LES OBSESSIONS DE L'EMBONPOINT ET DE LA HONTE DU VISAGE
gences qu’on lui impose. Il est parfaitement certain qu’en exigeant un acte au-dessus de ses forces on la fait délirer. Si elle n’arrive pas à accomplir l’acte demandé, il y a tout de suite une dérivation vers l’agitation motrice, les cris, les mouvements violents, les grandes ruminations mentales, plutôt que vers les angoisses.
Cette malade a toujours été peu disposée aux angoisses, elle prétend même ne pas bien savoir ce que c’est. Cela montre une fois de plus que les obsessions ne dérivent pas forcément de l’angoisse. Si on la force à recevoir deux visites dans une journée, on la rendra délirante pendant huit jours. Bien plus, des troubles trop grands la font tomber en stupeur et elle a eu sous nos yeux de grands accès de confusion mentale. Il en résulte que l’on arrive à un état de raison moyenne à la condition de simplifier beaucoup sa vie, de supprimer presque toutes les difficultés de l’existence, presque toutes les relations sociales et de la laisser par conséquent dans cet état singulier cjue nous vous avons décrit en commençant.
La malade s’en rend compte, car naturellement elle s’analyse beaucoup trop, elle sent qu’elle ne vit pas comme tout le monde, qu elle n’est pas dans le réel, mais dans un rcve perpétuel, qu elle vit plus dans le passé que dans le présent et c’est bien la chose du monde la plus surprenante qu’une personne si intelligente quand il s’agit de l’abstrait, du passé, de l’imaginaire devienne tellement absurde dans la réalité présente. Il est rare de voir aussi nettement l’opposition des facultés de l’intelligence et des facultés de la volonté et de se rendre aussi bien compte de l’infériorité réelle de l’intelligence abstraite.
Peut-on espérer de nouveaux progrès ? Ce serait à la condition que la puissance de l’attention augmentât beaucoup. Les excitations du cerveau ont évidemment de bons effets, mais elles ne peuvent être tout le temps répétées. Il faudrait une meilleure nutrition cérébrale, malheureusement l’état général de la santé ne permet guère de l’espérer. C’est une grande arthritique avec tous les troubles de l’atonie gastrique, de la colite mucomembraneuse, des hémorroïdes ; même maintenant qu’elle consent à manger, il faut beaucoup de prudence pour la nourrir, il est bien à craindre que cette faiblesse physique ne permette que difficilement de nouveaux progrès de l’activité cérébrale.
LES OUSESSIONS DE LA HONTE DE SOI
DEUXIÈME SECTION
LF. S OBSESSIONS DE LA HONTE DE SOI
Les sentiments d’incomplétude ne portent pas uniquement sur les fonctions corporelles ; plus souvent encore, ils portent sur l’intelligence, sur la volonté, en un mot sur les opérations morales. Si de tels sentiments sont l’origine des obsessions de la honte, il est tout naturel que ces obsessions portent sur l’esprit plus fréquemment encore que sur le corps.
Observations 167 et 168. — Obsession de l’imbécillité, obsession de la méchanceté. — Dépréciation personnelle exprimée avec doute, manie de V interrogation a propos de ces idées de honte, sentiment d’insu ffisance : — ménopause prématurée, aboulie, sentiment de honte.
Cette jeune fille de 19 ans, Gué..., nous déclare qu elle est une simple imbécile, mais elle le dit avec un air singulier, en riant à demi ; elle serait tout à fait désolée si nous la prenions au sérieux. Cette femme de 4o ans, Gr..., est plus énergique encore en disant qu’elle est une imbécile méchante, aussi son état paraît l’affecter davantage, car elle reste dans un coin à pleurer. 11 est facile de vous assurer que ces deux pensées qui troublent si fort ces pauvres femmes sont des obsessions, qu’elles trouvent ellesmêmes ridicules, la seconde malade consent seulement aies trouver exagérées. Pratiquement, elles ne se comportent toutes les deux ni comme des imbéciles, ni comme des méchantes : ce sont simplement des pensées qui s’imposent à elles sans action sérieuse ni sur leurs croyances ni sur leur conduite.
