THÉORIES INTELLECTUELLES ET THÉORIES ÉMOTIONNELLES
Les premiers observateurs semblent avoir été surtout Irappés par le phénomène intellectuel assez bizarre de 1 obsession et supposent tout naturellement que le trouble principal est dans 1 intelligence des malades1.
i. — Exposé des théories intellectuelles.
Déjà en 1 854 pendant la discussion qui eut lieu à la société médico-psychologique sur les monomanies Delasiauve et Peisse furent disposés à penser que le trouble est primitivement dans l’intelligence et non dans le sentiment2.
Gnesinger en 18683, décrivant des laits relatits à la manie du
pourquoi et du comment en fait une obsession avec conscience sous forme de question et de doute. Il décrit en somme certaines tonnes de rumination mentale et les obsessions qui s y rattachent . il n a pas remarqué les phénomènes d angoisse et ne lait aucune allusion aux phobies qui sont pourtant fréquentes chez les mêmes malades et il soutient que le trouble est exclusivement dans les idées indépendamment de toute complication émotive ou passionnelle.
Un mémoire qui lit époque et qui contient une expression plus précise de la même théorie est celui de W estphal, iî>77’ beber
i . Pour tous ces renseignements historiques, je dois beaucoup à 1 étude historique présenté par M. I.adame au Congrès des aliénistes allemands à Berlin. publiée in extenso dans un article des Annales méd. psvch . , iSgo, II. 372 et dans la Revue de l'Hypnotisme , 1891, p. l3a, et au rapport remarquable sur les obsessions présenté par MM. Pitres et Régis, au Congres de médecine de Moscou en 1896.
a. Delasiauve, Ann. méd. psych., i85/|, p. 118. 27O. Peisse, tan. méd. psych.. i854, p. 2 83. . ,
3. Griesinger, Uebcr einen wenig bekannten psycbopastichen Zustand. Archivfür l}syehiatrie, 1, 1868, p. 62G.