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par suile d'une idée fixe ou d’une opération mentale quel- Conque, il ne percevra plus nettement qu'un point géométrique, tout le reste demeurant dans la pénombre. « Il ne suffit pas en effet qu'une sensation isolée, simple, soit produile dans l'esprit pour quelle soit par cela même appréciée par le sujet. Il faut, pour la conscience complète d’une sensation qui s'exprime par le « je sens », qu'une nouvelle opération s'ajoute à la première. Il faut qu'une sorte de Synthèse réunisse les sensations produites et, les raltache à la masse des idées antérieures qui conslitue la personnalité. » (1)
Les amnésies, qui sont si fréquentes chez les hystériques peuvent, comme les anesthésies, être expliquées par la distraction: Il y a des « distractions de mémoire, comme il y a des distractions de sensations », et elles amènent des oublis comme celles-ci amènent des anesthésies. C’est qu'en effet, comme le dit Janet, «il ne suffit pas pour que nous avons conscience d’un souvenir, que telle ou telle image soil reproduite par le jeu automatique de l'association des idées, il faut encore que la perception personnelle saisisse cette image et la rattache aux autres souvenirs, aux sensalions nettes ou confuses extérieures ou intérieures, dont l’ensemble constitue notre personnalité ». C’est cette personnificalion, cette assimilaton psychologique des images que les hystériques réalisent mal à cause de leur distraction. Ils conservent les souvenirs dans leur subconscience, dans leur mémoire polygonale, puisqu'ils peuvent être rappelés lorsqu'ils sont en état de désagrégation psychologique (rêve, somnambulisme, écriture automatique, elc.), mais à l’état de veille ils ne peuvent être évoqués. L’amnésie hystérique est donc une amnésie d'assimilation.
(1) Janet : « Etat mental des hystériques », p. 101.