Cela n’empêche pas que ces deux femmes ne développent surabondamment dans leur esprit ces singulières idées. La première énumère qu’elle 11’a plus de mémoire, qu elle se perd dans les rues, qu elle ne sait plus lire le nom des rues, qu’elle a désappris la lecture, qu’elle n’esl plus capable de se conduire sans faire de
LES OBSESSIONS DE L’IMBECILLIïE
sottises, que tout le monde pourra se moquer d’elle, en un mot « qu’elle ne comprend rien à rien ». L’autre répète « qu’elle n’est pas polie, qu’elle parle et qu’elle parlera toujours grossièrement, qu’elle n’a plus aucune honnêteté, qu’en un mot qu’elle se dégoûte elle-même et que cela lui fait un effet horrible de se voir ».
De telles paroles sont très fréquentes dans le délire mélancolique, mais elles se présentent alors avec un certain degré de conviction : le mélancolique a le sentiment qu’il ne guérira jamais, qu’il est absolument et définitivement mauvais. Ces malades, au contraire, sont très incertaines de ce qu’elles affirment, la première rit d’elle-même et la seconde qui est plus atteinte, qui plus près peutêtre du délire mélancolique, passe son temps à chercher des preuves de sa prétendue méchanceté. Elle essaye de repasser dans sa mémoire toutes les paroles qu’elle a dites à son père qui vient de mourir, afin de savoir si elle a été grossière avec lui. C’est donc qu’elle n’est pas bien convaincue de cette méchanceté. La forme de ces obsessions est donc bien toujours la même, elle s’accompagne de manies mentales d’interrogation et surtout, chez la seconde malade, de quelques angoisses.
Mais si la forme nous est bien connue, le fond, la matière de ces idées nous étonne maintenant. Qu’est-ce qui peut bien amener ces personnes à se déprécier ainsi elles-mêmes ? Ce n’est pas là un phénomène accidentel. Ce genre d’idées est extrêmement fréquent, il se complique souvent d’iclées criminelles ou sacrilèges. Les malades se croient capables d’une action honteuse et cherchent s’ils l’ont faite : nous avons choisi ici, au début de cette leçon, des cas simples où le malade se méprise tout simplement. Nous croyons qu’il serait bien difficile d’expliquer ce genre d’idées si fréquent, si l’on ne voulait tenir compte que de l’émotivité ou des angoisses. Que le malade soit émotif, cela peut expliquer à la rigueur qu’il ait des peurs, qu’il ait même des algies, mais pourquoi des émotions violentes feraient-elles naître en lui l’idée qu’il est un imbécile. Il est évident pour nous que si l’on veut expliquer ces hontes de soi il faut admettre chez le psychasthénique d’autres symptômes que l’émotivité, qu’il faut tenir compte des abaissements, des réductions de toutes les facultés mentales. La honte de soi n’est alors qu’une expression exagérée et puérile de troubles réels.
Cette jeune fille de 19 ans, fille d’une mère nerveuse et phtisique a présenté, depuis l’âge de r3 ans, une cataracte des deux yeux, que l’on a opérés successivement il y a quelques mois. Cette
LES OBSESSIONS DE LA HONTE DE SOI
cécité croissante, les opérations, l’ont beaucoup fatiguée d’autant plus qu’elle est à l’époque de la puberté, qui chez elle a été tardive, vers 1 7 ans. On l’a vue graduellement se troubler, devenir peu attentive, peu maîtresse d’elle-même, incapable de travailler ; il est vrai qu’elle a une diminution de la mémoire et qu elle garde très peu le souvenir des choses récentes. Elle en est venue a s’étonner et à s’effrayer elle-même de ces troubles, d’autant plus que les psychasthéniques ont un sentiment aigu de leur insuffisance. L’obsession d’imbécillité n’est que l’expression de ces sentiments.
