambulisme, les

> — 117 — ‘délires, etc., sont encore sous la dépendance de l'idée fixe ; de même que la plupart des obsessions.

La forme la plus simple d'obsession hystérique est celle qui a pour origine une énotion intense. L'émotion produit chez le sujet prédisposé un tel bouleversement, qu'il suffira de la rappeler par un moyen quelconque pour déterminer un élat analogue au premier. Une scène sensationnelle, une image impressionnante sont capables, si elles sont rappelées, de provoquer des obsessions se répétant fréquemment. Ces images complexes sont formées d'une multitude de sensa- Lions olfactives, visuelles, auditives, etc., constituant un système fortement coordonné. Si l’on vient à en évoquer une, par hasard, toutes les autres se produisent simultanément. Ce système au lieu de se détruire au bout de très peu de temps, comme chez l’homme normal, persiste longtemps encore chez les hystériques, dont le terrain psychologique a pu être comparée avec juste raison : « à une pâte molle conservant profondément les empreintes ». Ces images s’organisent, deviennent automatiques et se succèdent toujours dans Je même ordre, sans présenter aucune modification, aucune altténuation sensible pendant de longues années. | Une hystérique, par exemple, a un voisin qui se suicide d’un coup de révolver. Elle entend la détonation et se joint à ceux qui veulent essayer de lui porter secours. Elle le voit gisant au pied du lit, l’arme à la main, la tempe trouée et noircie d'où suinte un filet de sang qui a fait, en se répandant, une large flaque sur le parquet. Très impressionnée par celle scène tragique elle à une crise. Depuis lors, chaque fois qu'elle voit quelques gouttes de sang par lerre ou une arme à feu, elle a pendant quelque temps la terrifiante vision de la chambre ensanglantée du voisin, Cette obsession se

IS iREeS

présente avec des caractères nettement halluematoires. Dans

le début même elle pouvait provoquer de petites crises.

Comme on le voit par cel exemple banal, l’idée obsédante revêt chez les hystériques des caractères très différents de.

ceux que nous sommes habitués à voir chez les neurasthéniques et les pychasthéniques. Elle est occasionnée par une idée venue du dehors, mais une idée exogène, comme disent

les phychologues, qui s'est en quelque sorte imposée au sujet

et dont le souvenir provoque des obsessions hallucinatoires. Chez l'homme normal, les phénomènes subconscients ou polygonaux exercent une action réelle sur les phénomènes

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conscients. « Les deux psychismes peuvent réagir l’un sur

l’autre », comme dit le professeur Grasset. Chez les hystériques, l'influence du subconscient a une importance beau-

coup plus grande el fait sentir plus nettement encore son.

action. Il est favorisé par la distraction pathologique de

ces malades et leur faiblesse de synthèse. 5 Tous les auteurs ont remarqué chez les hystériques des

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alternatives de tristesse et de gaieté, venant en apparence

sans raison etnes expliquant même pas par une impression ï

actuelle et fugace. Cela vient de ce que chez elles, le raisonnement, l association des idées, la mémoire inconsciente travaillent sans cesse sur des excitations percues conseiemment

ou non, mais sorties de la mémoire consciente. Il est très -

difficile de reconstiluer chez elles la suite d’un raisonnement, celui-ci s'étant fait en grande partie en dehors de la con-

science » (1). Nous pouvons appliquer ces remarques aux :

obsessions.

Chez les hystériques, des phénomènes polygonaux peuvent provoquer dans la pensée consciente des émotions, des ima-

cs

(1) Laurent : Des états seconds, variation pathologique du champ de la conscience. » Th. 1899, p. 155,

ges variées qui s'organisent et deviennent par leur répétition des obsessions véritables pouvant surgir spontanément.

Lorsqu'on donne à l'hystérique, pendant l'état somnambulique, une suggestion, revenue à l’état normal, elle semble n'en avoir gardé aucun souvenir. Cependant, au moment de l'exéculer, elle éprouve une sorte de tendance involontaire à l’accomplir malgré elle, qu'elle ne peut expliquer. Elle se sent poussée à Ja faire « sans en avoir envie», et si elle Fexécute se sera inconsciemment et contre son désir, elle le regrette aussitôt après. D'autres fois, lorsque l'acte suggéré est décidément en trop grande contradiction avec la nature du sujet, celui-ci ne l'accomplit pas, mais il éprouve alors de violentes impulsions à le réaliser.

