I.ES OUSESSIÙNS DU CftlMK
vont scmiérir en laissant subsister l’angoisse dilluse, nous voyons l’obsession disparaître en laissant subsister l’interrogation dilluse qui en était bien le point de départ. L’origine commune d’ailleurs des interroo-ations comme des angoisses diffuses était l’aboulie entendue comme abaissement du niveau mental.
Mais voici qu’après sept ans, sous l’influence de fatigues, linterrooation devient de nouveau envahissante et la belle-mère reparaît un peu. Ger... vient prudemment nous avertir: il est probable que cette rechute sera facilement arrêtée à ses débuts.
Observation 2i5. — Obsession du remords de l’homicide. —
Antécédents héréditaires, troubles du caractère, faiblesse de la volonté, inquiétudes, rêveries romanesques, scrupules et manie de l'extrême.
A propos de cet homme de 26 ans, Dk..., nous désirons revenir sur la genèse de l’obsession relative aux remords de l’homicide. Dans ce cas, cette obsession est née sans aucune espèce de provocation, sans que les circonstances extérieures aient joué aucun rôle, par suite du simple développement logique des troubles antérieurs du caractère et des manies mentales. C est à ce point de vue seulement que cette observation présente quelque intérêt.
L’hérédité est très marquée, le grand-père maternel et la mère ont eu des accès de mélancolie anxieuse. Notre malade, depuis son enfance, a été un garçon extrêmement intelligent, très doux et sympathique à tout le monde; mais les lacunes de la volonté et de l’attention ont amené graduellement des troubles du caractère et des maladies mentales. Il était d’une douceur ridicule, tellement il avait peur de blesser qui que ce soit et de provoquer une querelle, il a été le souffre-douleur de ses camarades dans tous les établissements où il a passé, il n’avait aucune résistance et cédait toujours tout en reconnaissant très souvent qu’il avait tort de le faire. Pour être sympathique aux autres, pour être aimé, il aurait consenti à toutes les absurdités ; aussi s’examinait-il avec grand soin pour savoir s’il n’avait fait de mal à personne, s’il n avait pas blessé quelqu’un. Sur ce point, il était toujours inquiet et mécontent de lui-même.
Un second caractère qu’il présentait, c’était le goût absurde des rêveries romanesques ; il 11e vivait jamais dans le réel, mais