La seconde malade est plus singulière, elle a d’abord présenté un fait physique bien étrange, c’est un arrêt des règles avec l’apparence d’une véritable ménopause à l’âge de vingt ans. Elle avait été réglée normalement à l’âge de i3 ans, les époques étaient restées normales. A l’âge de 19 ans, elle eut une fièvre typhoïde extrêmement grave, à la suite de laquelle elle eut encore trois fois ses règles, mais avec de grands écarts, et sous forme de très grandes hémorragies. Puis tout s’est arrêté et elle n’a plus jamais eu le moindre phénomène menstruel depuis 20 ans. Elle ne s’est pas mariée et elle n’a plus jamais eu la moindre excitation génitale, tandis qu’elle prétend avoir été normale sur ce point auparavant : on dirait vraiment une ménopause anticipée que nous nous bornons à constater sans chercher à l’expliquer. Nous avons déjà vu, à propos des manies mentales, une jeune scrupuleuse qui n’avait jamais eu ses règles. Il ne faut pas en conclure que les obsessions dépendent de ces phénomènes génitaux, mais simplement que les affaiblissements ou dégénérations du cerveau accompagnent souvent des dégénérations d’autres organes. M. Hanot se plaisait autrefois à montrer l’étroitesse de l’aorte chez les chlorotiques et les nerveuses, il s'agit dans ces maladies probablement d’un trouble général de tout l’organisme.
Après cette maladie, la jeune fille qui semblait normale jusquelà, changea de caractère, elle devint très molle, très indécise. « Elle a toujours eu depuis cette époque, nous dit la dame qui l’accompagne,le caractère d’une enfant de douze ans, elle voulait toujours être conduite par son père et, à 4o ans, elle n’osait pas sortir seule. » Or son père vient de mourir, de là toute la maladie, elle est plus affaiblie que jamais et elle a un sentiment d isolement, d’abandon, qui augmente encore son indécision habituelle, elle ne se sent bonne à rien. Au début, elle disait loujoursqu’elle avait été méchante pour son père et qu elle lui avait mal répondu ; maintenant, elle exagère
encore et se déclare bète et méchante sur tous les points. Remarquez, à propos de cette dernière malade, qu’il n’y avait pas de tares héréditaires bien nettes, mais que la fièvre typhoïde à 20 ans a fait d’elle une dégénérée quoiqu’elle fût normale auparavant.
Observation 169. — Obsession de jalousie. — Antécédents
héréditaires , stigmates de dégénérescence, aboulie, émotion, sentiments d'incomplétude et de dépréciation personnelle.
Il serait facile de vous présenter beaucoup de malades atteints de la honte de soi, mais comme elles ressemblent toutes beaucoup aux deux précédentes, il vaut mieux prendre quelques formes anormales de cette obsession. Voici une obsession en apparence singulière qui nous paraît dériver de la honte de soi.
Cette femme, Fa..., âgée de 34 ans, est terriblement prédisposée par ses antécédents, le grand-père est mort fou après avoir été vingt ans dans un asile, il y avait été enfermé après un assassinat. Le père fut également aliéné, mais seulement vers la fin de sa vie, une tante est encore dans un asile. La mère est une hystérique, deux cousins se sont suicidés et une sœur a eu des crises d’hystérie. Nous vous faisons remarquer chez cette femme un signe curieux de dégénérescence physique qui avait déjà été signalé par M. Feré. L’iris dans les deux yeux est de couleur absolument différente, il est noir à droite, gris jaunâtre à gauche. En outre, la pupille de l’œil gauche est tout à fait excentrique. En réalité, comme nous l’ont fait remarquer MM. Pitres et Régis, ces signes physiques de dégénérescence ne sont pas très fréquents chez les obsédés, on les trouve plutôt chez les épileptiques et chez les idiots.
