I.P.S IMIOlîlI'S
ristique qui rappelle l’hystérie dans la longue vie de ce malade. En outre, il n’y a pas ici paralysie systématique pure, il y a énorme angoisse aussitôt qu’il essaye de marcher.
Vous pourriez alors penser à la maladie si banale de 1 agoraphobie ; mais quoique le cas s’en rapproche, ce n’est pas tout à fait la même chose. Le trouble se présente comme vous venez de le voir dans une chambre, il n’augmente pas dans les grands espaces et le malade sent bien que c’est la marche qui le préoccupe et non pas les grandes places. Nous croyons donc que c’est la marche même qui détermine de l’angoisse ; il s’agit de la maladie déjà décrite par Biswanger et par Séglas, maladie que ces auteurs ont appelé la disbasie émotive et qui est en somme une phobie de la marche.
Le pauvre homme prétend que cela lui est venu brusquement il y a neuf ans, mais au dire de sa femme, il a toujours été plus que bizarre : il était inquiet et irritable, et bien des années avant le trouble actuel, il avait présenté une phobie du bruit, il avait peur qu’on ne parlât haut, il se mettait au désespoir si ses enfants riaient trop fort. Il y a neuf ans, il a eu une sorte de congestion et de vertige, le médecin a examiné ses jambes, ce qui l'a inquiété ; depuis ce moment, il s’est préoccupé outre mesure d’un chemin qu’il doit suivre pour aller à l’usine. Il parait qu’il y a un endroit où la route est étroite entre deux fossés, son inquiétude vague s’est précisée sur ce point : « Si mes jambes sont faibles, si j’ai un vertige je tomberai dans le fossé. » La marche l’a préoccupé, elle est devenue attentive, difficile et angoissante.
Nous pouvons procurer un peu de repos à ce pauvre diable ; s’il prend plus d’énergie, il aura moins d’émotion ; mais vous ne vous figurez pas ce qu’il faudrait de travail et de patience pour guérir, par l’éducation psychologique, un pareil symptôme qui dure depuis neuf ans chez un homme de 58 ans.
Observations 74 et 76. — Phonophobie.
Ces deux malades présentent un trouble assez fréquent qu'il n’est pas très facile de classer, vous pouvez si vous le désirez le rapprocher des algies : ce serait une algie de l’oreille ; il nous semble qu’il se rapproche plus de la phobie de la fonction. Cette dame de 67 ans, Gld..., a toujours été très nerveuse, dans son