Charcot avait suggéré à une femme hystérique, pendant son sommeil, l’idée de frapper son enfant à une heure déterminée. Malgré l'ordre formel qui lui avait été donné, cette malade n'est jamais arrivée à lever la main sur son enfant ; mais à l'heure dite, lorsqu'elle s'approchait de lui, elle esquissait des mouvements brusques et désordonnés, traduisant une sorle de lutte qui se livrait en elle. Pendant plusieurs jours de suite elle eut ainsi de violentes impulsions, contre lesquelles elle résistait et qui se terminaient en général par une véritable atlaque d'hystérie.

Ces quelques observations vont nous aider à interpréter des cas plus complexes où l'obsession paraît nettement dériver d’une idée swbconsciente, complètement ignorée par le sujet. Cette idée peut naïtre soit pendant le somnambulisme naturel, soit pendant les attaques ou les rêves, soit enfin comme des idées qui ont été d’abord conscientes, puis dui ont éts oubliées comme telles.

Pendant les altaques, surtout les attaques à forme extatique, les malades ne reslent pas sans conscience, sans idées. Ils sont accaparés le plus souvent par une idée fixe qui les

absorbe tout entiers. Celte idée fixe peut présenter des formes

très variables. Ce sont le plus souvent des images halluci-

natoirés. Ils voient se dérouler devant eux une scène, tou-

jours la même, agréable ou terrifiante (hallucination visuelle),

ils entendent des voix extérieures ou intérieures (hallucina-

lions auditives) ; enfin d'autres parlent leur rêve et le racon-

tent à haute voix. Enfin des images peuvent se juxtaposer,

se compléter mutuellement. C'est ainsi que Justine, une malade de Janet, qui est obsédée par l’idée fixe du choléra, voit devant elle un cadavre d'un bleu verdâtre ayant une odeur de putréfaction. Elle éprouve au dedans d’elle-mème l'impression d'une voix qui s’extériorisant peu à peu lui crie: choléra, choléra; elle sent le froid qui l’envahit, elle vomit ses aliments et ne peut relenir ses selles.

Ces idées fixes n'émergent pas à la conscience sous leur forme primitive. Elles se transforment et se démarquent en devenant obsédantes. C’est ainsi que celte malade, ignorant son idée subconsciente du choléra, était obsédée par la crainte de la maladie et de la mort dont elle ne comprenait pas l'origine.

Citons encore un exemple emprunté à M. Janet pour expliquer une dipsomanie hystérique, c'est-à-dire une obsession impulsive à boire.

Maria est une hystérique, fille et petite-fille d'alcoolique. Elle a des attaques bien caractérisées pendant lesquelles elle voit son père boire. Elle boit elle-même ou en fait le simulacre avec un verre qu'elle lient caché sous son lit, ou avec une bouteille de cassis. Après son altaque, elle cherche à sorbr et va, sans qu'on puisse la retenir, dans tous les cabarels qu’elle rencontre, ingurgite autant d'eau-de-vie qu’elle le peut. Elle va même chez des pharmaciens acheter de l’éther qu'elle absorbe à doses massives. Tout était bon pour elle,

« car il lui semblait qu'elle mourrat si elle ne buvait pas. »

On voit très nettement le rapport entre l'idée fixe subconsciente et l’obsession. Les obsessions peuvent puiser leur origine dans le réve. C’est qu'en effet, pendant le sommeil, les centres supérieurs abdiquent toute direction pour laisser le champ libre à l’activité des centres inférieurs polygonaux. Il peut donc se produire dans cet état de désagrégalion psychologique maximum, des associations d'images qui se coordonnent en systèmes solides et qui pourront se reproduire aulomaliquement après le réveil, soit à la faveur d’une distraction, d'une associalion d'idées, ou d’une réserve consciente qui permettrait au sujet de réaliser un état voisin de celui du sommeil. Mais, comme loujours, les obsessions conscientes ne seront jamais la reproduction exacte de l'idée subeonsciente ; elles subissent loujours une légère déformation.

C’est ainsi que les obsessions provoquées par le rêve prennent le plus souvent la forme de doute. Ce qui paraît certain dans le rêve est douteux au réveil.