Cette femme a toujours eu très peu d’énergie et elle a eu bien des troubles abouliques ; un des plus curieux était un désir maladif d’être débarrassé de son travail, elle ne pouvait supporter la pensée d’une besogne à faire, elle était malheureuse et angoissée tant qu’elle ne l’avait pas terminée. Elle avait toujours besoin d’un soutien et quand elle fut mariée elle ne permettait pas à son mari de s’éloigner un instant. Elle a traversé également plusieurs obsessions hypocondriaques. Mais les choses se sont beaucoup aggravées depuis l’âge de 29 ans, à la suite d’une maladie grave du mari.
LES OBSESSIONS DE LA HONTE DE SOI
Elle fut épouvantée à la pensée de le perdre et de se trouver seule, elle eut cependant quelque énergie tant que dura la maladie ; depuis qu’il est guéri elle se laisse tomber complètement. L’obsession qui s’est développée depuis deux ans est la suivante : c’est un sentiment ou une pensée de jalousie à propos de tout ce qu’elle voit. Elle ne peut pas rencontrer une personne quelconque sans lui envier immédiatement quelque chose. « Celle-ci est bien habillée, celui-là a une bonne mine, cet autre marche bien, cette femme a un enfant, celle-ci a un mari, voilà un homme qui sait parler, en voici un qui est vigoureux, voici une dame qui est charitable, cet individu qui paye dans un magasin est honnête. » Cette pensée que nous résumons brièvement donne lieu chaque fois dans son esprit à un long développement, elle se répète que cet individu a bien du bonheur d’ètre ainsi honnête, que la vie est heureuse pour lui, et elle souffre, à cette pensée, d’une jalousie féroce. Il est douloureux pour elle de constater ces bonnes qualités des autres, détail curieux, il lui arrive d’ètre jalouse des malheurs d’autrui. « Ils ont bien de la chance de pleurer leur père, en voilà qui ont du bonheur d’ètre ainsi secoués par un grand malheur », et ces pensées l’affolent complètement.
Il est vrai que l’expression de ses obsessions est très bizarre, mais à notre avis c’est uniquement l’expression qui est singulière. Nous vous répétons qu’à l’inverse des idées fixes des hystériques qui sont très nombreuses parce qu elles sont souvent la reproduction d’événements extérieurs quelconques, les obsessions des psychasthéniques sont toujours les mêmes, parce qu elles expriment un état mental qui est toujours le même. Elles ne diffèrent que par l’expression qui varie suivant l’éducation, l'intelligence, le milieu du malade. Eh bien, la jalousie de cette femme n'est qu’une expression détournée de l’obsession d’imbécillité des malades précédentes. Quand elle envie l’intelligence, l'honnêteté, la force, l’activité des passants, c’est comme si elle répétait qu’elle est elle-même sans honnêteté, sans activité, sans intelligence. On le lui fait dire facilement : « Pourquoi enviez-vous ces gens qui ont eu un malheur et qui pleurent ?
La malade. — Parce qu'il me semble qu’il serait bon de pouvoir pleurer parce que je me sens incapable d’en faire autant. »
Son idée de dépréciation personnelle est si grande qu'elle l’applique à tout ce qu’elle possède, à tout ce qui l’a touche : elle envie des femmes qui ont un mari et un enfant, mais elle a elle-
LES SCRUPULES DE VOCATION
même un mari et un enfant, et môme nous avons vu qu’autrefois elle tenait énormément à son mari. Maintenant, tout est changé, son mari et son enfant lui déplaisent, la dégoûtent, elle a dit une fois devant nous un mot qui nous plaît fort : « Ce n’est pas un vrai mari, ce n’est pas un vrai enfant. » Voyez-vous le trouble du sens de la réalité, le sentiment de l’irréel et du rêve qui apparaît même dans ce délire de jalousie ? C’est un sentiment d’abaissement qui domine la situation et qui s’exprime simplement d’une manière singulière. Le mari nous fait observer un détail intéressant : c’est que les modifications de son état mental s’accompagnent de modifications physiques ; dès qu elle va mieux elle engraisse énormément, dès qu’elle est reprise par une période d’idées fixes elle commence par perdre dix ou vingt livres de son poids. Les symptômes neurasthéniques, troubles de la digestion, troubles gastro-intestinaux, sentiment de fatigue dans la tète et dans le dos sont des préludes qui ne trompent pas le mari. Ils justifient encore notre interprétation qui place le point de départ de l’obsession dans un abaissement de la tension psychologique et de la tension nerveuse.
