I.KS OBSESSIONS OU SAOUIOKGIv
ou sur soi) anus. Le caractère vraiment hallucinatoire de cette image est 1res contestable ; tout cela est vague, sans réalité objective : « C'est au loin, dit la malade, comme si il y avait en moi une autre personne qui verrait bien ces choses, tandis que moi je ne les vois pas bien. »
Ce qui est plus net, c’est le caractère subit de l’apparition, ou plutôt de l’idée qui surgit brusquement en même temps qu’un sentiment d’anéantissement, de perte de la conscience : « Il me semble que je meurs et cela passe très rapidement. » La description de la malade rappelle beaucoup ce qui se passe dans les vertiges épileptiques. Cette hallucination est la partie principale, le centre de tout un délire portant surtout sur la honte de soi et compliqué de mille phénomènes de tics et de manies. 11 nous suffit pour l’expliquer sommairement d’en montrer l'évolution en groupant les principaux faits qui se sont montrés successivement, qui se sont réunis les uns aux autres et qui coexistent tous aujourd’hui, au moins pendant les mauvaises périodes.
Peu d’antécédents héréditaires, cependant un oncle excentrique et bizarrre, probablement alcoolique, le père goutteux, aboulique et timide. C’est encore un cas d’évolution familiale du caractère timide et scrupuleux. Enfant bien portante, très douce, très aimable, craignant toujours de mal faire, mais sans aucun trouble apparent jusqu’à la puberté, règles à i4 ans, et peu après lestourments ordinaires des psychasthéniques pour les confessions, les examens de conscience interminables, les inquiétudes horribles pour avoir omis un péché, etc. Ce qui se développe au début, c’est évidemment un état neurasthénique avec les fatigues, les troubles digestifs, qui amènent chez elle des vomissements, la constipation opiniâtre, les troubles de circulation qui lui donnent les mains et les pieds froids et gluants, le nez rouge ainsi que les oreilles. Notons qu’elle est sujette à des œdèmes des paupières et des lèvres que l’on constate fréquemment chez les arthritiques. Remarquons aussi cette dilatation énorme des pupilles qui accompagne les grands troubles et qui disparaissent avec eux. Les maux de tète ont commencé à l’àge de quinze ans, ils n’ont jamais disparu depuis dix ans, la tète paraît à la fois vide et engourdie, elle est lourde, surtout du côté droit, il y a de grandes douleurs au vertex, connue s’il y avait à cet endroit « un vide plein, un trou noir où il n’y a rien et qui se remplit de mauvaises idées comme si elles y bouillonnaient. »