Josépha est brouillée avec son père, alcoolique brutal qui a abandonné son foyer, laissant sa pelite fille seule avec sa femme infirme. Elle rêve quelquefois de lui‘et presque toujours le voit revenant prendre sa place accoutumée. Très souvent, après le rêve, elle est obsédée pendant de longues heures par des pensées de doute et d’auto-accusations. Dès qu'elle « rêvasse », ce qui lui arrive malheureusement trop souvent, elle se pose une multitude de questions. Viendrat-il ? Ai-je été assez bonne fille ? Ai-je fait tout mon devoir ? Serais-je capable de le faire s'il revenait? » Et la pauvre fille finit par avoir de véritables remords, comme si elle, était responsable de l'inconduile et de l’abandon du chef de famille. |

Dans d’autres cas, le malade ne garde aucun souvenir de son rêve. Un malade qui rêvait souvent qu'il était criminel et

qui dans ses rêves se voyait accomplir des actes monstrueux, était obsédé pendant loute la journée par des pensées tristes qu'il ne pouvait chasser de son esprit. La chrysalide de ses papillons noirs élait dans la subconscience.

La réverie conscien!'e elle-même peut être provocatrice de

l’idée fixe. M. Charcot faisait remarquer que la plupart des accidents hystériques « sont, au début, presque involontaires. On commence à rêver, c'est qu'on le veut bien ; on pour-

rait s’arrêler, mais c'est si agréable! On commence à manger

peu pour magrir, pour avoir la taille fine et ne pas ressem-

bler à maman. Mais l’action continue de plus en plus auto- :

malique et la malade ne peut plus s'arrêter elle-même. C’est une attaque, une anorexie, elec. » [ :

Cette incapacité radicale à enrayer les actions commencées

pendant la rêverie est l’origine d'une multitude de ties qui.

peuvent être pris pour des actes impulsifs variés. Pendant une de ses réveries, une malade déchire du papier ; toute*la Journée elle est poursuivie par la tendance à déchirer. Elle

met en pièces non seulement son tablier, mais toute autre

pièce de linge qui lui tombe sous la main.

L'altention forcée peut ètre, chez les] hystériques, l’occasion d'obsessions de doute. Lorsque ces malades s'altachent à fixer leur attention sur un objet important pour en saisir avec force tous les détails, elles ont tout de suite une impression de flou, comme si une nuée passait entre elles et lui.

Il en est de même au point de vue intellectuel. Les idées

acquises pendant qu'elles se fatiguent à « s’attentionner » sont mal formées, elles manquent de netteté et aboutissent

le plus souvent à des obsessions de doute.

Nous avons vu jusqu'à présent que les obsessions hystériques avaient pour origine une idée fixe, unique, plus ou moins inconsciente. Mais à côté de cette idée fixe principale, il peut exister des idées fixes secondaires qui restent auto-

st et ne din mais Dia dé (cou dinde at nb)

nomes et jouissent chacune pour leur propre compte des mêmes propriélés que la principale, produisant des obsessions et des impulsions qui se surajoutant aux premières, compliquent élrangement le syndrome.

Très souvent pourtant, ces idées dérivent les unes des autres. [s... à la suite d’un accouchement clandestin présente de l’anorexie (idée fixe de suicide subconsciente) ; puis des colères et des violences {idée subconsciente d’homicide pour se venger de son séducteur); enfin des impulsions contre les enfants, qu'elle à envie de battre (rêve subconscient :

de son enfant, cause de {out son malheur.)

= Enfin M. Janet a décrit chez ces malades un groupe d'idées fixes secondaires qu’il a désignées sous le nom d'idées fires sltralifiées. « Ces idées fixes se recouvrent les unes les autres et la dernière paraît en général exister seule. Quand, a la suite d’un traitement psychologique (suggestion pendant l'hypnose), l'idée fixe disparait, on est étonné d'en voir surgir une autre qui est précisément l'idée fixe précédente. Celle-ci effacée, réapparaît en troisième lieu une autre idée plus ancienne. Il semble que dans ces cas les idées fixes soient disposées en couches stratifiées et qu'on les metle au jour les unes à la suite des autres » (1). Chaque fois qu'une idée subconsciente inférieure remplace une idée supérieure, la forme et le caractère des obsessions et des impulsions du malade changent aussi.