Observation 170. — Scrupules de vocation. — Honle de soi, manie des présages, manie d' interrogation.
Des obsessions complexes demandent toujours à être analysées pour que l’on puisse retrouver le fait fondamental qui en est le point de départ.
Voici une jeune fille de 2 4 ans, We..., qui ne se plaint au premier abord que d’une singulière manie mentale à forme d’interrogation. Elle se tourmente pour savoir si oui ou non elle a vu dans le ciel des croix ou des figures de saintes. Elle cherche à se souvenir si elle les a bien vues ; tantôt elle le croit, tantôt elle ne le croit pas. Elle cherche à vérifier en regardant de nouveau ; mais en réalité elle ne regarde pas bien, car elle a peur de les voir ; elle jette un coup d’œil furtif sur les nuages et cherche ensuite à se rassurer en se disant qu’elle n’a rien vu. Elle se demande aussi si les saintes lui ont parlé et elle a encore peur de les entendre ou de les avoir entendus. Il ne faudrait pas se laisser aller, comme on l’a déjà fait, à dire qu’elle est atteinte d’une maladie hallucinatoire. En réalité, elle n’a jamais rien vu, rien entendu ; elle s’interroge seulement sur ces prétendues images.
LES OBSESSIONS DE LA HONTE DE SOI
D’où vient cotte manie mentale? Si elle s’interroge sur ce point, c’est bien entendu parce que les croix et les figures de saintes auraient dans son esprit une signification, en raison d’une autre manie mentale, la manie des présages et des pactes. « Si je vois de telles figures c’est que je dois entrer au couvent, c’est que mes vœux d’entrer au couvent sont valables. » 11 v a ainsi une foule de choses qui lui paraissent avoir une signification toujours à propos de son entrée au couvent. Elle regarde par la fenêtre et se dit h elle-même : « Si je ne me marie pas avec le premier jeune homme qui passe, c’est que je dois être religieuse. » On voit en somme que la première interrogation sur les saintes n'est qu’un phénomène secondaire en rapport avec une autre interrogation sur la vie religieuse.
Dans cette nouvelle manie mentale à propos de la vie religieuse, nous trouvons d’abord cette forme interrogative qui nous est bien connue et qui est l’expression de la faiblesse mentale, de l’incapacité d’arriver à une solution positive ou négative, mais nous trouvons aussi cette idée, ce sujet de l’obsession, la pensée, la vie religieuse ou la vocation d’entrer au couvent. Ces obsessions de A'ocation ne sont pas un phénomène accidentel ; il va deux ans nous vous montrions une malade tourmentée par la vocation d'être institutrice1, nous observons actuellement un jeune homme tourmenté par la vocation d’être marin, les obsessions de vocation religieuse sont particulièrement fréquentes. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse là d’une suggestion accidentelle. Pourquoi tous ces malades ont-ils des scrupules non sur un acte déterminé, mais sur ce qu’ils appellent leur vocation, c’est que la vocation détermine tout un ensemble d’actes, change la conduite dans son ensemble. Le malade a le rêve d’un changement radical de toute sa manière d’être, et nous sommes disposés à croire que ce rêve a encore une fois pour racine le sentiment de mécontentement de toute sa conduite actuelle, de toute sa personne.
Dans le cas présent, notre interprétation est facilement justifiée, We... est avant tout une scrupuleuse, persuadée qu’elle se conduit toujours très mal. 11 lui semble qu’elle est obscène, qu elle cherche à voir le membre viril, qu elle est méchante et qu elle souhaite du mal à tout le monde. Quand un malheur arrive elle croit l’avoir prédit et provoqué, elle cherche si elle n’a pas fait