‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 211 sur 352 · EXPOSÉ DES THÉORIES INTELLECTUELLES · texte numérisé non relu

EXPOSÉ DES THÉORIES INTELLECTUELLES

zwangsvorstellungen '. En premier lieu, l’auteur observe bien le caractère incomplet du délire : jamais, dit-il, l’obsession ne devient une véritable idée délirante car les malades ne l’assimilent jamais complètement comme font les aliénés systématiques, l’obsession reste toujours étrangère au moi des malades. L’auteur ajoute ensuite un second caractère qu’il croit fondamental, c’est que l’obsession n’est jamais sous la dépendance d’un état émotif ou passionnel, c’est qu’elle est un trouble originel de l’idée. Quand l’obsession apparaît pour la première fois le malade peut être dans un état de tranquillité parfaite, d’indifférence, sans trace d émotion. Les accès d’angoisse n’apparaissent que plus tard et sont toujours secondaires : jamais on ne trouve l’angoisse primaire comme dans d’autres psychoses, la mélancolie ou l’hypocondrie. Si on a cru constater l’angoisse en même temps que l’obsession c’est une simple coïncidence.

Cette opinon de Westphal qui considère les obsessions comme de simples troubles intellectuels semblent prévaloir dans les travaux de Meynert, 1877, deBnccola, 1880, de Tamburini, 1880, de Morselli, 1 885 , de Hack-Tuke, 189/1 J. Nous retrouvons la même affirmation dans l’ouvrage de MM. Magnan et Legrain i8g5. « Les phénomènes de l’émotion ne sont que des réactions secondaires... si le sympathique intervient il le fait secondairement et non primitivement, il obéit à la situation mentale au lieu delà commander... L’onomatomanie, la folie du doute, le délire du toucher, l’écholalie sont sans 'aucun doute des troubles du fonctionnement de l’écorce. Enfin, rappelons que les phénomènes émotionnels ont une intensité très variable, qu’ils sont souvent réduits à peu de chose et que dans certains cas ils disparaissent1 2 3. » Même conception également dans le travail de Mickle, 1896 : ce sont les troubles de l’idée qui prévalent toujours. « L’idée impérative est le grand facteur, les troubles émotifs peuvent être considérés comme secondaires et sont dus au conflit entre l’idée et la volonté *. »

1. Westphal. Derliner klinische Wochenschrift, 1872, p. 390. Uebcr zwangsvorslellnng, 1877.

2. Meynert, Abortive Verruckheit. Psych. Centralbl., 1877. Buccola. Rev. sper. di freniatria, 1880. Tamburini, Sulla pazzia del Dubbio. Rev. sper. di fren., 1880. Morselli, Manuale di Semeiotica, 1880 Hack-Tuke, Brain, 189/1-

3. Magnan et Legrain, Les dégénérés (Bibl. Charcot-Debove), i8q5, p. 1 7/1 .

4- .1. Mickle, Mental Besclments or Obsessions. Mental Science, oct. 189G, d’apris Titres et Régis, op. cit., p. 8.

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