En résumé, les obsessions idéatives el impulsives sont le plus souvent occasionnées chez les hystériques par des idées fixes. Ces idées peuvent étre conscientes, mais le plus souvent elles sont subconscientes. Bien qu’elles agissent puissamment sur sa vie psychique, le sujet les ignore. Elles se révèlent dans la distraction, le sommeil, par l'écriture automatique, - le somnambulisme naturel, le cristal gazing et par l'hypnotisme,

La crise obsédante hystérique est plus simple à étudier que les précédentes, car elle présente des phases tranchées :

19 L'idée obsédante peut faire son apparition de deux façons différentes, ou bien elle se produit subitement et sans que rien puisse la faire prévoir, comme dans la neurasthénie ou la psychasthénie, ce qui est le cas le plus rare ; ou bien elle est provoquée par des sensations extérieures.

Josépha à des obsessions terrifiantes qui se réveillent dès qu'elle entend un bruit intense (un coup de fouet, une porte qui bat. une assiette qui tombe, ete.). Louisa a des obsessions de remords lorsqu'elle entend jouer certains airs de piano, elc. x

La fixation d'un objet brillant provoque quelquefois des obsessions impulsives. Telle est souvent l'unique cause de la kleptomanie chez les hystériques. L'acte délictueux est toujours précédé par le curieux phénomène de la « prise du regard » qui indique bien que l'objet dont ils vont s'emparer exerce sur eux une véritable fascination. : :

Lorsque l’obsession à pour origine une idée subconsciente, ignorée du sujet, elle débute toujours par un sentiment de malaise très particulier et très souvent décrit chez ces malades. C’est une sensation semblable à celle que produit une boule qui part du creux épigastrique et qui semble remonter dans la gorge, leur donnant l'impression qu’elles vont s'étouffer.

2° Lorsque l’idée obsédante a atteint son parfait développement, qui se produit tout d'un coup, elle a des caractères nettement hallucinants, ce qui la distingue des obsessions neurasthéniques et psychasthéniques. Josépha « voit la‘tête de son père » comme si elle se détachait sur la porte. Justine

voit «un cadavre à la figure décomposée et verdâtre, elle sent son odeur de putrifié, etc.

Les images obsédantes sont tellement intenses, qu’elles absorbent l'esprit du malade tout entier; il reste comme fasciné par son idée et ne peut s'en détacher. Son attention est « létanisée » par elle. Toute son atlitude semble refléter cet état d'âme. Généralement immobile et silencieux, les veux fixes, en proie à une angoisse extrême qui se traduit rarement à l'extérieur, il lui est impossible d'employer les moyens de défense qu'utilisent les neurasthéniques et d'essayer de réagir par le mouvement. Sous l'influence de l'idée, ses muscles sont contracturés comme son cerveau. La respiration, normale en temps ordinaire, devient courte et rapide sous l'influence de l’angoisse. Quand l’idée obsédante disparait, l’angoisse cesse brusquement et la respiralion revient à peu p ès au rythme primitif, bien qu'il soit un peu plus rapide pendant quelques temps encore. {Voir planche IT, fig. 11 el 12). Le petit trait vertical indique le début de l’idée obsédante.

L'aire du champ visuel, déjà rétrécie avant la crise, l'est bien davantage pendant et après (voir pl. Il, fig. 2). Nous n'avons reproduit dans notre figure 2 qu’un cas moyen ; chez certains malades le rétrécissement peut être réduit à un point.

3° L'idée obsédante disparaît brusquement et tous les phénomènes anormaux disparaissent en même temps qu'elle. La durée est très variable, mais le plus souvent elle est courte.

Elle ne laisse aucune trace dans l'esprit du sujet qui se sent après sa disparition tout à’ fait normal.

Si on schématise la crise à l’aide d’un graphique en employant la méthode que nous avons déjà indiquée, celui-ci sera très simple. (Planche [, fig. 3.)

1° En AB apparition brusque de l’idée obsédante qui

atteint immédiatement son maximum d'intensité ;

2 En BR C stade plateau où l'idée obsédante ne présente

que de très légères oscillations à peine sensibles pour le sujet, 3 En C D disparition rapide de l’idée obsédante.

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